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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 10:43
Résumé : La folie consumériste conduit au toujours plus de consommation et donc au toujours plus de production d'énergie. Le Japon, pays à forte sismicité en paie les conséquences folles. La complicité du mouvement consumériste à la prolifération nucléaire est un véritable scandale. Nous estimons que nous sommes dans l’obligation de rompre avec ce système en engageant la société vers la responsabilisation. Sortir du nucléaire, revoir les politiques relatives aux OGM, aux nanotechnologies, aux médicaments, aux ondes,… Autant de chantiers qui sont menés par des myriades d’associations, de collectifs, d’individus. Autant de revendication qu’il faut fédérer pour organiser un nouvel acteur, défenseur de la consommation responsable. Regroupons-nous.

 

Le nucléaire est rentré dans nos vies de manière brutale lorsqu’en 1945 les villes japonaises d’Hiroshima puis de Nagasaki ont été les premières cibles d’une nouvelle génération de bombes, pulvérisant tout lors de leur impact. Ce fut un massacre humain et environnemental et, si ces deux bombes ont eu pour conséquences la capitulation de l’armée japonaise, elles ont également inauguré une période noire de prolifération des armes nucléaires. Cette énergie fulgurante a également été mise au profit de l’énergie civile (sous couvert de secret défense, néanmoins) au travers de la pullulation des centrales nucléaires. Aujourd’hui, en France, ce sont 58 réacteurs qui produisent 78% de notre électricité. Nous sommes l’un des pays les plus nucléarisé du monde avec un parc vieillissant utilisant d’ailleurs, non pas une technologie française, comme cela nous est souvent présenté, mais bien une technologie américaine. Notre savoir faire réside surtout historiquement dans la gestion de ce parc de réacteurs. Aujourd’hui, nous sommes devenus également l’un des pays majeur en matière de commerce de la puissance nucléaire en proposant notre savoir faire à qui veux bien le payer (la Finlande regrette d’ailleurs surement l’achat de notre technologie EPR...). Tout cela, bien sur, sans que jamais, strictement jamais, les citoyens que nous sommes n’aient eu voie au chapitre. Le nucléaire est classé secret défense. La stratégie économique est, dans notre pays, placé au dessus de la démocratie. Comme dans d’autres pays, le dernier mot revient aux militaires…. Nous ne faisons pas mieux.

La situation japonaise ce dimanche 13 mars 2011

Aujourd’hui, en ce début d’année 2011, alors que les promesses du printemps ne vont plus tarder, nous sommes les spectateurs lointains mais, oh combien compatissants, du cataclysme qui se produit au Japon. En effet, après avoir subit un énième séisme la côte nord-est de l’île de Honshû, à environ 250 km de Tokyo, ce qui est fréquent au pays du soleil levant, celui-ci réalise avec effroi que l’horreur nucléaire frappe une seconde fois. 66ans après. Si le séisme a été très impressionnant (8,9 sur l’échelle logarithmique de Richter), le pays est pourtant habitué et a pris biens des mesures de prévention et de précaution au niveau de l’éducation des populations ou des constructions parasismiques. Cependant, le risque zéro n’existant pas, le Japon doit constater que ces installations nucléaires ne sont pas étanches aux conséquences des séismes. Ainsi, si les informations nous arrivent très partiellement, elles sont malgré tout, non seulement déjà dramatiques mais également croissantes dans l’horreur. Et pourtant tout était prévisible. Au pays des séismes, comment imaginer que la catastrophe ne se produirait pas !

Aux morts des suites du séisme et du tsunami qui s’en est suivi, s’ajoutent aujourd’hui les morts actuels ou à venir du fait de la catastrophe nucléaires. Deux réacteurs de la centrales de Fukushima Daiichi ont déjà explosé, libérant de fait leur poison dans l’atmosphère, les sols, les poumons… Certes, des mesures d’évacuations ont été prises mais, il demeure que la contamination est bien là. Et, d’après les dernières informations dont nous disposons, d’autres réacteurs seraient en très mauvaises postures et prêt, eux aussi à voir leur cœur subir une fusion cataclysmique.

