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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 22:12

Nous le savons tous, la qualité de notre eau du robinet est un sujet très délicat qui impose de nombreux contrôles entre les captages et la distribution puis, au-delà, au niveau de l’assainissement et le rejet. La loi encadre strictement l’évolution de la qualité des eaux, notamment au travers de la directive européenne cadre sur l’eau (DCE - 2000/60/CE du 23 octobre 2000) qui a fixé à 2015 l’objectif d’atteinte d’un bon état écologique des milieux aquatiques et des bassins versant (la définition de ce « bon état écologique » est définie par une circulaire émanant du ministère en charge de l’écologie). Pourtant, la réalité quotidienne est tellement plus complexe. Et tellement en retard !

 

Si l’objectif de garantir une gestion durable et soutenable de la ressource en eau est louable, les nombreux coups de canifs dans ce contrat d’avenir sont autant d’aveux d’échecs sur un texte ambitieux mais ne mesurant pas réellement les enjeux. D’ailleurs, des dérogations ont été prévues dans le texte même de la directive (4.4, 4.5, 4.6 et 4.7), anticipant la non-atteinte du bon été écologique des eaux. Parmi ces dérogations figure notamment l’évaluation économiques du coût (à condition qu'il n'existe pas d'alternative environnementale meilleure et économiquement réalisable pour la satisfaction des usages responsables de cette situation) ou encore la modification des conditions sociétales du fait de nouvelles activités humaines (ce qui asservi donc, de fait, la gestion de l’eau, au impératif économique, en complète opposition au principe même du développement durable).

En 2006, à l’occasion des débats sur la LEMA (Loi sur l’Eau et Milieux Aquatiques), les services du ministère de l’Environnement indiquait que, dans l’état actuel de l’application de la loi, seul un tiers des masses d’eau, le reste se répartissant également en masse d’eau à problèmes et masse d’eau n’atteignant pas l’objectif de bon état écologique.

 

On est en droit de se poser la question de l’expertise ayant conduit à l’adoption de cette directive globalisante tant, au final, elle s’avère insuffisamment contraignant pour inciter fermement les états à s’engager résolument contre la pollution de la ressource et en faveur d’un gestion durable de celle-ci.

 

Aujourd’hui, force est de constater que nous sommes dans une spirale infernale puisque, ne respectant pas les échéances, la France se risque à de possible pénalité de la part de Bruxelles, ce qui s’ajoute au coût incompressible des travaux à engager quoiqu’il en soit. A titre d’exemple, la Commission européenne a menacé la France en 2007 d’une amende de 300 à 400 millions d’€ pour non respect de la directive de 1991 sur le traitement des eaux résiduaires urbaines dans plus d’une douzaine d’agglomérations, dont Paris. Si un délai supplémentaire a été accordé, aujourd’hui, en 2010, la France n’est toujours pas en phase avec les objectifs qualitatifs publiés pourtant depuis quasiment 20 ans ! Notons à ce sujet les tours de passe-passe politique qui a travers de regroupement de territoire réussissent à les faire passer au travers des mailles du filet européen. Ainsi, sans débourser un sous, ils parviennent à faire diminuer le nombre de territoires français incriminés (parce qu’il est bien connu que 1+1=1 !) sans pour autant engager le moindre programme permettant d’atteindre le bon état écologique des eaux sur ces territoires avant qu’ils ne se regroupent. Ce manque de considération, bien camouflé, est proprement intolérable et dénote d’une vision du développement durable particulièrement absconds.

 

Sans entrer dans des détails chiffré, il est également assez évident que l’accroissement de la dégradation de la qualité des cours d’eau, des masse d’eau souterraine ou littorale, accroit d’autant le coût de réhabilitation écologique. Ainsi, jour après jour, l’immobilisme relatif à la mise en conformité de la qualité et de la gestion de la ressource creuse, jour après jour le gouffre financier à la charge des contribuables.

 


Au final, les consommateurs sont donc contraints d’assumer l’atteinte financière des objectifs communautaire, justifiée mais héritage de dizaine d’années (de siècles !) d’incurie. Par l’inertie relative à l’engagement opérationnel en faveur de l’atteinte du bon été écologique des eaux, les consommateurs sont également ponctionnés des pénalités de retard, ainsi que du remboursement de la dette à taux d’intérêt variable que nous fait payé la ressource elle-même, du fait de cette inertie.

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Published by conso-responsable.over-blog.com - dans Eau
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(Clovis Simard,phD) 07/03/2011 22:45


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-2: ADN-ROUGE !

DE L'ADN AU PASSAGE DE LA MER ROUGE ?

Cordialement

Clovis Simard


(Clovis Simard,phD) 07/03/2011 22:45


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Cordialement

Clovis Simard