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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 19:15

A l’heure où la crise financière est alimentée par les spéculateurs, les rumeurs et le constat inavoué de fin de cycle pour notre société, ce jeudi 11 aout 2011 restera dans l’histoire comme la défaite des associations de consommateurs.

Consumérisme : complice historique d’un système prédateur

Le consumérisme, depuis plus de 50 ans, pousse à produire toujours plus pour vendre toujours plus dans un objectif qui, après la guerre était louable puisqu’il s’agissait de donner à chacun les moyens d’un confort qui était devenu accessible. Ce système s’est rapidement emballé (rappelons l’inique obsolescence programmée) en organisant prioritairement (et même exclusivement) les moyens de l’écoulement de ses productions au détriment de la qualité et de l’atteinte d’objectifs sociétaux réfléchis et inscrits dans une démarche de progrès. Le consumérisme s’est alors paré de ses plus ignobles atours pour se faire le complice de cette marche forcée vers la surconsommation, à grand coup de développement des moyens de paiements, de crédits, de ravages environnementaux, de délocalisation, de surproduction de déchets, d’overdose énergétique,... Complice de ce système, les associations de consommateurs ont beau jeu de crier au loup et de dénoncer quelques abus, jamais elles n’osent remettre en question l’absence de visibilité, d’objectifs ou même d’utopie d’un système qui les fait vivre. Qui ose mordre la main de celui qui le nourrit ! Ces associations, de part l’obtention de leur agrément, sont adoubées par le « système » qui leur reconnaît le droit d’exister en échange de quoi, il faut le reconnaître, ces associations se gardent bien de prendre des positions en opposition avec le consumérisme. Elles accompagnent un système qui le leur rend bien !

Panique boursière : complicité consumériste

La panique boursière qui secoue la planète nous apporte une preuve supplémentaire de cette complicité. Ce jour, jeudi 11 aout 2011, nous le constatons avec force au travers de deux simples exemples. La France compte deux associations de consommateurs majeures (qui d’ailleurs aimeraient tellement voir disparaître les autres pour se partager le gâteau des subventions publiques).

Sur le site internet de la plus grande d’entre elle, l’UFC-Que Choisir, aucune allusion n’est faite à la crise boursière à laquelle il est préféré un sommaire sur les vacances, les appareils électroniques (camescopes, GPS, smartphone et appareils photos numériques) et, bien entendu, la promotion de l’association. Dans la presse, nous avons constaté l’absence totale de réaction de la part de cette association. Déphasage complet avec la réalité ? Désintérêt ? Manque d’ambition ? Quelque soit la raison, ce silence est symptomatique d’un décalage entre cette association et l’actualité qui touche au plus profond les consommateurs.

La seconde association de consommateurs a avoué ce jour ouvertement sa complicité. Elle s’est en effet fendue de commentaires par la voie de sa direction (son délégué général, porte parole national). Elle a déclaré à l’AFP que "Le système bancaire français et européen est solide. Il n'y a pas d'inquiétude particulière à avoir en ce moment. On a une baisse des Bourses et le phénomène est amplifié parce que c'est le mois d'août". A l’en croire, c’est donc la faute au mois d’août… Cette association semble copiner allègrement avec le gouverneur de la banque de France qui affirmait ce jour de son côté que la solidité des banques françaises n'était "pas affectée" par les mouvements boursiers. Mieux, le délégué général de la CLCV ajoute « il n'y a eu aucun défaut de paiement de la part des banques françaises et européennes (à l’occasion de la crise financière de 2008/2009 – NDLR). On ne voit pas pourquoi ce serait le cas aujourd'hui". Pour en rajouter encore, ce monsieur met son plus beau costume de défenseur du système bancaire (qui, rappelons le, n’a de cesse de faire payer aux consommateurs ses folies spéculatrices) en rappelant que le plafond de garanti des dépôts bancaires est de 100.000€, soit, dit-il «dans le cas d'un compte joint, c'est deux fois 100.000 euros ». Il termine enfin sa brillante défense de la spéculation en déclarant « si on ne vend pas, on ne perd pas ». Brillante démonstration.

Constat : qui est défendu par ses associations ? Les consommateurs ou le système ?

Nous demandons aux adhérents de la CLCV si ils sont si nombreux que cela à se sentir en cohérence avec le combat que mène leur délégué général qui se soucie tellement du plafond de garanti bancaire à 100.000 €… Sont-ils si nombreux que cela à détenir des dépôts d’espèces ou des titres valorisés à 100.000 € ? Se sentent-ils réellement défendus par une direction qui n’a comme soucis que de défendre un système qui a largement démontré ses failles, ses carences et sa dangerosité ? Quant aux adhérents de l’UFC, sont-ils si satisfait de voir que leur association ne se donnent pas la peine de prononcer la moindre réaction ! Tout comme en 2003 à l’heure de la canicule et des vacances du ministre de la santé, il semble que la direction de l’UFC soit trop occupée ou en vacances de l’actualité ! Pourtant, les fins de mois sont difficiles pour bien des adhérents.

Force est de constater que les deux plus grandes associations de consommateurs (nous n’osons pas ici parler de défense des consommateurs !) sont très loin des préoccupations majeures de ceux qu’elles sont censées représenter et dont pourtant elles encaissent les cotisations.