Face aux discours « rassurants » des autorités japonaises, parfaitement dépassées par les événements, une première série de mesures indépendantes de la radioactivité à été réalisées, comme le rapporte le réseau Sortir Du Nucléaire (SDN). Ce réseau nous révèle ainsi que six journalistes japonais de l’association indépendante JVJA (Japan Visual Journalist Association) se sont rendus, ce dimanche 13 mars 2001, à Futaba, soit à 2km de la centrale de Fukushima Daiichi. Au plus prêt de l’horreur. Ces valeureux (ou inconscients mais, oh combien admirables) journalistes ont utilisé des compteurs Geiger afin de mesurer la radioactivité. Les résultats sont effroyables puisque certains compteurs se sont avérés, par endroit, trop faibles pour mesurer les taux de radioactivité… En d’autres termes, il y avait tellement de radioactivité que les compteurs étaient saturés (le réseau SDN nous indique même le type de compteurs qui était des Beiger countr DZX2, Victoreen 209-SI, et MyRate PRD-10). Malgré tout, le compteur Victoreen 209 utilisé par le journaliste Ryuichi Hirokawa permet de mesurer un taux de radioactivité de 10 milli-Röntgen/h (soit 0,1 mSv/h). Pour comparaison, en France, la dose annuelle estimée tolérable est de 1mSv/an (nous n’avons pas eu le temps ici d’analyser la qualité de cette dose supposée tolérable et notamment le faisceau d’études contradictoires utilisé pour en arriver à cette valeur). Autrement dit, le taux mesuré par Ryuichi Hirokawa est quasiment 900 fois plus fort que la tolérance admise ici, en France, aux milieux de nos 58 réacteurs… D’autres informations confirment ces résultats alarmants avec, notamment, une dose 400 fois supérieure à la normale mesurée à Miyagi, soit, à 80km de la centrale de Fukushima Daiishi.

Les rayonnements radioactifs sont donc, c’est avéré, ignoblement trop élevés et présentent des risques certains et « durables » pour l’environnement et toutes vies présentes dans ces lieux. Et ce n’est pas tout puisque, comme nous l’avons déjà dit, d’autres réacteurs sont, eux-aussi, en état d’alerte et incitent à l’inquiétude (euphémisme, bien entendu).

Prenons un peu de recul

Quelques chiffrent font froid dans le dos. En 2011, il y a 442 réacteurs en fonctionnement dans le monde, répartis dans 31 pays. Ces réacteurs produisent de l’électricité à hauteur de 17% de la quantité totale produite dans le monde (tout ça pour ça…). Pire, de nombreux projets sont en cours d’études (rien que la Chine représenterai un marché économique évalué à 400 milliards de dollars…) alors que déjà 65 réacteurs sont en cours de construction. Enfin trois pays, dans l’ordre, les Etats-Unis, la France et la Japon, produisent, à eux seuls, 57% de l’électricité d’origine nucléaire du monde…

Ces quelques chiffres illustrent que 31 pays sont engagés dans un pari fou, basé sur une technologie a priori fantastique (scientifiquement, il est vrai que la science de l’atome est proprement fantastique. Intellectuellement fantastique). Ils existent également, de fait, un décalage économique majeur entre ces 31 pays et les autres qui fonctionnent au charbon, à l’hydraulique, au pétrole ou à la marche à pieds. Et la marche à pieds n’est pas utilisée uniquement dans des pays dépourvus de ressources. Le Niger, par exemple, procure à la France un bonne partie de son Uranium mais, bien entendu, n’a jamais vu l’once d’un projet de réacteurs nucléaire sur son territoire – et c’est tant mieux pour eux en termes de danger nucléaire.

