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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:00

12 septembre 2012, la CAC40 termine la séance à 2854,81points, en chute de4,03%. L’ensemble des valeurs (mis à part EADS et STMICROELECTRONICS) sont en baisse avec une palme spéciale pour les trois banques de l’indice et un assureur, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et AXA, respectivement en baisse de 12,35%, 10,75%, 10,64% et 9,73%. Notons d’ailleurs que l’indice bancaire européen (DJ Stoxx BANK) est largement entrainé dans sa chute par ces trois champions français (qui figurent toutes les trois parmi les quatre plus fortes chutes bancaires de la journée). Le lendemain, 13 septembre, retournement de situation puisque les trois valeurs associées à nos champions bancaires sont en pôle position du CAC 40 avec des hausses respectives de 7,20%, 14,96% et 6,73%. Le marché a envoyé son signal...

 

Le seuil mythique (mystique ?) des 3000 points est franchi. Largement franchi. Le CAC40, comme l’ensemble des bourses mondiales, plie sous les assauts d’une spéculation abreuvée de nouvelles contradictoires dans un système politique et financier que ne sait plus différencier bâbord et tribord. Les dettes, les crédits, les monnaies, les titres,… l’ensemble des acteurs de la planète financière est attaqué de toute part. Les journaux nous abreuvent de nouvelles catastrophiques et de messages alarmants. Pourtant, dans ce marasme, quasiment personne ne se soucie de l’essentiel. Cette planète de la finance n’est pas étanche à la « vie réelle ». Cette panique financière aura ainsi des impacts phénoménaux sur la vie quotidienne, sur le prix du pain, des fruits et légumes, sur le coût des transports et du logement, sur l’emploi, sur la protection sociale, sur l’environnement…

Constat : le navire finance a perdu le cap faute de n’en avoir jamais eu (et maintenant, ça se voit)

Depuis 2007, la spéculation est entrée dans une phase de turbulence sans précédent du fait notamment des énormes volumes brassés ,sans garde-fous, par les spéculateurs (on pourrait d’ailleurs ajouter l’attrait que constitue l’épargne que les spéculateurs aimeraient pouvoir également largement utiliser pour leurs petits jeux macabres). Nous ne rentrons pas ici dans le détail des causes mais nous constatons simplement qu’au final, les échanges interbancaires sont devenu très faibles (les établissements bancaires ne se font plus confiance entre eux !), tout comme les investissements dans l’innovation (pourtant seule voie créatrice de nouveautés, et donc d’emplois et de protection sociale) et que les dettes des états, abreuvés par les banques, sont elles-mêmes sources d’énormes instabilités qui catalyse la crise, etc…

Le système financier a perdu toute confiance. Les acteurs du monde la finance et ceux extérieurs à ce système n’ont aujourd’hui plus confiance dans ce vaste château de cartes qui s’écroule.

Le château de carte s’écroule mais…

Faut-il pour autant se réjouir de ce que nous voyons ? Hélas non. « Hélas » car en dehors de cette pseudo-organisation basée, en gros sur la création infinie de richesses, aucun plan B n’est prévu. Les politiques, les financiers et le système économiques ne savent évoluer que dans ce seul mode d’organisation. Ces trois piliers du développement irresponsable s’écroulent sans que nous n’ayons le début de la plus petite alternative. De fait, puisque nous sommes tous embarqués dans ce même bateau irresponsable, nous risquons bien de tous sombrer avec lui. Attention toutefois puisque « sombrer » ne signifie bien sûr pas la fin du monde ! Simplement, nous risquons d’assister à une valse de propositions plus ou moins abracadabrantesques (pour reprendre Arthur Rimbault) visant à sauver les meubles de ce système que l’oligarchie (pour reprendre cette fois ci Hervé Kempf) ne peut se résoudre à voir périr. Ainsi, dans sa course folle au profit à court terme, la spéculation se retourne vers les marchés des matières premières et des biens agricoles (voir notre article sur la spéculation alimentaire). Certain états tentent de sauver les banques ou projettent de les nationaliser (sous 3 mois peut-être comme le lance au petit bonheur, mais fort à propos, Bernard Maris ?). D’autres, comme l’Italie vient de le faire, lancent des plans d’austérité sans changer les règles du jeu et en alourdissant entres autres le taux de la TVA (l’impôt le plus injuste dont nous ne cessons de dénoncer l’obsolescence). Les fonds souverains aiguisent les convoitises, comme le démontre, par exemple, la ruée des établissements bancaires européens et américains sur les fonds des Pays du Gofle et d’Asie à l’été 2008 afin d’assurer leur besoin de liquidité et de soutenir le marché financier. Certains invitent même, pour ce qui concerne la France, au sursaut électoral en mettant finalement au défit l’organisation politique.

