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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 11:23

Selon une enquête publiée ce vendredi 21 octobre 2010 par TNS, 80% des français trouvent la publicité plutôt ennuyeuse. 52% affirme même ne pas y prêter attention (contre 25% en 2005). Un tiers des sondés se déclarent publiphobes alors qu’il reste toujours 14% de publiphiles.

 

Il s’agit tout de même de nuancer ses résultats. En effet, si la publicité est ennuyeuse, il ne faut pas négliger son caractère répétitif. Les enquêtes de notoriété des marques prouvent clairement que le rabâchage publicitaire est une réussite. Cela signifie donc que, même si nous les trouvons ennuyeuses, il est un fait avéré que la répétition imprime ses marques, ses services, ses produits dans notre esprit.

Une société prise au piège de la société de consommation

Si cette enquête note également qu’environ 9 français sur 10 se défendent d’être accros à la société de consommation, les faits, les chiffres et le fonctionnement même de la société tend à prouver qu’il s’agit pourtant simplement de déclaratif. Et c’est bien normal ! Que pouvons nous faire aujourd’hui d’autre que de nous inscrire dans une société de consommation qui culpabilise celui qui n’a pas son écran plat ou son portable dernier cri ? Les enfants sont d’ailleurs une cible bien connu des publicitaires car, les cours de récréation sont un énorme panel autorégulé ou chacun se toise et se défie à coup de vêtements de marque ou de cahier et crayons estampillés de tels ou tels personnages à la mode. Même les jeux sont dans ce modèle avec, il y a quelques années les crados (qui s’en souvient ?), les pokemons, les fameux panini, récurrents, les bracelets, les scoubidous, les pogs, les pins,…

 

La société de consommation contre laquelle nous nous élevons é dévoré notre espace de liberté, de critique et de choix. La course à la marque implique, de la part des industriels et des producteurs une aspiration hégémonique. En d’autre terme plus connu, cela implique de leur part une aspiration à la pensée unique. De fait, la publicité dévore les cerveaux et organise une pensée unique. Une aspiration de chacun vers une société qui induit la consommation en organisant notre économie depuis l’argent que nous gagnons jusqu’au tiroir caisse des professionnels de la distribution, de la production et du marketing.

 

L’art et la culture ? L’échange, le plaisir de l’échange désintéressé ? L’envie de qualité ? Voilà quelques ennemis de cette société de consommation.

 

Pire encore, la publicité finance (avec les marchands d’armes bien connus) notre presse et la rempli de ses pages de propagande pour toujours plus de consommation et toujours moins de liberté. Et la modèle est aujourd’hui tellement bien rodé que sans publicité, la presse se doit de trouver de nouvelle ressources économiques et doit donc, bien souvent augmenter son prix, perd des part de marché et fini par disparaitre. Otage de la publicité ! Même les sites internet d’information sont mis à mal par ce système car, aujourd’hui, aucun n’a encore réussi à gagner son indépendance totale en assurant, ne serait-ce que l’équilibre économique budgétaire garantissant sa pérennité. Aucun. PUBcerveau

 

Face à cela : ils nous proposent la même chose quand nous souhaitons une autre société !

Aujourd’hui, les publicitaires réfléchissent à de nouvelles orientations, de nouvelles formes de publicité, de l’innovation. Tout cela dans le but de relancer la sacro-sainte nourriture de nos cerveaux destinés à dépenser nos euros en produits inutiles. Que ne ferait-il pas mieux d’utiliser leurs euros différemment ! D’ailleurs, ce sont nos euros car, dans chaque produit et service que nous consommons, une partie va directement dans la publicité. Nous finançons notre lobotomisation collective.

 

 


Nous demandons aujourd’hui que la publicité soit remise à sa place dans un contexte sociétal remettant l’humain en son centre et, dans cet objectif, nous souhaitons vivement que :

 

  • - la part publicitaire soit affichée sur les prix affichés en magasins
  • - les prix affichent également l’impact environnemental et social des produits et services
  • - la mise en chantier immédiate d’un plan de sauvetage, non pas uniquement de la presse, mais de la pluralité et de l’indépendance de celle-ci
  • - la mise en place d’un plan national de suppression de la pollution visuelle de nos villes, de nos écrans, de nos ondes, par la mise en place de contraintes tarifaires et esthétiques sur l’affichage public et l’obligation par les publicitaires de participer au développement de la culture par l’investissement dans ce secteur (affichage ou soutien à des projets culturel), à la même hauteur que celui destiné à l’affichage urbain
  • - les recherches et innovations ayant atteint un stade opérationnels soient mise à disposition informatives des consommateurs (remplacement de tel ou tel produits nocifs, procédés innovants, acquis social dans une filière,…). Ces informations, nous pouvons en tenir le pari, seront à même de satisfaire les industriels engagés dans ces progrès de société et qui seront ainsi encouragés dans leur démarche.

 


Nos villes nous appartiennent, tout comme notre temps de cerveaux (pour paraphraser un dirigeant d’une chaine de télévision censée développé une offre culturelle de premier plan… mais le temps est passé des engagements commerciaux). Nous exigeons de ne pas subir de pollution intellectuelle, visuelle, auditive ou autre et de pouvoir exercer notre libre choix au travers de la confrontation directe avec les produits.

 

Face à la pensée unique de la publicité, à la surconsommation abêtissante, et en opposition frontale avec la propagation de produits et services contraire à une élévation sociétale (en contradiction notamment avec un accroissement de l’intelligence collective, des arts et de la culture), nous exigeons la responsabilisation des publicitaires et de leurs bailleurs.

 

Prenons notre avenir en main et ne laissons pas la culpabilisation nous accabler. Nous avons le choix de notre avenir. Ne laissons pas le jeu s’inverser. Nous ne sommes pas les coupables et nous n’avons donc pas à payer pour les débats de la société de consommation.

 

L’avenir nous appartient. A nous de le prendre en main. Ce sera difficile mais l’avenir est certain. Envoyez-nous vos idées, vos propositions, vos réflexions, vos suggestions, vos expériences. Nous publierons (avec votre permission) un listing contradictoire démontrant aux tenants de la société de consommation et du consumérisme qu’un autre monde est possible. Un monde responsable.

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Published by conso-responsable - dans Consommation
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commentaires

multi ecran 09/02/2015 11:44

Quand je regarde un film,un documentaire , une émission, bref quelque chose d’intéressant et puis il y a les pub qui te casse ce plaisir, qu'est ce que je fais ?
Je vais au toilette, ou faire autre chose chez moi en attendant que la pub finisse ! est ce que vous faites de même quand vous regarder votre ecran ?
T'as raison, les gents savent que la pub est un mal nécessaire, et on fait en sorte de l'éviter.