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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:50

 

L’Observatoire Indépendant de la Publicité a publié ce jeudi 21 février 2013 un excellent article sur un produit malheureusement vendu en libre service : DESTOP TURBO.

 

Comme l’ensemble de ces produits, il se propose d’éradiquer toute obstruction dans les canalisations, rendant ainsi, d’après eux, un énorme service aux consommateurs. Ce qu’ils ne disent pourtant pas clairement (euphémisme !!) c’est que l’utilisation de ces produits a un coût énorme sur la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé. Et bien entendu sur notre budget.

 

9 millions d'euros ont été dépensés en 2012 pour promouvoir ce produit.

9 millions d'euros pour laver les cerveaux. Et combien, à votre avis pour assainir les eaux après son utilisation ? Pour info, il contient de l'hypochlorite de sodium (il n'existe aucune norme sur les valeurs seuil  de l'hypochlorite de sodium). Ce produit contient environ 100g/l d'hypochlorite de sodium. Il faudra donc, pour en arriver à 0,5mg/l (comme pour le chlore), environ 100 m3 d'eau pour diluer une bouteille de 0,5 litre de ce produit. 100 m3, c’est l’équivalent de la consommation moyenne en eau d’une famille pendant 8 mois…

 

A titre de comparaison, ce produit coute environ 3,50€, soit, quasiment l’équivalent du prix moyen de l’eau du robinet (environ 3,40€ par m3 dont environ 1,35€ pour l’assainissement). Ajouter à ce merdier le coût des stations d’épuration, le nombre de bouteille vendues par an, la gestion des bouteilles vides (encore bien dangereuses),etc…

A la question « A-t-on besoin de ce produit ? » la réponse est très simple : NON

 

Imaginons que cette publicité soit totalement neutre économiquement pour le fabricant. Cela signifierait que celui-ci n’a pas gagné d’argent avec cette publicité et qu’il a donc réalisé un chiffre d’affaire de 9 millions d’euros sur les ventes de ce produit. Bien entendu, cette hypothèse est très en dehors de la réalité économique puisque cette publicité fait la promotion de ce produit mais également d’autre de la marque et, bien entendu, ce budget ne contient pas les coûts de réalisation, les frais d'entreprises (sociaux, logistique, équipement,...) ni même les bénéfices réels,…

Prenons donc cette hypothèse très très en deçà de la réalité.

Neutre, cela signifierait que le fabricant à gagné 9 millions d’euros en vendant son produit. Ces 9 millions d’euros comprennent la TVA donc, nous ne la rajoutons pas.

9 millions d’euros correspondent, en prenant un prix de 3,50€ la bouteille de 0,5l, à 2,57 millions de bouteilles vendues, soit, pour diluer ce produit, environ 2,57 * 100 = 257 millions de m3 d’eau. Ou encore 257 milliards de litres d’eau. C’est ce qu’on appelle l’empreinte eau grise.

Ca donne le tournis !!

Cela correspond à 85700 piscines olympiques (de 3000m3)…

Ou encore à 2,4m d’eau sur toute la ville de Paris (Paris fait 105,4km2).

Destop Turbo noie la ville de Paris sous l’eau nécessaire pour diluer ce produit…

 

Heureusement, le nettoyage de l’eau après l’usage de ce produit ne ce fait pas par dilution. Non ! Cela se fait au moyen de procédés technologiques complexes et couteux.

Destop ne noie donc pas Paris mais ponctionne terriblement le porte monnaie de chacun. Ce coût est payé par la collectivité (les fameux 1,35€ du prix du m3 pour l’assainissement) mais pas par le fabricant…

 

Finalement, ce produit nous coute terriblement en ressource en eau, en argent, en santé (je vous invite à ne jamais sentir les émanations de ce produit – d’ailleurs, la notice de sécurité l’indique parfaitement : ce produit contient du Metasilicate pentahydrate de sodium qui est classé R37, irritant pour les voies respiratoires) ou encore en biodiversité (ce produit contient plusieurs composés classés R50, très toxiques pour les organismes aquatiques).

 

Si vous l’utilisez, réfléchissez-y à deux fois et, pendant ce temps, reposer la bouteille et mettez-vous à d’autres méthodes :

  • - de temps en temps : 1 verre de bicarbonate de soude, (ou un demi verre de bicarbonate de soude et un demi verre de sel fin) avec du vinaigre blanc puis, au bout de 30mn, faire circuler de l’eau bouillante.
  • - une fois par semaine, faite circuler de l’eau très chaude dans les canalisations

 

L’usage des canalisations est une contrainte pour l’écrasante majorité d’entre nous. Leur entretien l’est également. Nous ne l’avons pas choisi. Certes pratique, nous ne l’avons pas choisi. Quelle garantie avons-nous sur la qualité de ces canalisations ? N’y aurait-il pas un peu d’obsolescence programmée afin de garantir de l’activité aux canalisateurs…

Quand certain demande la fin des abonnements des compteurs d’eau (par populisme, envie de faire adhérer à leur associations, déresponsabilisation ou méconnaissance total du sujet puisque si le coût de l’abonnement est supprimé, il sera reporté sur le coût du m3 d’eau et donc, ce sont les familles qui consomment le plus d’eau qui seront pénalisées, tels que les familles nombreuses par exemple…), il serait bien plus pertinent et intelligent d’exiger la transparence de la qualité et de l’entretien des réseaux et canalisations ainsi que leur prise en charge par les gestionnaires de réseaux, y compris à l’intérieur des domiciles. Il en va aussi de leur intérêt de disposer de réseaux d'assainissement de qualité.

 

Les associations de consommateurs classiques (archaïques !) ne vous proposent pas ces informations et ne souhaitent pas les faire émerger. Elles vivent de la consommation et ne pratiquent aucune éducation à la consommation. Pourquoi voudraient-elles faire évoluer ce système qui les fait vivre…

Nous souhaitons une consommation responsable dans laquelle chacun agit en connaissance de cause, en exerçant son libre arbitre. C’est pour cela que nous applaudissons l’article de l’Observatoire Indépendant de la Publicité et que nous formulons les propositions ci-avant.

 

Pour une consommation responsable, informée et au service des consommateurs.

 

N’hésitez pas à nous écrire à consommateurs.responsables@gmail.com

 

Lien vers l'article de l'Observatoire Indépendant de la Publicité

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Published by conso-responsable - dans Consommation
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