Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : conso-responsable.over-blog.com
  • conso-responsable.over-blog.com
  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
  • Contact

Rejoignez-nous ?

Contacter nous en écrivant à consommateurs.responsables[@]gmail.com

 

Rejoignez-nous pour défendre la consommation responsable et faire avancer sa prise en compte par tous

 

Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

Recherche Dans Ce Site

9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 14:56

A-t-on vraiment choisi la société dans laquelle nous vivons ? Sommes-nous si heureux dans celle-ci que pour rien au monde nous ne la changerions ? Il ne s’agit pas de nos conditions financières ou de la qualité de notre téléviseur, de notre machine à laver ni même de notre voiture. Non, ces produits, effectivement, peuvent être améliorés en en achetant d’autres, pour peu qu’on en ait les moyens économiques. En outre, ce ne sont que des conséquences, qui plus est comportementales, que la société de consommation nous a imposé. Il ne s’agit pas non plus de faire ici la promotion du retour dans les cavernes, à la bougie  ni même de la société de l’austérité ou de la sobriété. Non, il s’agirait plutôt de nous poser la question de notre responsabilité. De la réalité de notre responsabilité et de tenter, chacun de répondre à cette question très simple : dans quelle société aimerait-on vraiment vivre.

 

Si cet article peut paraitre a priori lourd, pénible, rébarbatif, moralisateur, voire, en toute modestie, qu’il lève un peu le voile sur des sujets qu’on n’a pas forcement envie de lire, il demeure important pour chacun de maitriser son existence et, qu’on le veuille ou non, cela passe par cette question très simple de cette société et de ce qu’on souhaite en faire.

Dormez en paix, le système fonctionne pour vous !

Pour faire simple, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France, mais également l’ensemble des ex-alliés et des vaincus, ont été plongé dans un dilemme entre société capitaliste et socialiste. Tout autre modèle a été banni et finalement, seule la société capitaliste s’est imposée et constitue aujourd’hui le modèle de développement. Le paradigme. La référence.

Chaque pays aujourd’hui essaie de se construire avec l’objectif de croissance de son PIB. Le modèle est aujourd’hui, grosso-modo celui-ci avec des nuances locales proposant plus ou moins de promotions sociales, d’éducation, de force militaires, d’industries financières… Malgré ces différences, chaque pays cherche absolument à faire croitre sa richesse propre qu’il répartira plus ou moins.

 Le projet européen, basé a priori sur l’objectif de maintien de la paix ne fait pas exception puisque l’hypothèse fondatrice (rappelons-nous de la CECA) repose sur la coopération économique entre états pour atteindre un ensemble territoriale riche et stable économiquement et ne conduisant ainsi pas à quelques velléités militaire que ce soient. Le principe est à peu près le même pour les autres regroupements de pays, en Amérique du sud, en Asie, en Afrique ou ailleurs. Chaque pays est guidé, fébrilement, par ce fameux petit chiffre que représente son PIB et par son évolution. L’économie domine le monde. Pire encore, les conditions économiques conditionnent l’environnement politique et la conjugaison de ces deux ci impact le monde de la finance qui les perfuse. Colombe

Le moindre grain de sable dans la machine incite les financiers (les préteurs qui créent de la richesse par le simple fait de prêter de l’argent avec un taux d’intérêt, de simples intermédiaires dans de beaux fauteuils en cuir qui vive de la dette des tiers) à lever la voix, ce qui induit des crises économiques et sociales qui sont corrigées à grand coup de crédits et donc de rehaussement du pouvoir des financiers. La crise des subprimes de la fin 2008 en est la plus parfaite illustration où la solution trouvée fut tout simplement d’augmenter plus encore le pouvoir de la finance pour perfuser le système capitaliste et maintenir de fait le système dans son état et dans son fonctionnement. Le système et son fonctionnement politique, y compris les messages et les clivages existant se maintiennent finalement dans ce fonctionnement. Pourtant, on le sait tous, et c’est bien là le plus extraordinaire, aucun système ne peut durablement être entretenu par de la prise de risque perpétuelle. Car la finance, c’est bien ça : on emprunte de l’argent avec le risque toujours existant de ne jamais pouvoir le rendre et donc le risque d’effondrement. Un cycliste peut toujours pédaler plus vite, plus vite et encore plus vite, jusqu’au moment où ses muscles lui résisteront et où il devra ralentir. Le système ne peut pas indéfiniment accélérer. La croissance du PIB mesure cette accélération. La croissance infinie n’est tout bonnement pas possible !

Comment ça marche ?

