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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 15:31

Le gouvernement français a annoncé à l’aube de son installation aux commandes du pays qu’il allait s’engagé résolument pour une France de propriétaire. Depuis, la crise est passée, avec le renflouement très rapide des banques contre la promesse d’un soutien de leur part à l’activité et au crédit. Le bilan est aujourd’hui plutôt médiocre… Entreprises et consommateurs paient la note.

Pourtant, il est possible de tordre le cou au crédit immobilier et à la pression insupportable qu’ils mettent sur chacun. Il est possible de créer une société ou l’investissement sur l’innovation, la création, les arts, la culture,… est possible, générateurs d’emplois, de pouvoir d’achat.

Constat : les banques ne jouent pas je jeu

L’année 2009 par exemple, soit, un an après la crise aura vu le redressement spectaculaire des banques grâce au plan de sauvetage de l’état à hauteur de quasiment 360 milliards d’euros en contrepartie duquel, les banques s’était engagé à augmenter de 3 à 4% le volume de crédits octroyés notamment auprès des banques et des accédant à la propriété.

 

Le bilan est minable puisque, début 2010, la Banque de France reconnaissait que l’encours de crédits n’avait progressé que de 1,8%... Bien loin des promesses. Les volumes de crédits accordés aux entreprises ont chuté en 2009 de plus de 14% pour une chute de l’encours de crédit de 2,4%... Heureusement, les crédits accordés aux ménages ont progressé dans leur globalité de 4,1%. Pour le seul secteur immobilier, le volume de crédit de 4,1% en 2009.

 

Le constat est très simple. Le système bancaire ne soutient pas les entreprises et participe ainsi à la hausse du chômage et donc à la perte de pouvoir d’achat de milliers de consommateurs. La hausse des crédits accordés aux ménages n’est pas, dans ce contexte une très bonne nouvelle puisque l’augmentation de l’endettement d’une population en situation de risque de perte d’emploi revient à accélérer à moyen terme le surendettement. Le bilan 2009 est donc une simple catastrophe. Pire encore, 2010 sera du même tonneau.

Si rien ne change, l’étranglement par le système bancaire continuera

Revenons à nos moutons et à ce slogan dune « France de propriétaires ». Il n’est pas besoin de grands calculs pour comprendre qu’avec une activité économique déclinante, un sous-emploi et un taux de chômage croissant et une activité bancaire de crédit en panne, la spirale infernal de la morosité et de l’appauvrissement est lancée. Pas pour tous, bien sur ! Rappelons que les banques (sauf 2 exceptions) ont remboursé en moins d’un an le prêt de 360 milliards d’euros fait par l’état…

 

Comment dans ce contexte, même avec des taux d’intérêt bas, envisager une seconde cette « France de propriétaires ». Pourtant, il est possible d’agir dans le domaine de l’immobilier tout en nous protégeant de la prédation bancaire. « Rassurons-nous » sur ce dernier point car, si les prêts des ménages constituent une manne importante pour les banques, son assèchement ne les dérangera pas outre mesure puisque la plupart sont des banques de spéculation. Coupons donc le cordon qui nous tient à elle via le crédit immobilier et qui nous fait risquer la banqueroute collective. Les banques trouverons qu’autres ressources, à commencer par le crédit aux entreprises, autrement plus bénéfique à la société que le crédit immobilier. 

Plutôt qu’une France de propriétaire, imaginons plutôt une France de copropriétaire.

Commençons par redéfinir le mot « copropriétaire ». Actuellement, les copropriétaires sont les détenteurs d’une partie d’un bien commun dont l’entretien et l’ensemble des charges sont gérées en commun. La France compte environ 8 millions de copropriétaires qui possèdent donc un bien, subissent les affres de la législation sur la copropriété, vieillotte. Enfin, reconnaissons-le, l’écrasante majorité des copropriétaires est plutôt soucieuse de leurs propres bien que des espaces communs… Et cela peut finalement assez bien se concevoir. Quand on connait l’effort financier à faire pour acquérir un bien, comment alors escompter de la part des copropriétaires un comportement volontaristes pour des investissements collectifs ? Ces investissements sont toujours appréhender comme des coûts et sont donc rejeter.

