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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 14:56

Dans l’objectif très honorable de réductions des émissions de gaz à effet de serre, l’union européenne a mis en place un marché destiné, a priori, à inciter les entreprises à réduire leurs émissions. Pour cela, elles se vu allouer des crédits proportionnellement à leur émissions. L’objectif étant alors de permettre aux « bons » élèves de pouvoir revendre leur surplus à un prix dépendant de l’offre et de la demande : le prix du marché. A contrario, les mauvais élèves se voient infligé des pénalités financières ou peuvent, sur ce même marché, acheter des crédits supplémentaires. L’objectif est donc d’inciter les entreprises à donner de la valeur économique à leurs efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

 

Pourtant, tout n’est pas aussi rose et merveilleux que les économistes à l’initiative de ce marché, incrite dans la droite ligne de protocole de Kyoto (droite est ici un mot bien dévoyé !), l’ont imaginé. Laissons leur a priori le crédit de la bonne fois.

 

A qui profite le marché

Cette création purement virtuelle de monnaie en fonction de l’orientation stratégique des entreprises en faveur de la réduction des émissions a suscité, bien entendu les appétits prédateurs de plusieurs entreprises. Le rapport de l'ONG Sandbag (rapport en anglais téléchargeable ici) dresse un état des lieux sans concession de la situation actuelle. En effet, devant l’aubaine économique de la création de ce marché, certaines sociétés se sont vue alloués beaucoup plus de crédits qu’il ne leur était nécessaire. Celles-ci se retrouvent donc en position de spéculateur en puissance et, plutôt que d’investir en vue de la réduction de leurs émissions, elle se retrouve en position dominante sur ce marché en ayant notamment la possibilité de faire grimper le coût de la tonne de CO2 pour revendre une partie de leur crédit et ainsi engranger d’énormes bénéfices. Les 10 pires entreprises (pire dans le sens où ses entreprises disposent de beaucoup trop de crédits) cumulent ainsi 35 millions de permis, soit l’équivalent des émissions annuelles de la Lithuanie par exemple… Cela laisse rêveur quant à leur pouvoir de nuisance environnemental et industriel en n’investissement pas dans la recherche et développement mais en choisissant plutôt de spéculer et d’engranger des bénéfices. Notons que, au prix actuel du carbone, cela correspond à une manne de 500 millions d’euros que se partagent ses 10 entreprises… Les projections économique montre qu’en 2012, ces entreprises disposeront d’environ 230 millions de crédits, soit 3,2 milliards d’euros, ce qui les placera dans une position dominante lors de n’importe quelle négociation internationale en matière de réduction des émissions (on peut imaginer un lobbying disproportionné, un chantage à l’emploi, à la délocalisation, et pire encore…). A titre d’exemple, parmi ces nantis de la pollution on retrouve notamment une entreprise sidérurgique bien connue racheté il y a quelques années par un magnant indien et qui a fiat l’actualité en Lorraine récemment du fait de la fermeture d’un site de production… On y retrouve également un très grand cimentier français qui cumule donc sa position de spéculateur carbone de premier plan et de champion français de la pollution … Enfin, en ce qui concerne le secteur automobile, la marque au Lyon est également très largement sur-allouée et peut donc à loisir spéculer et négliger ses investissements en faveur de la réduction de ses émissions.

 

Certain n'en profte pas mais...   ...en profite quand-même !