Ce rappel historique peut sembler loin de nos préoccupations quotidiennes. Pourtant, il n’en est rien puisque, ce qui est couramment appelé le capitalisme, n’est autre qu’une philosophie visant à produire constamment de la richesse et, qui plus est, qui prône son accumulation. Fut-ce par une société qui pratique la redistribution. Cette philosophie, mise à l’épreuve de la pratique impose de créer les conditions de la création de la richesse ce qui se fait au travers d’un outil bien connu qui n’est rien d’autre que l’économie. Celle-ci n’est en réalité que l’outil pratique, en mouvement constant qui permet d’organiser la création de richesse au travers de processus toujours plus complexes les uns que les autres mais reposant toujours sur le seul et même objectif : créer de la richesse. Et comment se créé la richesse ? C’est très simple ! On créé de la richesse en donnant de la valeur aux choses (ce qui est valable pour des produits, des services ou tout autre item pouvant être soumis à une transaction). Et les choses ont une valeur parce qu’elles sont convoitées. De là nait l’échange et donc la monnaie, élément indispensable pour donner une valeur à cette échange. De l’importance de ces échanges viennent d’ailleurs les débats récurrents sur la monnaie tels que la sous-évaluation de la monnaie chinoise qui favorise ses exportations, la trop forte valeur de l’euro qui nuit aux exportations hors zone euro, la parité avec le dollar, le recours à la planche à billet,…

finance economie

Revenons donc aux échanges puisque ceux-ci sont le moteur de la création de richesse dans notre modèle de société, modèle, qu’on le veuille ou pas qui est devenu universel, même en Corée du nord où il se caractérise finalement par le partage du moins possible et l’accaparation du reste ! Ces échanges sont organisés à tous les étages de notre société monde, soit, entre chacun de ses composantes, états, seuls ou en groupe, entités territoriales, entreprises, particuliers,… Ne nous attardons pas ici sur ce que nous échangeons puisque ce n’est pas le débat. Notons simplement que, dans ce type de société, les échange peuvent concerner tout autant une tonne de riz, un kilogramme d’uranium, une production cinématographique ou encore la jouissance d’un petit lopin de terre. Tout est susceptible d’être échangé pour peu que cela puisse susciter un intérêt et générer de la richesse pour qui saura s’y prendre. On aura compris ici qu’il n’y a dans cette course à la création de richesse, aucune notion de morale, de respect ni même la moindre possibilité a priori d’imposer durablement une limite.

Les échanges qui s’opèrent sont le moteur bien huilé de notre société et sont d’autant plus dynamiques qu’ils sont  fréquents et de valeur élevée. En effet, plus on changera souvent de machine à laver, mieux ça vaudra pour la circulation de la richesse. Le système s’entretien des échanges.

 

Vous aurez remarquez que, dans le monde, si on parle du capitalisme pour décrire un système politique, on ne parle en revanche jamais d’échanges ! Ce n’est pas le terme consacré et, si un échange se fait, classiquement entre deux (ou plus) partenaires, il est plutôt d’usage de ne parler que d’un bout de la chaine. Vous. Mois. Nous tous. Les Consommateurs. Il s’agit en réalité de la société de consommation. Voilà maintenant qui est plus clair.

Consommateur : au travail et surtout, consomme !

Pour résumer rapidement ce qui vient d’être écrit, nous vivons en réalité dans un monde où nous sommes les perfuseurs-moteurs du système que nous faisons tourner tous les jours au travers de nos achats notamment (rappelons que, en France, la perfide TVA représente quasiment 50% des recettes générales de l’état).

 travail consomme Pas uniquement bien entendu puisque notre travail est également mis à profit de la création de richesse dont une partie est d’ailleurs utilisée pour payer nos salaires, notre protection sociale (retraire, maladie,…),… Notons également que nos salaires sont ensuite ponctionnés en parti pour financer le fonctionnement de la société, des écoles aux infrastructures routières, du service public hospitalier à l’organisation de notre sécurité, etc… Nous sommes bel et bien la ressource nécessaire et indispensable au fonctionnement du système, tout comme le cycliste et son coup de pédale font avancer son vélo. Dans la lignée de cette analogie, on constatera que si le cycliste arrête de pédaler trop longtemps, le vélo s’arrête, puis tombe.

Si la consommation s’arrête, le système la suit. Puis s’écroule. Pas de mystère !