De l’autre côté de l’échiquier de la copropriété, il y a les syndics qui jonglent sur la méconnaissance juridique généralisé des copropriétaires. Nous notons d’ailleurs que ces syndics sont en parfaite santé !

Au milieu de tout ça, il y a les associations de copropriétaires et leurs représentants qui se débattent dans un combat du pot de terre contre le pot de fer surarmé. A votre avis, qui gagne…

 

Ce système est clairement insatisfaisant puisqu’il exacerbe les comportements individualistes des copropriétaires, il réduit à la portion congrue les possibilités d’investissement en faveur de la réduction de la consommation d’énergie ou d’eau par exemple, et qu’il profite largement aux finances des syndics et ce, en parfait déséquilibre vis-à-vis de leur mission.

 

Imaginons un autre copropriétaire qui pourrait participer à l’effort collectif d’amélioration des biens et qui ne soit plus la pompe à finance des syndics. Ce copropriétaires devrait, en outre pouvoir acquérir son bien sans passer par la case crédit immobilier et ne serait donc pas, pour 15, 20 ou 25 ans, avec le couteau sous la gorge. Qui, contractant un crédit peut avoir la garanti d’une vie sans accroc et pouvant rembourser son crédit sans soucis ? Très peu de monde.

Couper credit immobilier

Soyons concret : copropriétaire sans crédit immobilier

Les 3 conditions posées amènent donc à proposer un modèle de relation au logement foncièrement nouveau. Il importe également, en s’appuyant sur une réalité sociale tangible (étudiant, travailleurs saisonniers, …) de tenir compte du fait que certain d’entre nous sont mobile par choix dans leur activité.

Pour ne plus être dépendant des banques, il suffit de ne plus avoir de crédit. Pour acheter sans crédit, si aujourd’hui il suffit d’être détenteur d’un patrimoine conséquent (ce qui n’est pas donné à tout le monde) il pourrait rendu possible d’acheter le bien en petit morceau. Un petit bout d’un bien ne coute bien moins cher qu’un bien dans son entier. Du coup, pas besoin de crédit.

 

Nous proposons donc au débat la mise en place d’un système de copropriété généralisée qui pourrait s’exposer par :

  • - chaque personne entrant en location, passé un délai (3 ans par exemple) voit son loyer représenter une contribution à l’achat du bien
  • - le loyer n’est plus versé à un propriétaire mais à un fond national qui se charge d’une part de reverser ce montant aux propriétaires et, d’autre part, de comptabiliser le degré de propriété de chacun sur le bien et d'enregistrer les événements sur le format notarial
  • - chaque logement devenant propriété de plusieurs personnes, le remboursement doit se faire au prorata du degré de propriété

Les schémas ci-dessous exposent le fonctionnement de ce système au travers de l’exemple d’un bien de 200.000€ détenu déjà par 3 propriétaires à hauteur de 60, 25 et 15% et dont le loyer mensuel est de 800€. Dans le premier cas, le locataire est dans les lieux depuis moins de 3 ans, dans le second cas, il est présent depuis 36 mois et entament donc sa 4ème année et, dans le troisième cas, le locataire attaque sa 11ème année (donc son 121ème mois).

 

DP signifie "Degré de propriété". Il est incrémenté a partir de 3 ans (par hypothèse, mais cela paut bouger) et représente le pourcentage de propriété de chacun (de 0 à 3- mois de location, le DP est de 0% pour le locataire puis, il s'incrémente, mois après mois, tout en diminiant pour le(s) propriétaire(s) au prorata de leur DP à l'entrée dans les lieu du locataire).

 

Cas1


Cas2


Cas3

 

Quelles sont les conséquences de ce système ?