Notre société de consommation (la voici enfin !) repose sur le principe bien connue de l’offre et de la demande. Nous ne rentons pas ici dans les relations schizophrènes d’auto stimulation réelle ou imposée qui unissent l’un et l’autre. Ce principe s’applique quand nous choisissons des tomates mais également, à d’autres strates, lorsqu’il s’agit de vendre des mines anti-personnelle ou des centrales nucléaires. Et c’est bien là (encore une fois) l’une des limites de notre type de sociétés car la concurrence qui s’instaure permet donc à chacun de disposer, en échange de millions de dollars d’une technologie folle qui vient, encore une fois, de prouver ses limites. Il ne s’agit pas ici de stigmatiser tels ou tels pays qui ne seraient pas dignes de recevoir cette technologie. Bien au contraire. Nous dénonçons plus volontiers la fait que la construction de centrales nucléaires soient entrée dans le champ du commerce. Rien de plus banal que le commerce. Mais rien de moins banal qu’un réacteur nucléaire. Cette technologie est pourtant mise sur le marché, non pour des raisons d’égalité d’accès à des quantités d’électricité permettant le bonheur de chacun (…) mais bien pour des raisons économiques. C’est que ça coute cher tout ça… Il s’agit donc de faire fructifier les investissements industriels (à grand coup de deniers publics, pour ce qui concerne la France) en vendant cette technologie à qui veut bien l’acheter. Et ainsi permettre un retour sur investissement juteux (mais en revanche pas forcement pour les comptes publics). A grand coup d’économie géopolitique, le risque nucléaire a été passé par pertes et profit. Pour permettre la croissance économique, des risques incommensurables sont pris et font peser sur les populations, sur des générations, des risques aux conséquences impossibles à quantifier. Et que dire des recherches qui engloutissent des milliards de dollars en vue de retraiter les déchets pour en tirer toujours plus d’énergie… Il est vrai que les stocks d’uranium, au rythme actuel ne permettent que quelques dizaine d’années de production. Sauf cataclysme…

 

Nous arrêtons ici de dresser ce petit tableau de la situation du nucléaire. Nous n’oublions cependant pas que nos océans sont parcourus par des sous-marins propulsés par l’atome ou portant des ogives nucléaires. Nous n’oublions pas que certains avions sont équipés d’armes nucléaires. Nous n’oublions pas que la Yougoslavie, déchirée par la guerre dans les années 90 a vu l’OTAN recourir, via les Etats-Unis, à des bombes à l’uranium appauvri comme l’atteste des découverte faite sur le terrain, une fois la paix revenue. Nous n’oublions pas non plus que la mer blanche sert de dépotoir de déchets nucléaires. Nous n’oublions pas non plus les trains chargés de déchets qui traversent la France et bien d’autres pays, au mépris des populations. Et bien d’autres encore…

La situation française

ci, en France, la machine à désinformer s’est déjà mise en marche. A grand coup d’éducation tchernobylesque. Rappelons nous qu’on nous avait rassuré à l’époque en nous affirmant que les nuages radioactifs en provenance d’Ukraine, ne pouvait pas franchir nos frontière. Surement déjà un problème de passeport ou d’immigration choisie… Nous avons ainsi entendu la propre ministre de l’écologie nous rassurer en nous disant que les vents allaient pousser les nuages, d’ailleurs sans danger, vers le large, dans l’océan Pacifique… Et de nous assurer, que cela serait donc sans conséquences sanitaires pour les populations et l’environnement japonais. Et donc, sans danger pour nous français. Comment imaginer que nous ne nous soucions que de notre propre petite santé (aussi fondamentale soit-elle) sans imaginer que, dans notre pays de 58 réacteurs, nous ne fassions pas un lien immédiat entre la situation japonaise et ce qui pourrait se passer chez nous… Bras

Rappelons que nous ne sommes pas au bord du Pacifique et que les réacteurs sont, en majorité situé dans l’intérieur du pays. Les seuls réacteurs au bord de la mer, en France sont les 6 de Gravelines, les 2 de Penly, les 4 de Paluel, les 2 de Flamanville et les 4 de Blayais. Les 40 autres sont situés sur les bords de la Loire ou de la Vienne, aux frontières de l’est ou encore dans le sillon rhodanien, bien connu des géologues… Nous avons même entendu des spécialistes reconnaitre que les mesures exposées ci-avant étaient alarmantes puis préciser qu’il fallait des mesures complémentaires, notamment au niveau des particules d’air. Les résultats mesurés sur site ne sont-ils pas suffisamment éloquents pour que la situation japonaise soit déjà totalement folle ?