Ce ne sont que quelques menus exemple mais, nous devons pourtant bien constater que ces différents signaux ne sont clairement pas signe d’une situation maitrisée.

De fait, si nous nous en référerons à l’histoire, force est de constater que les périodes de troubles sont en général peu propice à l’égalité sociale ni, bien sur à la protection de l’environnement (la stratégie du Choc de Naomie Klein expose parfaitement cela). Ces moments dramatiques ne sont naturellement pas non plus plébiscités par le bonheur collectif ! Bien au contraire, nous risquons de voir s’aggraver les inégalités social, l’emploi, la faiblesse des systèmes de santé, d’éducation, de soin, de sécurité,… La misère est placée une excellente rampe de lancement pour abreuver la planète. Le seul exemple de la dette grecque, largement médiatisée, illustre parfaitement la situation puisque, pour faire face à ses créances astronomiques (ne revenons pas ici sur l’incurie et l’irresponsabilité des dirigeants grecs pendant les dernières dizaines d’années), les seules solutions trouvées, à grands renforts de FMI, de crédits et de brimades d’agences de notations, ne sont qu’austérité, et morosité. Certain parle même de sortir la Grèce de l’Euro ce qui reviendrait à lui donner un coup de pied au derrière et à lui dire de se débrouiller seule ! Personne cependant parmi ces oligarques mondiaux ne fait de cas du peuple grec et de la misère quotidienne qui le frappe. La finance est bel est bien sur une planète qui ne comporte pas en elle le sentiment du bonheur et de la responsabilité humaine.

Le règne de la confusion et de l’oubli

En confondant les états avec leur état financiers, le monde politique en a oublié que sa mission n’est pas financière. Les peuples ne sont pas des stocks, des volumes, des débits ou des chiffres. La finance n’est qu’un outil. Tout comme l’économie. Ceux-ci n’ont pas de valeurs intrinsèques mais ne peuvent exister que par les objectifs de services qui leurs sont assignés. En perdant prise avec ces réalités et en devenant à la fois la fin et le moyen, la finance et l’économie ont opéré une mutation. Dans son film « Blade Runner », (Ridley Scott, 1982) envisageait un monde où les machines prendraient le contrôle du cours des événements. Le monde politico-financier a généré, sous nos yeux rendus complice de fait, un monstre qui, en mutant, a couru le risque de s’emballer en se nourrissant de l’humain ou lieu de le servir. L’image est peut-être un peu rude mais représente assez bien le risque que nous courrons. Certes, nous ne seront pas dévorés, au sens propre, par des troupeaux de spéculateurs !

Cependant nous devons constater que le monde financier a oublié (l’a t’il su un jour…) qu’il agissait pour un idéal humain.

Au lieu ce cela, parfaitement déshumanisé, il agit et réagit dans son propre référentiel, autonome et quasiment étanche à tout humanité. Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater la voracité de ce système qui, en subissant de très graves troubles, cherchent à se sauver en puisant dans les ressources humaines, sans pour autant viser à accroitre conjointement sa propre santé et cette de l’humanité. Les grecs peuvent témoigner de cette inhumanité. Les argentins avant eux également et bientôt d’autres pays européens (Ireland, Espagne, Italie, Pologne, France, …) ou hors Europe : l’Afrique dans son ensemble par ricochet et parce que l’histoire, notamment coloniale, lui a donné un rôle insupportable de fournisseurs, l’Asie par son intrication irresponsable avec une finance qu’elle espère prometteuse, la Chine qui, sans client verra la misère qu’elle tente de camoufler la rattraper, l’Amérique du sud où la misère trop importante renversera un marché intérieur bien trop faible, l’Amérique du Nord enfin, mère nourricière de la spéculation aveugle (NB : bien entendu, nous ne listons ici ni les causes ni les conséquences exhaustives pour chaque continent).