  • - Les propriétaires de logement (ou de parc de logement) vont voir leur propriété leur échapper petit à petit, ce qui pourrait impliquer une baisse du prix de l’immobilier. Ce système, rendant l’investissement dans la pierre bien moins avantageux demain qu’aujourd’hui, les investisseurs doivent être invité à ré-orienter leurs investissements vers la création d’activités, l’innovation, la culture, les arts,… autant de secteur permettant de créer de l’emploi et donc de la richesse collective.
  • - D’un point de vue de la fiscalité, rien de nouveau puisque les taxes relatives à l’habitat sont payées au prorata de la surface occupée.
  • - D’un point de vue bancaire maintenant, le risque de faillite des banques et le yoyo des crédits immobiliers organiser pour appeler des fonds, n’impacte plus les consommateurs qui se libèrent de fait d’une angoisse quant à la possibilité de leur remboursement.
  • - Les banques peuvent se concentrer sur leur métier en investissant sur l’avenir (culture, art, innovation, technologie, industrie,…) en profitant d’une manne issue, non plus de la pierre (l’immobilier) mais des anciens spéculateurs sur la pierre. La société tire avantage de ce système qui évite la surchauffe du système bancaire par l’abondement de crédit douteux ou mal assurés et profite, collectivement, d’une réorientation des investissements bancaires vers l’activité économique.
  • - Du point de vue des entreprises, les banques devant se réorienter vers elle, le recours au crédit sera simplifié, ce qui leur permettra de générer d’avantages d’activité. Mieux, cette exigence de crédit aux entreprises obligera les banques à prêter et, pour assurer leurs investissements de favoriser l’encadrement et le conseil aux entreprises.
  • - Du point de vue des consommateurs. Il se libère de leur crédit ! Et ce n’est pas négligeable puisque, sur l’exemple d’un logement de 200.000€ acheter à crédit sur 20 ans avec un taux de 3,39% et une assurance au taux de 0,36%, les remboursements seront, au final de 290.075€, soit, un coût de crédit de 90.075€ (soit 4503€, pendant 20 ans, …)

Notre système propose de ne pas dépenser cet argent dans le crédit mais de l’investir personnellement. Il devient alors possible d’accéder à des biens de consommations moins énergivore, à une alimentation qualitative, de proximité, de soutenir des associations (et donc de créer de l’emploi !), d’aller voir des spectacles, de lire, de participer soi-même à des activités,…

Conclusion : le logement peut se passer des banques

Le système original que nous proposons présente d’énorme avantage pour les consommateurs qui se libère du joug bancaire et pour les entreprises qui se voient chouchoutées par obligation par les banques. Au final, les consommateurs disposent d’un surplus de pouvoir d’achat à investir dans la connaissance, l’équipement en biens vertueux et dans la création d’emplois. Les entreprises ont un accès au crédit facilité qui permet donc de générer de l’activité et donc de l’emploi, ce qui est favorable à la collectivité dans son entièreté (cotisation sociale, retraite, paiement de la dette publique,…). Les banques peuvent continuer leurs activités de soutien de l’économie.

 

Ce système est, bien évidemment une proposition que nous vous invitons à critiquer, à améliorer et à nous aider à peaufiner pour qu’il puisse venir sur la table dans la construction d’une société responsable.

 

Nous démontrons enfin, au travers de cet exemple, qu’il est possible d’inventer des systèmes nouveaux, réalistes et redonnant du pouvoir d’achat aux consommateurs, pouvoir d’achat permettant d’orienter la société vers une consommation maitrisée, responsable et génératrice d’emplois.

 

Nous vous invitons à réagir à cette proposition, à l’amender, la critiquer, la faire connaitre et à nous poser l’ensemble des questions que soulèvent chez vous cette proposition.

 

Vous pouvez aussi rejoindre notre engagement pour une société responsable, au service des citoyens et de leur satisfaction individuelle et collective.

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Published by conso-responsable - dans Crédit
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commentaires

Simulation de prêt immobilier 20/02/2015 11:19

C'est effectivement un article intéressant et une idée qui mérite que l'on s'y attarde. Même si le schéma semble clair, la mise en place d'un tel système pourrait faire frissonner plus d'un. Les particuliers pourtant ont tout intérêt à se serrer les coudes. Mais prendre part à un engagement collectif financier veut dire aussi être prêt à assumer les défaillances de ces co-propriétaires. Cela se fait dans certains pays pour de petites sommes servant à financer de petites infrastructures comme par exemple une association de femmes exerçant la même activité nourricière. Cela s'appelle le micro-crédit. Tout le monde est un peu propriétaire d'une partie de la petite entreprise. Mais au fur et à mesure que l'entreprise est viable et se développe, les membres de la collectivité rembourse leurs emprunts et l'indépendance financière est toujours le but premier de tel projet. La question qui se pose est donc la suivante : quel est à termes, le véritable objectif d'une France co-propriétaire si elle vient à se concrétiser ?