On marche sur la tête ! Quand il s’agirait de reconnaitre, enfin le danger, nous sommes englués dans des messages mous, archaïques, ancrés dans des certitudes que même Tchernobyl n’a pas fait vaciller.

Dernier point dans cette communication organisée pour la défense d’un outil industriel dangereux mais qui peut tellement apporter de bénéfices économique, nous avons également entendu l’un des conseiller du roi affirmait que la situation japonaise allait bénéficier à AREVA ! Comment peut-on faire preuve d’autant de cupidité quand, en face, il y a des milliers de morts et un environnement ravagé ? Certains rappellent même l’effet pervers de la société de consommation puisque cette catastrophe japonaise impliquera une reconstruction qui sera génératrice d’emplois et donc de croissance (le PIB en profitera…). Quelle honte ! Quel scandale ! Que nous dénonçons inlassablement.

En mai 2010, François Roussely, ancien PDG d’EDF remettait un rapport de 150 pages sur l’«Avenir de la filière française du nucléaire civil». Ce rapport a été classé secret défense et seul un succédané de 23 pages a été rendu public. Sans rentrer dans les détails (les détails connus dans les 23 pages…), ce rapport a été réalisé a grand coup de lobbying et d’inimitié entres les uns et les autres et orienté suivant une seule et unique visée. Il s’agissait, comme cela a été formulé depuis de construire l’équipe de France du nucléaire afin de permettre au différente parti prenante, de profiter d’une stratégie nationale de conquête des marchés internationaux, le tout sous le leadership d’EDF. Conquête des marchés… tout est dit. Il s’agit uniquement de produire une force de vente cohérente et compétente afin de vendre de la technologie nucléaire à qui veut bien en acheter. Entres autres joyeuseté, il s’agit, par exemple, de faire des centrales low-cost, permettant de gagner des part de marché… Les réacteurs Atmea de 1100MW (contre 1600 pour l’EPR) développé par Areva sont ainsi au cœur des tractations entre partenaires.

Atmea ou pas Atmea… Qu’en pensent donc les populations japonaises ? Et les populations françaises ?

Enfin, n’oublions pas non plus la révélation faite par le réseau SDN le 11 février dernier relativement aux défaillances des systèmes de refroidissement de sécurité sur 34 réacteurs français. 34 sur 58…

Le nucléaire : une réponse ou une question ?

Le nucléaire est-il suffisamment mur pour avoir été sorti du domaine de la recherche ou est-il légitime que nous l’ayons déjà mis en routine afin de produire l’électricité, si précieuse à nos sociétés ? Nos sociétés de consommation… La question est bien celle-ci…

Depuis des dizaines d’années, des centaines d’ONG crient haut et fort leur dégout profond du nucléaire et des dangers qu’il représente. Si une ONG ne représente qu’elle-même et ses adhérents, des centaines d’ONG représentent tout de même pas mal de monde. Face à ces cris dispersés mais permanents, un silence assourdissant de condescendance et de secret défense perdure. En France, il n’est pas question de soumettre la stratégie nucléaire à la démocratie. On ne transige pas avec l’’indépendance énergétique… Ni avec les déchets qui sont produits et enfouis. Ni avec les catastrophes potentielles. Rassurons-nous pourtant puisque, selon les messages officiels, la France dispose des équipements nucléaires les plus sûrs du monde…

Les milliards investis dans la production de nucléaire civil ont, en réalité, largement servi les desseins militaires puisque les budgets de la recherche publique ont largement alimenté les connaissances militaires et l’armement. Sans cela, pourquoi le secret défense ?