L’imposture du développement durable

Le système s’autodétruit et, dans sa folie prédatrice, il a même tenté, il y a quelques années déjà, de justifier sa prédation au travers du concept de développement durable qui, reconnaissons le, n’est qu’un rideau de fumée sans le moindre impact. Nous nous permettons d’affirmer cela car le développement durable porte en lui-même les fondements de l’irresponsabilité dont il prétend nous prémunir. En effet, les trois piliers bien connu du développement durable son le social, l’environnement et le social. Sur cette base, le développement durable se prétend dessiner un avenir dans lequel le développement (qu’on pourrait aussi appellera, plus communément la croissance) se fera sans grever l’avenir des générations futures, c’est à dire en prenant en compte les facteurs sociaux et environnementaux.

Ce système est intrinsèquement bancal et voué à l’échec. Allègrement, ce concept mélange valeurs et outil. Le social et l’environnement sont des valeurs qui peuvent être attaché à des systèmes tangibles quand l’économie n’est qu’un outil au service d’un idéal.

 

L’économie n’est qu’un moyen. Ainsi, le développement durable met sur le même pied d’égalité les valeurs environnementales et sociales et le moyen qu’est l’économie. Il entend donc user de l’économie au service du social et de l’environnement. Mais pas uniquement bien sûr puisque, si ces deux derniers, qui constituent en eux-mêmes et pour eux-mêmes des valeurs (des vertus), doivent être protégés et maintenu, voir accru, le développement durable considère qu’il va de même pour l’économie puisque celle-ci est traitée sur le même plan. L’économie serait donc, pour les promoteurs du développement durable une valeur au même titre que le social et l’environnement. Il s’agirait donc de défendre les (des) valeurs sociales, environnementales et économiques ? Cela revient à affirmer le caractère indépassable d’un système fondé sur l’économie. Et donc, de facto, sur sa dynamique amont à destination du social et de l’environnement et aval en usant des stratégies financières. Pourtant, les épisodes de crise de 2008 et celui que nous vivons actuellement signe le défaut de cette définition. La finance, irresponsable et incontrôlée, génèrent des troubles économiques (défauts de crédits, endettements abyssaux, hausses des prix, pénuries de matières premières, …) que les systèmes politiques et financiers internationaux tentent de juguler en usant de remèdes, eux-mêmes inscrits dans un lexique qui a fait preuve de son irresponsabilité et de son incurie à traiter des exigences relatives aux deux valeurs du développement durable que sont le social et l’environnement. Le système politique et financier ne possède pas en lui, les conditions lui permettant d’imaginer d’autres solutions que celle que l‘histoire et la science financière lui fournit. Il est pourtant évidemment que la solution ne provient que très rarement de celui qui s’occupe à éteindre l’incendie qu’il a allumé. L’innovation le démontre tous les jours. Les meilleures idées proviennent, en général, de là où on ne les attend absolument pas.

Défaut de politique : les consommateurs paient l’aveuglement des gestionnaires

Aussi noble soit-elle, la politique semble avoir perdu la mesure des ses utopie au service du bien commun, notamment en République. Abreuvée de désir de croissance comme seul facteur de développement économique, elle en oublie qu’un outil doit être contrôlé pour ne pas s’emballer et conduire à de potentielles catastrophes.

Ainsi, à force d’oublier que l’économie et la finance, sont des outils au service de l’humain, les idéaux humains sont passés au second plan derrière cette boulimie maladive de croissance.

