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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:10

 La production de surgelé nécessite, c’est une évidence, la production de froid et donc, la consommation d’une grande quantité d’énergie. Il semble donc plus intéressant de se passer de ses produits et de préférer les produits frais, cultiver localement (et en plus, sans utilisation de produits issus de l’agrochimie tels que les trop malencontreux pesticides).

 

Pourtant, la situation n’est pas si simple qu’elle n’y paraît et, comme bien souvent, il existe un juste milieu, une position d’équilibre de l’offre et de la demande. Ainsi, on peut tout à fait imaginer qu’en dessous d’un certain volume de consommation de surgelé, il est préférable de recourir aux produits frais quant, à contrario, pour des volumes plus important, le surgelé peut être intéressant. Même du point de vue du CO2. Est-ce si vrai ? Et tout cela en réalité, n'est-il pas réduit à néant à cause du transport de ces produits...

Comment un simple haricot peut-il emmetre du CO2?

 Analysons donc la chaine d’un produit depuis sa production jusqu’à sa consommation et la gestion des déchets générés. On ne rentrera pas ici dans le détail de la production maraichère puisque nous pouvons imaginer que les produits ont été cultivés de la même manière. A partir de là, la production va générer des impacts au niveau de chaque étape de sa vie. On peut grossièrement les représenter comme suit.

phaseACV

Nous ne comptons pas ici le mode d’utilisation des aliments mais, nous y reviendrons en fin de comparaison.

Analysons les emissions d'un produits frais et d'un produits surgelés

L’ADEME a évalué, au travers de son bilan carbone© les émissions de CO2 du stockage des haricots verts frais et des haricots verts surgelés. Il n’y a pas photo, les surgelés génèrent 18,081 kg de CO2 par tonnes de haricot verts stockés quand les haricots vert frais génèrent 0,305kg de CO2 par tonnes stockés. Pour ces deux types de haricots, le principal vecteur d’émission de CO2 est, outre le stockage, le transport. Pour le reste, nous pouvons supposer que les émissions sont comparables. Voyons donc ce qu’il en est des émissions en comparant uniquement transport et stockage.

 

Imaginons maintenant une entreprise de restauration collective ou une cuisine centrale, classique dans les collectivités. Celle-ci utilise d’énormes volumes. Elles ont donc le choix entre l’utilisation de produit frais ou surgelés.


Le bilan des émissions sera composé des émissions dues au stockage et de celles dues au transport. Elles dépendent également des volumes traités. Prenons la valeur couramment admise pour le diesel qui est de 26,45g de CO2 émis tous les 100km pour chaque l d’essence consommé. Imagions un transport réalisé, soit en camion de 10 tonnes consommant 35 litres de diesel tous les 100km et donc émettant tous les 100km, de 94,5kg de CO2, soit dans une camionnette pouvant transporter 1 tonne, consommant 7l tous les 100km et émettant donc 18,9kg de CO2 tous les 100km. Notons, pour être équitable que les émissions de CO2 issues du transport en camion sont calculées au prorata du volume de haricots vert transporté (donc, s'il porte 10% de haricots verts, nous ne comptons que 10% des émissions de CO2).

Nous imagions ici une utilisation de 1 tonne de haricot vert qui se fait via l’achat de produits à 15km de leur lieu d’utilisation. Nous pouvons étudier les émissions de CO2 en fonction du nombre d’approvisionnement réalisés. La courbe ci-dessous l’expose très simplement.

FraisSurgeléCO2

Que constate-t-on ?

Tout d’abord, on voit immédiatement qu’il est préférable de limiter les allers et retours. En effet, si le stockage produit de moins en moins de CO2 à mesure que le volume à stocker diminue, en revanche, il augmente beaucoup à mesure qu’on multiplie les allers et retour.

Ensuite, à partir de 2 allers et retours, le transport dans un camion de 10 tonnes dont simplement 10% est consacré au transport de haricots verts consomme moins qu’une camionnette, à condition que le camion soit entièrement rempli. Dans le cas contraire, à mesure où le camion sera mal remplie, les résultats pourront s’inverser rapidement.

On note également que, dans la mesure où il n’y a qu’un seul aller et retour, il est préférable d’utiliser un moyen de transport au volume adapté.