 

Nous sommes ancrés dans une course folle qui ne fonctionne qu’à grand coup d’énergie. Produire de l’électricité nucléaire est donc un enjeu stratégique des plus importants. Pourtant, les risques sont réels et irréfutables. D’Hiroshima à Fukushima en passant par la mer blanche, le Niger ou Tchernobyl, les preuves sont là. Cette course folle est inscrite dans un modèle de société tourné vers la production d’énergie, permettant d’alimenter une industrie de la production de biens et de services, eux-mêmes destinés à être consommés.

 

La bombe qui risque de nos exploser à la figure est donc bien celle qui est alimenté par la recherche de la croissance permanente de la consommation. A raison de 50% du montant des recettes du budget général de la France, la TVA est le symbole de la fragilité de notre pays qui a mis la moitié de ses œufs dans le même panier. Et si celui-ci pète, c’est tout le pays qui explose. On comprend alors tout l’intérêt stratégique, et le recours au secret défense, de la course folle à toujours plus d’énergie produite. Cette posture en opposition totale avec les principes de la démocratie ne peut que conduire à la ruine de celle-ci. piège


On ne fait pas vivre une démocratie sans assumer ses principes, tout comme on ne peut guérir un corps humain sans en connaitre la biologie.

La consommation responsable s’impose

Nous, consommateurs responsables, sommes parfaitement outrés par le silence assourdissant et complice des associations de consommateurs agréées qui n’ont jamais dénoncé le danger du nucléaire.

C’est surement par peur de la perte de leur précieux agrément qu’elles se sont rendus complices complaisantes de cette fuite en avant à haut risque vers un nucléaire tout puissant. Pas d’agrément, pas de subventions publiques. Nous qui sommes favorables à une refonte totale de l’agrémentation « défense des consommateurs », nous osons affirmer ici notre totale indépendance et dénoncer la nucléarisation à outrance. Nous osons dénoncer la complicité du consumérisme, défendu et soutenu par les associations de consommateurs agréées actuelles, avec la mise en danger des populations et des générations à venir. Il est intolérable de défendre une consommation à outrance sous prétexte que chacun doit pouvoir disposer d’une télé, d’un lecteur de DVD ou d’un four ou d’un chauffage électrique tout en passant sous silence les conditions d’usage de ces appareils, de la production d’électricité à sa consommation. Il est intolérable que ces associations, apeurées par leur décalage grandissant avec la société et leur perte de ressources publiques, n’ose pas affirmer haut et fort qu’il est urgent de convertir notre production et notre consommation d’énergie vers la sobriété et l’énergie la plus propre possible. Nous ne leur reconnaissons aucune circonstance atténuante au travers de tels ou tels papiers défendant des appareils consommant moins d’énergie. En effet, jamais ce discours n’est accompagné d’une remise en question de la production d’électricité et notamment du nucléaire. Leur discours n’est centré que sur le prix et les tarifs de l’électricité. Jamais elles ne prennent part aux réflexions relatives à la production d’énergie sous prétexte surement de la peur de se fâcher avec leurs adhérents auxquelles elles n’apportent aucunes informations sur la réalité du nucléaire.


A force de fermer les yeux, les associations consuméristes sont devenues aveugles.