La croissance pour la croissance. Nous avons ainsi oublié de soutenir l’innovation qui aurait permis de mettre en place des filières adaptées, rentables et indispensables dédiées au recyclage et à la réutilisation et faisant fasse à l’épuisement inéluctable des gisements de matières premières. Nous avons assisté au développement de très grands groupes dédiées au traitement des déchets sans que ceux-ci ne développent de manières conséquences leur intelligence au service du recyclage. Les télécommunications nous ont imposé les téléphones portables et leurs batteries de services. Aussi pratiques soient-ils, tout comme internet, nos factures de télécommunication ont explosé. De même, nous assistons, contre vents et marées, à la fuite en avant énergétique, à coup de nucléaire, quand Tchernobyl (dont nous venons d’apprendre que la justice française considère scandaleusement que le nuage radioactif n’avait aucune incidence en France – nous avons surement des frontières étanches), Three Mile Islands, Fukushima, Marcoule aujourd’hui même (12 septembre 2012) ne cessent de nous rappeler la dangerosité de cette technologie, maitrisée sur le papier mais, sujette à l’humain et donc faillible. Nous avons vu la mer d’Aral se dessécher au profit de la culture extensive de coton caucasienne. De même, le sympathique quinoa, culture traditionnelle andine, ravit nos assiettes sans que nous ne soucions réellement des conséquences sur les populations productrices qui préféreraient avoir à manger plutôt qu’un maigre argent pour acheter la misère de leur culture qui en nourrie d’autres. Il est tellement d’exemple à citer. Nous allons également assister sous peu, comme les marchés financiers le signalent d’ailleurs aux états, à une recapitalisation des établissements bancaires qui se ferra à coup de deniers publics suivant le bien connu « mutualisation des pertes et privatisation des bénéfices ». Cela se fera au détriment d’autres investissements ou dépenses tels que l’enseignement, la santé, la sécurité, la recherche, la culture,… Mais au profit des assureurs, des écoles privées, des cliniques et pourquoi pas des milices bientôt. La spéculation sur les matières premières et sur les produits agricoles va provoquer des hausses de prix des biens et de l’alimentation, accroissant plus encore la pauvreté. Pour mémoire également, et pour démontrer, si besoin que nous ne sommes pas inscrits dans une vision prospective dénuée de fondement ou à long terme, en 2010, 40% des français n’ont pas prix de vacances. Ce chiffre est passé à 50% en 2011. 

Le système s’emballe et ses conséquences sont déjà palpables.

Il est urgent d’agir

Alors que nous déplorons les conséquences du cataclysme inouï qui se déroule sous nos yeux, nous dénonçons également l’inefficacité et la complicité des associations de consommateurs.


Les conséquences de la crise financières vont faire peser sur le budget des ménages un poids insupportable (alimentaire, équipement, déplacement, santé, logement, salaires,…). Le sacro-saint pouvoir d’achat, dont les associations de consommateurs se parent en permanence pour revendiquer sans proposer, va être mis à mal. Pourtant, aucune d’elle n’émet le moindre commentaire sur cette crise. Elle passera et tout rentrera dans l’ordre consumériste ! Voilà surement leur réflexion. Nous dénonçons cette passivité. Nous dénonçons leur archaïsme et leur complicité consumériste avec un système qui ne pousse qu’à produire-vendre-acheter, le tout en défendant leur position, les subventions et leur sacré pouvoir d’achat. Si, nous ne le nions pas, celui-ci est important, nous dénonçons ces associations car aucune d’elle ne se soucie du pouvoir d’acheter. Pouvoir acheter des produits et des services responsables et inscrit dans une démarche de croissance du potentiel culturel, social et environnemental individuel et collectif. Nous dénonçons l’irresponsabilité de leur négligence. Nous invitons ici chacun à rejeter les associations de consommateurs agrées (agrées par leur ministère ou secrétariat d’état dédié à la consommation, ce qui correspond en réalité à une relative absence d’indépendance puisqu’à protester trop haut, elles verraient leurs crédits revues à la baisse). Nous invitons les adhérents de ces associations à soumettre leur dirigeants à la contradiction quant à la dualité entre leur pouvoir d’achat (seul et unique pilier de peur réflexion revendicative) et la responsabilité consumériste qui pousse au toujours plus et donc, entre autre, à cette faillite financière. Nous invitons chacun à leur transmettre ce message. Nous leur demandons également nous faire connaître leur positionnement sur le sujet de ce long papier. Nous leur demandons enfin de nous faire connaitre leur réflexion quant au devenir de la consommation dans un système à bout de souffle.


