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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:13

On le sait tous, le pétrole n’en a plus pour bien longtemps puisque les stocks s’épuise et les réserve ne dureront pas des millions d’années. Le gaz a son prix qui est indexé sur celui du pétrole et donc, l’or noir se raréfiant et sa demande explosant, le prix du gaz va, lui aussi exploser. Le nucléaire… A base d’uranium, il voit, lui aussi sa fin proche. Enfin, cela vaut aujourd’hui car, il parait que des scientifiques chinois ont trouvé un moyen de survaloriser l’uranium et ont déclaré en ce début 2011 pouvoir disposer de ressources pendant 3000 ans !

Tout ça n’est pas folichon…

Encore une couche avant de rentrer dans le détail d’une situation pour le moins extravagante. Récemment, le gouvernement français a décidé de mettre un frein aux panneaux solaires en provenance de chine sous prétexte de leur trop bas prix (on croit rêver). Quand on sait que, du côté industriel, la valeur ajouté, ici, en France provient principalement de la main d’œuvre, on se prend à se dire qu’il s’agit, a minima d’une faute stratégique immense ou, de façon plus machiavélique qu’il y a des intérêts industriels à protéger. Entre les deux… …nous ne savons que choisir.

Révolution énergétique : c’est possible et c’est incontournable

Face à cette situation, il existe une voie alliant développement économique, réduction des émissions de CO2 et révolution énergétique.

Révolution énergétique parce, pour peu qu’on s’en donne les moyens (et qu’on en ait la volonté), il est tout à fait possible de prévoir une conversion quasi-total aux énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre ou en mer, énergie marine, biomasse, cogénération,…).

Cette conversion impose également de revoir le système de distribution d’énergie en mettant au rebus les grands systèmes de production centralisée (les énormes centrales) au profit de production de proximité (c’est ce qu’on appelle les smart grids). Il impose donc ici de convaincre les réseaux de distribution qui, pour le moment, ne sont pas conçu pour cela mais qui devront, quoiqu’on en pense, y venir.

Cette révolution passe également par une révision de la consommation de l’énergie. Chacun sait que le coût du chauffage est très lourd sur notre budget. Un vaste programme d’isolation par exemple couterait plusieurs centaines de millions par an mais… … c’est tout à fait possible en comparaison du gâchis d’énergie actuel et, pire encore, du coût de ce gâchis à l’avenir.

Revoir la consommation impose également de faire croitre l’efficacité énergétique des appareils  électriques pour qu’il nous coute moins en électricité. Cela impose également de véritable filière de recyclage des déchets (et oui ! tout est lié) afin de limiter les filières amont de ressources (très couteuse en énergie pour l’extraction, le transport, la valorisation matière,…). Nous reviendrons dans quelques lignes à la problématique de la consommation…

Cette révolution énergétique impose, du point de vue économique une véritable coopération internationale car, soyons sérieux !, qui peut croire que demain, les produits technologiques qui sont aujourd’hui fabriquer en Chine, en Inde ou ailleurs seront un jour fabriquer en France ? C’est une foutaise ! Travaillons plutôt avec ces partenaires à développer un intérêt commun. C’est d’ailleurs ce que certain initie au travers du Green Bridge.

Dernier point, cette révolution énergétique impose l’installation de nouveaux équipement, leur fourniture, leur maintenance,… autant d’heure de travail non délocalisables… En d’autre terme, et d’autres l’ont calculé, ce projet, qualifiable également de croissance verte (Green Growth) est porteur d’emploi et de salaire dans une société orienté vers une gestion responsable de l’énergie. Notons d’ailleurs que cette thématique est largement travaillé au sein même d’instances internationales (au PNUE par exemple) quand nous, en France, nous en sommes encore à nous lamenter de notre sort et à écouter des écologistes trop occupés à ferraillé pour un siège dans un quelconque hémicycle ou bien d’autres affairés à aiguiser leur promesse en forme de corne d’abondance. Nous méritons mieux et, si nous ne nous en occupons pas, d’autres le feront à notre place et nous regarderons en pensant quelque chose comme « et dire que ce pays, la France, a produit tant de belles chose et qu’aujourd’hui, c’est un nabot à l’échelle mondiale ! »

Maitrise de l’énergie

Revenons à la problématique de la maitrise de l’énergie et, plus précisément, à la possibilité qui nous est offerte à nous, consommateurs, de pouvoir faire quelques euros d’économie. L’une des meilleures manières de faire des économies d’énergie est tout simplement de ne pas consommer cette énergie ! Une fois cela dit, il s’agit tout de même de savoir comment on peut faire. Il existe une solution !!

Petit préalable

Avant de l’expliquer, voyons ce qu’est un système linéaire puisque ce sera utilisé pour justifier le concept. Chacun aura entendu parler d’Albert Einstein et de sa fameuse relation E=mc². Cela signifie que l’énergie d’une particule vaut la multiplication de sa masse par sa vitesse au carré. Ainsi, si une même particule voit sa vitesse être multiplié par 2, alors, son énergie sera multipliée par 4 et non par 2 ! Ce système n’est pas linéaire et, dans la nature, autour de nous, quasiment partout, c’est comme ça ! Les systèmes linéaires sont en réalité très rares. Autre concept à comprendre, l’inertie. Une voiture sur laquelle on appuie sur la pédale d’accélération se met à… …accélérer. Par contre, si on lâche l’accélérateur, elle se met peu à peu à ralentir. Mais elle avance encore ! Elle utilise son inertie. L’inertie permet donc à un système de continuer à fonctionner alors qu’on ne lui applique plus action. Ces deux concepts sont fondamentaux dans notre environnement quotidien (d’ailleurs, tout le monde sait que sur une plaque électrique qui a servi à chauffer une soupe, il ne fait pas mettre la main au risque de se bruler à cause de l’inertie thermique).