Société de consommation : choisie ou subie

Mais, il se pose toujours la question initiale du type de société dans laquelle nous souhaitons vivre ! La question n’est clairement pas anodine puisque, nous l’avons vu, actuellement, nous sommes dans un monde où nous, consommateurs sommes cantonnés dans le rôle de la production de richesse pour…   … créer encore de la richesse. Et après ? Cette richesse nous rend-elle pour autant plus heureux, en meilleur santé, plus cultivés… Il faut constater que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, notre société permet, globalement (à l’échelle mondiale) d’accéder à une meilleure santé. Pour ce qui est de l’accès à la culture, il semble qu’il en soit de même. Mais du bonheur, qu’en est-il… Un chateur nous racontait dans les années 1990 qu’« on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir… ». Est-ce bien cela notre souhait le plus cher ? Sommes-nous réellement convaincus, en toute connaissance des enjeux, en pleine maitrise des connaissances et de la réflexion qui mène à la construction d’un idéal de bonheur… Avons-nous réellement construit cette société ou la vivons-nous simplement parce qu’elle est ainsi ? Est-ce que nous profitons ou est-ce que nous subissons, sous couvert d’un idéal tellement évident ? Rien n’est moins sur.

 

Plusieurs preuves démontent complètement cette réalité qui nous est imposé et contre laquelle il est bien difficile de lutter. Le sacro-saint pouvoir d’achat nous est présenté comme un indicateur de notre bien être dans la société. Pourtant, à y regarder de plus prêt, le pouvoir d’achat, qui n’est rien d’autre qu’un simple chiffre statistique qui n’a pas réellement de rapport avec notre vie quotidienne. Le fameux panier de la ménagère ne vaut que pour elle-même et ne correspond pas en réalité à ce que nous souhaiterions y mettre ! Encore une fois, un chiffre mesure notre confiance dans la société de consommation mais ce chiffre est extrêmement critiquable sur son élaboration, sa représentation et son interprétation.

 Un autre exemple touchera nombre d’entre nous puisque, chaque personne équipée de lunettes en France connait le montant du remboursement octroyé par la sécurité sociale, institution en charge, par la mutualisation de son financement, dans notre système républicain, de favoriser l’accès à la santé de chacun, y compris à la santé oculaire. Est-il si certain que nous soyons tellement satisfaits de ce remboursement… L’aurions fixé à ce taux si nous l’avions déterminé réellement nous-mêmes. Pas si sûr… abondance

Les preuves du dysfonctionnement sont légions. Nous pourrions également discuter des transports et de l’inégalité formidable existant entre ceux qui disposent de transports en commun (de qualité discutable d’ailleurs) et ceux qui n’ont d’autres choix que d’utiliser leur voiture, avec l’impact économique que cela implique. Nous pourrions aussi discuter de la qualité de l’alimentation ou de la fièvre des produits « bio » qui ne sont pourtant que des produits tel qu’il devrait évidemment être produit, c'est-à-dire dans le respect des ressources et des consommateurs, sans mettre en péril leur santé par exemple. Et que dire également de la gestion de l’obsolescence qui n’a d’autre conséquence que notre électroménager par exemple a une durée de vie limitée, ce qui nous oblige à une consommation récurrente en la matière. De même pour les voitures, bourrées d’électronique et qui réduit de plus en plus les possibilités d’auto-entretien au profit des garagistes de marques. Les exemples pleuvent.

L’organisation de la société est-elle prise au piège ?

Nous pouvons tirer un premier bilan assez simple. D’un point de vue politique, le seul mot d’ordre qui vaille est en général la recherche d’une croissance durable. Le problème est alors que cette croissance est évaluée en fonction du PIB qui n’est qu’un simple chiffre qui rend compte de…  …la richesse (sans oublier par exemple qu’un accident de la route par exemple implique des soins, des frais de réparations, de rééducation, et bien d’autres qui sont odieusement bénéfiques au PIB). Chacun avance ses propositions dans le simple objectif de faire croitre le PIB, celui-ci permettant ensuite de dégager une richesse à partager plus ou moins au profit de chacun. Le clivage principal se fait finalement sur le positionnement de ce curseur « plus ou moins ». Les uns proposant un rôle public fort, les autres estimant que chacun doit être responsable de lui-même et que la redistribution ne doit pas être une priorité au détriment de la possibilité de l’investissement personnel. Ce dernier positionnement postule d’ailleurs que chacun a la possibilité d’accéder à la réflexion nécessaire à cela, ce qui, paradoxalement pose la question de l’égalité de l’accès à l’éducation. Force est de constater donc que ce positionnement relève de l’oxymoron  puisqu’il est illusoire, si ce n’est trompeur, de prôner le libre choix sans garantir les conditions de la réalisation de ce choix.