D’un autre côté, certaines entreprises, telles que les fournisseurs d’énergie se sont retrouvés dans une position de sous-allocation. Etrange pensez-vous ? Que nenni ! En réalité, ces entreprises se retrouvent devant le « dilemme » suivant : payer des pénalités en fonction de leur dépassement du seuil d’émissions qui leur est autorisé ou acheter des crédits sur le marché carbone. Que feront-ils à votre avis ? C’est très simple ! Elles vont, en fonction du coût carbone du marché choisir l’une ou l’autre solution et ainsi optimiser au moindre coût leur pénalité. Quel rapport avec vous, cher lecteurs attentifs ? C’est très simple ! C’est nous leurs clients ! Nous et l’ensemble des entreprises à qui elles fournissent de l’énergie. Autrement dis, les tarifs vont inexorablement augmenter, qu’il s’agisse du gaz, de l’électricité, des carburants,…


Nous allons donc nous retrouver dans la situation, non seulement ubuesque, mais surtout insupportable, de financer au travers de nos factures (mais également de nos achats de produits qui seront, eux-aussi impactés par la hausse des tarifs de l’énergie), l’absence d’efforts des producteurs d’énergie en faveur d’une énergie propre. Dans le même ordre d’idée, nos factures vont servie à payer les crédits que les fournisseurs d’énergie vont acheter sur le marché carbone et donc, nos petits euros finiront dans la poches des spéculateurs carbone, champion de la pollution en gaz à effet de serre !


Le marché carbone est donc finalement, une aubaine pour les pollueurs-spéculateurs ainsi que pour les fournisseurs d’énergie qui se trouve en position d’intermédiaire entre clients-pompe-à-fric et pollueur-spéculateur et vont donc prendre leur dîme au passage. Mais alors, au final, qui se retrouve dindon de la farce ? Nous, bien entendu ! Nous, consommateurs et l’ensemble des PME qui ne sont pas en position de négociation avec leur fournisseurs d’énergie et qui vont donc voir leur charge de production augmenter et donc leur prix de vente, au risque donc de ne plus rencontrer leurs clients et donc de fermer leur activité.

 

Pour résumer : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’environnement sont les grands perdants, au profit des pollueurs-spéculateurs. Le dessin ci-après illustre bien cette situation où, chaque flèche illustre un flux financier.

Schema qui paie

 

 

Nous demandons :

- une parfaite transparence et une renégociation des crédits

- une information en temps réelle permanente de l’implication des entreprises émettrices sur le marché mise en perspective avec leurs investissements en faveur de leur réduction de GES, leur volume d’emploi (y compris leur localisation)

- la possibilité pour les consommateurs de détenir la pouvoir de sanctionner les entreprises spéculatrices et spoliatrices de notre environnement et de notre pouvoir d’achat

 

Dans une échéance très brèves, nous demandons la mise en place urgence d’une politique communautaire visant à remplacer intégralement ce système de crédits et d’autorisation à polluer et à spéculer. Cette politique doit prendre en compte :

- le volet environnemental en ne se faisant pas berner par les surestimations scandaleuses menant aux sur-allocations de crédits actuelles

- le volet social en prenant en compte les conditions de travails, la mobilité de l’emploi et sa localisation

- l’investissement en faveur de politique d’entreprise dédiée à la sobriété des émissions (sur les sites actuels et non pas au travers de délocalisation scandaleuse)

- l’investissement social et culturel

 

Le marché, dans sa forme actuelle ne correspond à rien d’autre qu’à une aubaine pour les spéculateurs qui continue avec la permission institutionnelle à polluer, tout en écrasant leurs clients et les consommateurs. Ses sociétés doivent être mise à l’amende de manière à inverser la tendance et à rendre profitable à la société leur politique entrepreneuriale.

 

Nous serons très attentifs à l’évolution de ce sujet et, si nécessaire, nous lancerons des mots d’ordre visant à stigmatiser les sociétés agissant sciemment dans leur seul intérêt financier, au détriment de notre environnement, de notre santé et de notre pouvoir d’achat.

 

 

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur ce sujet sur lequel vous n’auraient jamais beaucoup d’informations du fait de son opacité et des enjeux faramineux issu de la mise en place sans régulation et sans contrainte. Les lobbys industriels sont très puissants et ont même réussit à convertir certain brillant esprit à la capacité du marché à agir pour le meilleur. Ne soyons pas dupes.

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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