Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : conso-responsable.over-blog.com
  • conso-responsable.over-blog.com
  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
  • Contact

Rejoignez-nous ?

Contacter nous en écrivant à consommateurs.responsables[@]gmail.com

 

Rejoignez-nous pour défendre la consommation responsable et faire avancer sa prise en compte par tous

 

Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

Recherche Dans Ce Site

24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 15:19

La FAO, organisation internationale en charge des problématiques de l’agriculture et de la faim vient de lancer un signale d’alarme.


50% de la production agricole finit à la poubelle.

Un constat inadmissible et insupportable

Face à ce chiffre consternant, il convient de rappeler quelques chiffres : 

  • - 925 millions d’habitants de cette terre sont touchés par la faim…
  • - 55 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de la faim dans le monde…
  • - 12% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aigue au Niger…
  • - la faim vide les zones rurales des leurs habitants qui gonflent plus encore les villes de misère tout en laissant à la ruine des zones potentiellement vivrières…
  • - parmi les objectifs du millénaires, l diminution de moitié de la malnutrition est un échec cuisant…

 

Je vous invite à découvrir la très bonne interview de Thomas Gonnet, directeur des opérations d'Action contre la faim sur TV5 Monde le 16 novembre 2010. 

Les conséquences de la malnutrition

Les conséquences de la malnutrition et de la sous-nutrition sont énormes. La misère ambiante n’est pas un terreau favorable à l’éducation des enfants et donc les taux de scolarisation sont affolants dans les zones touchées par cette gabegie. La lutte contre la faim peut mener des familles à vendre leurs enfants à des marchands de chaine humaines, pourvoyeur d’esclaves modernes, de prostitués et autres chaire à canon tels que les enfants soldats. Cette misère conduit également à des mouvements de populations et à des rejets, entrainants des exclusions, des massacres, des guerres. Le Darfour en est un exemple ou les conséquences de l’exclusion conduise à des situations de malnutrition et de conflit.

Une société de gaspillage

De l’autre côté de la chaine, nous, pays développé avons conjugué notre croissance économique avec la surproduction alimentaire. Nous avons installé des systèmes de primes à l’agriculture qui prive des producteurs africains de ressources car, en sponsorisant nos productions et en interdisant, via l’OMG notamment, aux états africains de faire de même, nous les entretenons dans une situation de dépendances à notre égard. Dans ce contexte, on peut dure que, si la colonisation avait organisé un système d’approvisionnement des métropoles en matières première, la situation postcoloniale a recréé le même système, sous protectorat des institutions internationales. C’est un parfait scandale.

 

La surproduction organisée pille les budgets nationaux et internationaux (le coût de la PAC sur le budget européens est intolérable), avilie les paysans africains et conduit à la poubelle 50% de la production agricole ! Et maintenant, on va nous parler d’agrocarburants ?? Scandaleux ! N’oublions pas que si 50% des productions agricoles file droit à la poubelle, cela signifie aussi que les pesticides, engrais et autres traitements polluants appliqués sur ce volume de futurs déchets sont parfaitement inutiles !!

 


Il existe pourtant une solution. Une solution responsable qui se décline en 4 points :

  • - stopper les subventions à la surproduction
  • - abolir l’agriculture intensive
  • - revenir à une agriculture raisonnée, de proximité et de saison
  • - rendre illégale les distorsions de concurrences organisées avec la complicité de l’OMC au détriment des producteurs du sud

 

Cette solution permettra de diminuer de manière drastique le recours aux pesticides et engrais chimiques.


Il ne suffit pas de regarder son nombril. Il est possible d'agir et cela n'est clairement pas compliqué ! Pire encore, c'est possible !

 Produira-t-on suffisamment pour tous ? Bien entendu !! Nous gaspillons 50% des productions agricole. On peut donc se permettre de produire à moindre rendement sans problème ! De coup, la problématique de l’agrochimie enlève son masque et nous prouvons son inutilité autre que financière. Prenons le cas de l’agriculture bio par exemple. Rappelons ici que nous ne cautionnons pas l’agriculture bio dans sa forme actuelle tant il est insupportable de sponsoriser cette culture alors qu’il serait tellement plus juste de contraindre par la taxe par exemple les cultures intensives, gourmandes en produits chimiques et prédatrice d’avenir. La culture bio est souvent présentée comme présentant de moins bon rendement que la culture intensive classique. On parle alors de rendement de l’ordre de 20 à 25% inférieur. Et même 30 ou 40% ! Nous produirons alors plus de la moitié de ce qui est produit actuellement, ce qui nous permettra de ne rien changer à notre consommation mais dégagera en plus des excédents permettant de mettre fin à la malnutrition. Singes Sagesses

Il faut être clair : c’est tout simplement possible.