Où sont les propositions visant à limiter les risques de récurrence des crises ? Où sont les analyses et les propositions ? Où sont les prospectives ? Alors que s’annonce la baisse artificielle du cours du pétrole (à la demande pressante des Etats-Unis et de leur économie dévoreuse d’or noir) avant une reprise spectaculaire, qu’en pensent ces associations ? Que ne se prononcent t’elles pas sur la voracité des spéculateurs sur les valeurs refuges telles que l’alimentation, ce qui fera grimper les prix de produits pourtant surabondants ? Où sont les analyses et prospectives sur le poids de l’énergie sur le budget des ménages alors que cette crise va scléroser le monde de l’emploi et donc, par ricochet, le pouvoir d’achat et la capacité à se loger décemment ? Où sont les analyses des expériences du passé ? Ces associations sont-elles si aveugles ou si déconnectées de la réalité pour ne pas avoir analysé en conscience la crise de 2008 ? Sont-elles si bien dans leurs bureaux parisiens pour ne pas avoir la moindre idée de l’état du pays, du budget des ménages, de la qualité des caddies, de l’état du logement ? Pourquoi n’osent-elles pas également s’offusquer de ce que la consommation soit gérée par un secrétaire d’état qui a beaucoup d’autres attributions quand, dans le même temps, la consommation pèse, au travers de la TVA pour quasiment 50% des recette de l’état ?

Nous dénonçons la complicité irresponsable de ces associations archaïques

Non, décidemment, nous dénonçons la complicité qui a trop durée de ces associations qui ne font qu’accompagner un système qui dévore pourtant les consommateurs. Elles ne se soucient que de leur nombre d’adhérents, de leur propre existence, de leur subventions.

Jamais elles ne dénoncent la prédation du système bancaire, la dévastation des ressources environnementales, la dégradation continue des conditions sociales. Jamais elles ne dénonceront un système dont chacun subit l’injustice et les agressions pour la simple raison que ce système les fait vivre et les nourrit.

Nous appelons chacun à réagir et à se rassembler

Face à cette situation, nous appelons chacune et chacun à dire NON à ces associations et à résilier leur adhésions. Nous demandons à chaque consommateur qui souhaite pouvoir offrir à ses enfants un pays où ne règnent pas la prédation et l’agressivité, de refuser d’être complice. Nous demandons à chacun de se demander ce que font réellement ces associations de consommateurs pour eux quand, dans le même temps, eux adressent, chaque année, leurs chèques de cotisation. Nous leur demandons s’il est légitime qu’une association de défense des consommateurs préfère promouvoir des produits de consommation plutôt que de dénoncer la faillite d’un système.

 

Nous demandons officiellement à chacun de rejeter les associations de consommateurs actuelles. Elles sont les complices d’un système qui se nourrit des consommateurs quant leur rôle objectif devrait être de dénoncer ce système et de lutter au côté des consommateurs. Nous demandons à chacun de se poser la question de l’intérêt de telles associations.

Nous demandons enfin à toutes et tous de nous aider à construire une véritable association nationale porteuse d’un idéal de responsabilité. Cette association, nous sommes des milliers, surement des millions à la réclamer. Nous sommes dispersés et donc trop faible pour nous faire entendre. Il nous revient de nous rassembler pour construire cette ensemble fédéral où chacun, en toute liberté et avec l’autonomie qu’il choisit, portera ses idées, avec la force du nombre.

Nous avons trop subit ce système. Il nous revient de faire entendre notre voix en nous regroupant. Si nous ne le faisons pas maintenant, nous laisserons aux notables de la représentation des consommateurs le loisir de continuer à souffler dans les voiles d’un système qui n’a que faire des consommateurs et qui nous prend uniquement pour des tiroirs-caisses.



Nous vous demandons de vous regrouper et de nous écrire à consommateurs.responsables@gmail.com.

Chacun peut prendre sa part en soutenant la construction du mouvement, en apportant du temps, de l’énergie, du savoir-faire, du talent, de la réflexion, des idées,…

 

Adresser nous à consommateurs.responsables@gmail.com :

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  • - Téléphone (si vous le souhaitez – c’est toujours plus simple pour la suite !)
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  • - Compétence particulière (lachez-vous !) : talent d’écriture, spécialiste de tel ou tel sujet, webmaster, statistiques, banques, énergie propres, déchets, logement social, déchets, crédit, marketing, presse, média, juridique, sport, agriculture, alimentation, santé, …
  • - Quel niveau d’implication pourriez-vous avoir : représentant local, national, simple adhérent (parce quel a cause en vaut largement la peine), membre des instances,…
  • - Quel temps pourriez-vous consacrer chaque semaine (1H, 2H, 5H, 10H, 20H, toute la semaine,…)
  • - Autres talents : introduction dans des réseaux, membres d’associations, négociateurs, diplomate, créatif,…
  • - Toutes autres remarques et suggestion seront bienvenues !

 

Nous sommes potentiellement beaucoup plus forts qu’eux. Regroupons-nous et portons notre parole. Ne laissons pas notre combat aux mains du passé.

Ne subissons pas ce système. Choisissons notre avenir.

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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