Nous avons également étudié le cas d'une distance plus importante entre production et distribution. La conclusion est sans alternative ! Mieux vaut un gros volume qui limite les allers et retours qu'un plus petit qui multiplie les trajets.

Enfin, une évidence que nous introduisions dès le début de cet article. Le transport est fondamental ! En effet, bien que le stockage de surgelé soit très largement plus émetteur que celui de produit frais, ce différence est réduit à poussière à mesure que les transport se multiplie. Ce résultat est teinté d'évidence mais cela va toujours mieux en l'écrivant !

 

Nous pourrions multiplier les courbes pour analyser le seuil de remplissage des camions, l’impact de la distance entre producteur et consommateurs, l’effet de la vente directe ou encore l’intérêt de carburant alternatif. Une chose cependant est certaine, il demeurera toujours préférable de limiter les émissions par le transport en limitant les trajets. Autre certitude dans ce contexte, les produits frais sont les grands gagnants ! Non seulement ils sont meilleurs pour la qualité de notre alimentation mais en plus, ils génère moins de CO2 ! Ce point vaut pour les haricots, mais ce sera la même conclusion pour tout autre produit de terroir.

Ajoutons enfin que nous n'avons pas intégré le coût de la production des surgelés ce qui aurait, plus encore donner avantage au produit frais (il faut de l'énergie pour produire du surgelé et donc... du CO2)

Qu’en est-il de la consommation responsable ?

Nous sommes convaincus qu’en termes de consommation, d’éducation, d’aménagement du territoire, il est souhaitable de valoriser les productions locales. Toutefois, nous pouvons noter que ce mode de consommation peut imposer de fréquents allers et retours qui seront malheureusement préjudiciables aux émissions de CO2. Que dire alors des cueillettes et de la vente directe qui multiplie les voitures et donc les émissions de CO2…

En revanche, la centralisation de la distribution effectuée depuis une point de production vers plusieurs point de vente semble s’avérer une solution à privilégié. En ce sens, nous appelons de nos vœux la création de réseaux de vente de produits de terroir. Il s’agirait clairement d’une solution favorable à une alimentation de qualité minimisant les émissions de CO2. Notons en outre que cette solutions présente l’énorme avantage économique pour les producteurs locaux de passer outre la pression des centrales d’achat qui tirent les prix vers le bas du fait du déséquilibre entre leur force de négociation et les producteurs.

 

 


Nous pourrons donc ainsi conjuguer produit de qualité, prix raisonnable et maintient d’une agriculture de proximité. Avez-vous déjà entendu une association consumériste plaider en ce sens… Non, bien sur !


 

Nous demandons donc aux collectivités locale d’investir le champ de l’alimentation et notamment :

  • - aux villes, conseils généraux et conseils régionaux : favoriser les entreprises proposant de la vente de proximité en réseaux
  • - aux villes : de rendre disponible des points de ventes sur leur territoire

Nous demandons également que les responsables en charge de la santé reconnaissent les bienfaits de l’alimentation à base de produit frais et participe au déploiement de ces réseaux de distribution qui participeront à la baisse de la contamination des populations et donc induiront des économies au secteur de la santé.

Nous demandons également aux entreprises de la restauration de favoriser les produits frais pour le bien de leur client, de l’aménagement du paysage mais également dans leur propre intérêt puisqu’une production locale pérenne permettra un maintien de prix raisonnable.

Enfin, nous demandons à l’ensemble des partenaires du monde du travail et des gestionnaires des réseaux de transports de respecter les salariés, employés, ouvriers et de leur permettre de consacrer les 30mn nécessaire à la préparation de repas à base de produits frais. Est-ce une utopie ? Nous ne le pensons pas.

 

Si vous pensez comme nous que cette étude est vraiment super, que vous souhaitez réagir, apporter des compléments, posez des questions ou réagir, écrivez-nous.

 

Si vous pensez que nous défendons des idées proches des vôtres, dites-vous bien que cela ne se fait pas sans mal ! N’hésitez pas à parler de nous autour de vous et à nous rejoindre en masse.

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Published by conso-responsable - dans Alimentation
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