 

Nous, petits consommateurs raisonnables, nous nous sentons un devoir de solidarité avec l’ensemble des producteurs et des consommateurs et pour cela, nous demandons que soit mis en œuvre les 4 points précédemment exposés.

Plus Spécifiquement, notre poubelle nous intéresse

Par ailleurs, parce que nous sommes responsables, nous pouvons exiger des comptes aux producteurs et aux instances gouvernementales.

 

Nous ne faisons pas parti de cette société du gaspillage que nous refusons.

 

Retenons à ce sujet que nos poubelles, si elles pouvaient témoignées nous le dirait : en 30 ans, le volume des déchets d'emballage a été multiplié par 5. Pire encore, les plastiques ont été multiplié par 30... Ces deux témoignages de nos poubelles font froid dans le dos ! Pensons que le plastique provient de l'industrie pétrolière, elle même, comme chacun sait, en déclin, ce que confirme même l'AIE au travers de son dernier rapport où elle reconnait que la production pétrolière a atteint un pic. Qu'il dure 5 ou 20 ans, c'est tout de même un pic et celui-ci précède un déclin de la production pétrolière. Imaginer les volumes de plastiques passez par perte et profit dans les incinérateurs laisse songeur sur la société dans laquelle nous vivons...


L’ensemble des associations de consommateurs, dévouées au consumérisme triomphant, plaident en faveur de la redevance incitative sur l’enlèvement des ordures ménagères, dans une optique de baisse des coûts. Pourtant, l’objectif est loin d’être celui-ci ! La baisse des coûts ne peut-être un objectif. Ce sera en revanche une conséquence d’une tarification incitative motivée par un objectif de réduction des volumes de déchets. La pouvoir d’achat n’est pas ici un objectif mais il sera plutôt une conséquence heureuse ! Encore une fois, les associations de consommateurs ne voient pas plus loin que le coût de leur porte-monnaie.

piègeNous exigeons donc de pouvoir réduire nos poubelles en n’acceptant plus les déchets obligatoires (suremballage par exemple que nous payons dans le prix d’achat mais également dans l’enlèvement des ordures ménagères : double peine). Nous souhaitons maitriser notre consommation et ne pas subir cette dépense contrainte à coût de cartonnage, d’opercule et de film plastiques inutiles. Stop à la gabegie !

Une autre ignominie réside dans la taxe que représente l’éco-participation ! Belle invention ! A chaque achat d’un appareil d’électroménager par exemple (ou de tous DEEE), vous payez une petite contribution au recyclage de cette appareil en fin de vie. Mais en réalité, ce n’est pas à nous de payer !! Les producteurs doivent s’en acquitté. Et d’ailleurs ils le font… Au travers de cette taxe. Nous sommes donc les otages de ce système. Pire encore, les éco-organisme doivent en fonction de leur cahier des charges, lutter en faveur de la réduction des déchets mais, leur financement se fait sur le nombre de produits taxés. Autrement dit, plus il y a des produits consommés (et donc de déchets à venir), plus ils sont content ! Autant demander à renard de grader un poulailler !

 

Nous nous engageons dans une consommation locale et de saison, favorables au maintient d’une agriculture de proximité, de qualité et garante d’un aménagement du paysage pérenne. Garante également pour les producteurs du sud de revenu de leur propre production et de réduction drastique de la malnutrition.

 

Nous souhaitons donc :

  • - le développement des circuits-courts
  • - la mise en place d’un indicateur responsable sur les produits et service, fonction de leur origine et des conditions sociales de sa réalisation et indexation sur cet indicateur d’une taxe responsable
  • - la suppression de la TVA : comment pouvons-nous accepter de payer la taxe sur la valeur ajoutée quand un produit a vue sa valeur ajoutée fabriquée à coût de pesticides, de produits chimiques, de travail des enfants ou de maltraitance social ? Remplaçons là par une taxe responsable.
  • - la surimposition des entreprises pratiquant un suremballage permanent. Dans ce cadre, il s’agit de dresser un tableau nation de la performance permettant de réalisation une notation de chaque produit relativement aux efforts sociaux et environnementaux réalisé. Il convient de généraliser, dans ce contexte les analyse de cycle de vie.

Les consommateurs ne peuvent être indéfiniment pris en otage du gaspillage, de l’empoisonnement des sols, du maintien de la malnutrition et de la misère dans les zones soumises au dictats de l’OMC.

 

Le gaspillage est inséparable du consumérisme.

Nous les combattrons tant que la situation n’aura pas changé.

 

Pour toute réaction à cet article quelque peu énervé, n’hésitez pas à nous écrire !

Par ailleurs, parce qu’aucune association ni aucun pouvoir ne s’engage en faveur d’une consommation responsable, nous vous demandons de nous rejoindre. Pour cela, écrivez nous et joignez-vous à notre combat (le tarif est plus que modeste).

Partager cet article

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Déchets
commenter cet article

commentaires