Définitivement, le positionnement politique, qui vise à développer la vie de la société et la vie en société, ne peut pas se baser sur le PIB. Cela est d’ailleurs d’autant plus vrai que le PIB n’est rien d’autre qu’une évaluation mathématique de l’application de l’outil qu’est l’économie. Rien d’autre ! Cela revient à estimer les compétences d’un cycliste en fonction simplement du résultat du chronomètre, sans prendre en compte l’état de son vélo, son propre état physique, l’état de la route, ni même la qualité du chronomètre. Cela ne donne d’ailleurs aucune information sur l’objectif suivi par le cycliste !

Nous pourrions également discuter ici des institutions, de la dictature la plus sordide à la démocratie. Un simple exemple suffira. Nous mettrons de côté les régimes dictatoriaux et autoritaires puisqu’il est parfaitement illusoire de penser que le bonheur de chacun puisse exister dans ce cas. La démocratie en revanche propose à chacun de choisir ses représentants qui, en fonction de leur vision de la société, mettront en application leur propre jeu économique. Pourtant, la représentation même pose problème puisque, les grèves et manifestations le prouvent, il existe toujours, et de manière irréfutable, un fossé entre la représentation et le peuple qui repose sur l’illusion (soyons gentils !) qu’on peut faire notre bonheur contre notre grès. Foutaise ! D’un autre côté, si les politiques tentaient en permanence de réaliser les souhaits de l’ensemble de la société, nous ne tarderions pas à plonger l’ensemble de la société dans le gouffre. Il y a donc bien un problème de courroie de transmission entre le peuple qui fait fonctionner la société et ceux en charge de conduire celle-ci. La solution ? Pas simple ! Une gouvernance par projet par exemple pourrait être une bonne solution. Ce n’est toutefois pas le propos ici puisque nous sommes ici pour discuter plus « simplement » de la société dans laquelle nous souhaiterions vivre.

piège

Mais alors, si notre société ne peut pas ad vitam aeternam être contrôlée et évaluée en fonction des performances de l’économie, cela signifie soit que la performance n’est pas mesurable, soit que l’économie n’est pas un indicateur valable. Si on peut toujours constituer une foule d’indicateurs pour mesurer les résultats de l’économie, on peut en revanche clairement dénoncer le rôle prééminent donné à cet outil. Le cycliste importe plus que son vélo ! Ce rôle étant mis en application, comme nous l’avons vu plus haut, au travers de la société de consommation, il faut bien se résoudre à conclure que la société de consommation n’est clairement pas la panacée qui nous est imposée et qui s’est imposée jusqu’à la vision stratégique et utopique de la société telle qu’elles sont proposées actuellement.

On enlève les faux nez ! Consumérisme on t’a reconnu

Dernier point avec de conclure, la société de consommation, d’échange, de circulation des flux d’argent, de création de valeur et de richesse porte un autre nom. Il s’agit, bien entendu, du consumérisme. Voilà bien le nœud du problème. Le consumérisme a été érigé en modèle universel, depuis notre vie quotidienne la plus simple, jusqu’aux stratégies internationale des états et des grands groupes industriels qui n’ont d’autre objectifs que le développement de leur richesse. Le consumérisme nous tiens dans sa nasse. Mais pourquoi en sommes-nous arrivé là ?

 

En réalité, à la fin de la seconde guerre mondiale, nous avons reconstruit nos pays et ainsi généré un marché gigantesque qui s’était d’ailleurs installé au tournant du XVIIIème siècle avec la révolution industrielle et, dans une moindre mesure auparavant mais sans la même envergure puisqu’alors, le « bas peuple » ne faisait œuvre que de fournisseur de richesse sans recevoir en retour une quelconque amélioration de ses conditions de vie. La monarchie de l’ancien régime l’a payé de sa tête. La société ainsi construite a été bâtie sur la promesse d’un monde meilleur dans lequel les corvées disparaitraient et où les champs du possible seraient infiniment croissants. L’opulence ! Dormez en paix, le système tourne pour vous... Tel était grossièrement le ronronnement de la société pendant plusieurs décennies.