Réquisitoire contre le consumérisme

Nous, consommateurs responsables, nous invitons chacun à rompre avec ses associations qui accompagnent la société dans le mur. Nucléaire, OGM, banques, santé, nanoparticules,… autant de sujets sur lesquels les associations de consommateurs agréées sont en panne d’avenir. A force de ne faire que de dénoncer mollement ou de réagir à l’actualité, sans organiser d’actions de fond, militantes, elles se sont rendus vides de sens et uniquement obsédées par leur médiatisation et leurs ressources financières. Que n’ont-elles fait de propositions engagées et argumentées et mis la pression sur les pouvoirs publics contre les OGM en plein champ ? Pourquoi ne dénoncent-elles jamais les risques du nucléaire ? Pourquoi dénoncer uniquement le coup des voyages en avion quand les destinations sont des dictatures ? Pourquoi défendre uniquement le pouvoir d’achat au travers de la baisse des prix quand il s’agit de s’intéresser à la qualité et à l’usage ? Pourquoi dénoncer le prix de l’eau, du cartable à la rentrée de classes ou des machines à laver quand il s’agirait de passer du coup médiatique à la levée de boucliers populaires pour une consommation qualitative ? Pourquoi demander la prescription de médicaments génériques sans dénoncer les nombreux scandales liés à ce marché ? Comment peuvent-elles se taire devant la levée de boucliers citoyens contre les forages destructeurs destinés à produire des huiles et gaz de schiste ? Comment sont-elles devenues des râleuses médiatiques ? Comment peuvent-elles se contenter de faire semblant ? Sont-elles aveugles ? Autaines ? Simplement dépassées ? Un peu tout ça ? Nous le pensons. Nous en sommes convaincus. Il suffit de les écouter !

Il est largement temps de nous regrouper, de fédérer nos forces et de peser sur les orientations sociales, économiques et environnementales

Pour ce qui nous concerne, nous estimons qu’il est largement temps de passer à un autre système. Nous souhaitons, comme beaucoup, que l’action ne se contente pas d’être médiatique mais qu’elle crée l’événement de manière pérenne. Nous estimons ainsi qu’il est de notre devoir de disposer d’un droit de véto quant aux travaux menés par les organismes de recherches, les entreprises publiques et les Agences institutionnelles telles que l’AFFSA, L’AFFSET par exemple. Sommes-nous trop ignorants pour donner un avis ? Cela permettrait d’éviter des scandales tels que celui de la mise sur le marché de médicaments dangereux ou de la culture d’OGM en plein champ. Cela permettrait également d’engager des travaux irréfutables quant aux ondes électromagnétiques ou aux politiques de soutien aux énergies renouvelables (rappelons qu’actuellement, un très gros lobby lutte contre le développement du photovoltaïque…). Nous pensons que la lutte archaïque pour le pouvoir d’achat doit être dépassée au profit du combat pour la qualité. Nous pensons également que l’économie doit être remise à sa place et redevenir un moyen et cesser d’être un objectif. Nous estimons enfin que face à l’immense catastrophe que vit la Japon, nous devons dans les plus brefs délais revoir de fond en comble notre production d’énergie.

 

Si l’énergie est bien le moteur de nos sociétés (comme elle est le moteur de notre biologie), elle doit cependant ne pas en devenir le cancer 


Nous souhaitons donc une conversion totale et profonde vers une production à base exclusivement de ressources renouvelables et sans déchets. Cela doit s’accompagner d’une véritable politique de consommation remettant notamment la consommation non matérielle au centre des intérêts de chacun. Et nous réfutons intégralement les arguments visant à démontrer l’impossibilité de cette conversion. Il a été mainte fois démontré que cela est tout à fait possible. Et même créateur d’emplois !


Si, comme nous, vous êtes outrés par le silence des consuméristes sur la faillite de notre système. Si vous pensez, comme nous que la seule croissance que nous connaitrons dans les prochaines années sera celle des inégalités et des catastrophes environnementales et sociales. Si vous pensez que la qualité importe tellement plus que la quantité et qu’il est possible, souhaitable et surtout indispensable que la société s’oriente vers le partage, l’éducation et la responsabilisation, alors, rejoignez-nous. Faites parlez de nous. Pour vous. Participez en nous écrivant, en prenant part au projet, en vous engageant. Osons, tous ensemble crier notre opposition. Fédérons-nous pour peser. Devenons des consommateurs en révolte et construisons notre avenir. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses. Ensemble, nous serons plus forts. Ensemble, mais tous différents, nous serons la force de nos convictions.

 

Rejoignez-nous et écrivez-vous à consommateurs.responsables@gmail.com

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Published by conso-responsable - dans Consommation
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