Au quotidien : le chauffage

Dans notre logement, nous trouvons l’inertie dans notre système de chauffage puisque, nous avons tous pu constater que lorsque la chaudière s’arrête, les radiateurs continuent à être chaud et donc à chauffer l’air ambiant grâce à l’inertie thermique. Ils se refroidissent petit à petit mais ils sont encore chauds. D’un autre côté, les lois de la thermique (qui gèrent le chauffage) sont des équations mathématiques non linéaires. On pourrait donc démontrer que si les radiateurs, après avoir chauffé sont volontairement mis à l’arrêt pendant quelques minutes, ne consommerait pas fondamentalement beaucoup plus d’énergie que s’ils n’avaient pas été arrêtés pendant ce laps de temps (inertie et non-linéarité). On voit alors se pointer une petite économie d’énergie et donc un gain de quelques euros chaque année !

L’effacement : éviter de consommer momentanément permet des économies

La loi du 10 février 2010…

Il faut savoir maintenant que la loi du 10 février 2000 s’est intéressée au processus d’effacement qui consiste très simplement à économiser de l’énergie en ne la consommant pas. Ce procédé permet donc aux consommateurs qui pratique l’effacement de consommer (et donc payer) moins d’électricité et d’émettre donc moins de CO2. C’est tout de même plutôt intéressant. Cette loi notamment ne prévoit que votre fournisseur d’énergie doit recevoir le paiement de l’énergie non consommée par un effacement. Ainsi, si vous faites appels à un opérateur qui pratique l’effacement en coupant momentanément la consommation de vos radiateurs ou de votre chaudière (quelques minutes), cette énergie que vous n’avez pas consommée doit être payée malgré tout au producteur (puisqu’il l’a effectivement produite). Bien sur, ce n’est pas le consommateur qui doit la payer mais l’opérateur responsable de cet effacement. Cela provient du fait que, l’énergie ne se stockant pas, les fournisseurs produisent une puissance électrique instantanée la plus proche possible de la puissance consommée.

…et ces conséquences

En effaçant, le producteur d’électricité se voit donc produire trop d’énergie et voit sa stratégie économique mise à mal. Face à ça, la loi prévoit donc que l’effaceur doit en réalité payer l’énergie effacée et rend donc caduque son intervention puisque son service devra donc être rendu payant aux consommateurs pour assurer la viabilité de l’effaceur ! En d’autre terme, d’après les lois basiques de l’économie, le consommateur devrait payer son effacement ! Cette situation est proprement inadmissible et nous demandons donc que ce système inique soit revu complètement. Nous sommes dans une situation incroyable puisque l’effacement permet notamment de faire face au pic de production électrique (et donc à la mais en fonction de centrales à charbons par exemple, très émettrice de CO2) en rendant disponible de la puissance électrique. Or, cette puissance est utilisée par des opérateurs qui ne sont forcement les même que ceux qui vous fournissent notre électricité. Pourquoi ? Tout simplement parce que la libéralisation du marché le permet ! Autrement dis, aujourd’hui, il n’est pas possible, simplement de régler la facture de l’énergie qu’à produit un opérateur, qui a été effacé et que, finalement un autre (ou le même) opérateur a utilisé. Pour faire face à cela, le législateur a donc créer un système très simple permettant de rendre impossible cette situation d’effacement, pourtant très pratique pour les consommateurs. Il suffirait pourtant que les producteurs d’électricité se débrouillent entre eux, via notamment l’opérateur de réseau RTE, qui connait la destination des puissances et que l’effacement soit finalement non couteuse aux consommateurs.

Conclusions : situation inadmissible à clarifier

Rappelons enfin que l’état cherche actuellement à nous imposer un nouveau compteur (payant !!) servant à comptabiliser notre consommation et sensé nous aider à maitriser nos consommations électrique. L’effacement serait-il donc en contradiction stratégique avec l’installation de ces nouveaux compteurs ? Y a-t-il des intérêts en contradiction dont il est prévu de faire du consommateurs le dindon de la farce ? Quid de la réalité de la maitrise de l’énergie ?

 

En conséquence, nous demandons à ce que :

  • - les puissances effacées soient facturées au prix fort au fournisseur d’énergie présentant un déficit dans ses prévisions et donc mettant en péril le réseau de distribution
  • - le financement des effaceurs sur le prix de revente de l’électricité effacée

Il importe que les économies d’énergie ne soit pas le théâtre d’un jeu de dupe au détriment des consommateurs. Nous souhaitons également qu’une véritable politique de maitrise de l’énergie et de conversion aux énergies renouvelables soit engagée afin de pouvoir, très rapidement éliminer l’énergie nucléaire (trop dangeureuse, productrice de déchets dont nous ne savons que faire ni même assurer le devenir, socialement inadmissible du fait des condition de l'extraction de l'uranium, et trop peu rentable) tout en assurant la fourniture énergétique nécessaire à un avenir serein et responsable.

 

Pour toute remarque, idée, proposition, réaction ou autre, écrivez-nous et si vous le souhaitez (ce serait sympa !), rejoignez-nous (en masse).

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Published by conso-responsable - dans Energie
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