 Petit à petit, nous avons vu les espaces ruraux se vider au profit des lumières de la ville et de l’enrôlement urbain au service de la production de richesse. Des inégalités se sont creusées, du fait de la colonisation, de la relégation sociale, de l’inégalité d’accès au service de la culture et de l’éducation, de la politique économique non-redistributive… Et pendant ce temps là, le pouvoir d’achat a été érigé en indicateur de notre bien-vivre. D’ailleurs, vous vous souvenez de ce jour où il nous a été demandé si le pouvoir d’achat était bel et bien un indicateur recevable de notre bonheur ! Non ? Bien-sûr ! Le consumérisme ne peut envisager d’autre indicateur que celui-ci. Son positionnement en tant que modèle de développement nous a donc imposé cet indicateur. Pire que ça, nous l’avons accepté ! PUBcerveau


Finalement, après ce grand discours, il faut bien reconnaitre que nous n’avons pas de solution de rechange à proposer ! Certain parleront de décroissance, en oubliant complètement les conséquences sociales que cela impliquent sur les pays producteurs de nos biens de consommations qui verraient, par exemple le chômage et la misère s’accroitre. D’autre prôneront le retour à la terre et l’autonomie, en omettant d’imaginer la marche à suivre à Gaza par exemple où la densité de population est la plus forte du monde ! Comment partager le monde en lopin de terre à 6,5 milliards d’humains ! Ses solutions, observons-le sont en général issues de cerveaux bien organisé et évoluant dans des environnements loin de la misère, du dénuement et du manque.

 

Force est de constater que la société de consommation, le consumérisme, nous mène dans le mur a une vitesse de plus en plus élevé et avec un airbag de plus en plus petit.

Pas de solutions magiques mais des postures possibles

Si nous ne pouvons pas ici proposer de solution de rechange ou de rupture, nous pouvons en revanche, très modestement, inviter chacun à se poser les bonnes questions et à se donner les moyens de se les poser. Cela impose finalement deux postures indispensables si nous voulons pouvoir bifurquer et éviter ce mur cataclysmique qui nous tend les bras. La première est très simple et d’autant plus aujourd’hui, à l’heure d’internet, puisqu’il s’agit de s’informer, de se cultiver et de s’éduquer. Ce ne sont pas des gros mots ! Il est bien connu que les régimes autoritaires ne développent jamais la culture de peur de voir se créer des élites instruites capables de remettre en cause ce fonctionnement autoritaire. Devant la forme d’autoritarisme imposé par la société de consommation, nous avons donc le devoir de nous élever par l’éducation, l’art, la culture, l’échange, la transmission afin de pouvoir proposer une réflexion quant à nos comportements sociaux. Nos achats, notre consommation, notre rôle dans la société nous appartiennent et peuvent être orientés par nous-mêmes, pour peu que nous disposions de l’outil formidable qu’est l’esprit critique. La seconde posture découle donc de la première puisqu’il s’agit de mettre en œuvre cet esprit critique pour envisager la société et notre rôle et pour mettre en œuvre, librement, notre implication. Pour faire simple et concret, il s’agit de commencer par réfléchir à nos achats : sont-ils nécessaires ? indispensables ? ses produits et services ont-il des implications que je ne cautionne pas, sociales ou environnementales ? peut-on faire autrement ? pourrait-on faire autrement et est-ce que cela existe déjà, ailleurs ?

 

Dans quelle société aimerait-on vivre ? La question n’est pas simple ! Quelques grandes idées objectives émergent telles que la santé pour tous, une alimentation saine et respectueuse, un toit pour tous, une vie en sécurité ou encore, bien entendu, un accès pour tous à la culture et à l’éducation. Au-delà de ça, il reste à chacun de choisir et surtout d’évaluer ses propres comportements et leurs implications. Le consumérisme ne peut pas être remplacé de manière abrupte mais il peut être combattu de l’intérieur grâce à des comportements responsables qui, en masse, orienteront les choix sociétaux. Nous pouvons même pousser le bouchons jusqu’à un développement paradoxale de la société de consommation, individualiste puisque chacun se responsabilisant, seul dans son coin, le système se modifiera de facto. En d’autre terme, poussé à son paroxysme, pour peu que l’éducation et la réflexion soit rendues accessibles à chacun, l’individualisme conduira à la consommation responsable. Les démons humains cependant nous enseignent plutôt le repli sur soi.

 

Parions plutôt sur la culture et l’éducation, terreau de l’esprit critique et donc de la consommation responsable.

 

Pour réagir, apportez des solutions, des idées, des contradictions, ou autre, écrivez-nous !

 

 


Ce n'est pas l'habitude ici mais, pour une fois, voici deux liens intéressant permettant de faire avancer le débat :

 

Le point de vue de Harold James (professeur d'Histoire et d'Affaires internationales à l'université de Princeton et professeur d'Histoire à l'Institut universitaire européen à Florence) : La crise du consumérisme

Le constat sans concession d'Hervé Kempf (journaliste, écrivain mais aussi, d'apèrs nous, philosophe-réaliste) : Feu la consommation

La présentation synthétique de Sue Murphy (stratège conseil Marketing Communication) : Société de con consommation

Partager cet article

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
commenter cet article

commentaires