Nous, consommateurs responsables tout autant qu’impuissants en dehors de tout collectif massif, nous appelons ainsi à une maitrise de notre avenir. Nous demandons donc :

  • - la nationalisation des établissements bancaires et leur contrôle stricto-sensu par la puissance public à des fins inscrites dans une politique cohérent eu égard aux idéaux républicains
  • - la renonciation à tout recours à une règle d’or budgétaire qui durcirait de fait les politiques d’investissement et affaiblirait les capacités de réactions des états en ouvrant ainsi grand la porte au secteur privé qui n’est, pour sa part, guidé, bien souvent, que par l’appât du gain (nous ne refusons pas le secteur privé mais nous exigeons de la puissance publique l’assurance de sa capacité à agir)

  • - l’encadrement des prix des biens de consommation fondamentaux : nourriture, eau, logement, énergie
  • - le lancement d’une réelle et massive politique d’investissement en faveur des énergies renouvelables, du recyclage et de la production/distribution de produits agricoles sains et locaux (liste non restrictives), tout en mettant en garde contre toute captation de budget de la part à cout de cooptations ou de privilèges
  • - des politique de déplacement permettant à chacun de réduire sa dépendance au pétrole et à des systèmes déplorant une faillite d’investissement (manque de main d’œuvre, manque de maintenance, réseaux saturés ou inexistant,…) et des réalités locales hétérogènes (le réseau de transport en commun francilien est sans commune mesure avec celui de la Creuse, de la Lozère par exemple où les salariés sont donc contraints, bien souvent, d’utiliser leurs véhicules)
  • - etc…

Le New Deal : choisir pour ne plus subir

Bien entendu, nous sommes conscients que la situation actuelle appelle à repenser de fond en comble, non seulement les moyens utilisés, mais également les utopies et les idéaux même de nos sociétés. Trop longtemps, l’argent et la création de richesses ont guidé les politiques, les investissements et la gestion même du système dans lequel nous nous débattons. Nous demandons donc la tenu d’un véritable New Deal permettant de nous donner les moyens de ne plus subir notre système mais bien de le choisir et de convenir des outils permettant de le développer, y compris en assurant leurs fonctionnements, leurs évaluation, les modifications et leur contrôles. Au fond, il s’agit d’une question démocratique car qui a réellement choisi de vivre dans un pays ou le poids du système financier est si fort qu’en chavirant, c’est l’ensemble de la société qui risque, si ce n’est la noyade, au minimum de boire la tasse.

 

La démocratie est-elle soluble dans la finance.


Nous appelons chacun à ouvrir les yeux sur la situation ubuesque et catastrophiques que nous vivons. La crise de 2008 n’a pas servi de leçon. 2011 doit au moins avoir cette intérêt. Refusons collectivement un système dans lequel l’humain n’a pas la parole.

 

Nous vous invitons à nous faire part de toutes vos propositions afin de contraindre (nous en sommes là) le système financier et politique à écouter notre voix et à s’engager sur un développement responsable. Envoyer nous vos contributions à consommateurs.responsables@gmail.com

 

Nous vous invitons également à transmettre ce message et cet article et à le diffuser très largement autour de vous.


 

Si, comme nous, vous ne voyez aujourd’hui qu’un système en défaut qui n’a aucune imagination et qui refuse d’admettre sa faillite, diffusez ce message et envoyez nous vos contributions. Il n’y a pas de mauvaises idées, il n’y a que des idées à soumettre. Toutes les contributions seront bienvenues pourvu qu’elles respectent la liberté de chacun, qu’elles soient dénuées de tout caractère racistes, sexistes, vexatoires ou autres inepties de ce type, parfaitement contradictoire avec cette belle valeur qu’est la fraternité. Nous espérons vous lire bientôt et, encore une vois, nous vous demandons de relayer ce message.

Ecrivez-nous à consommateurs.responsables@gmail.com

 

Note :

1) " L'oligarchie c'est fini. Vive la démocratie ", Hervé Kempf, Le Seuil janvier 2011

2) Abracadabrantesque provient du poème « Le cœur supplicié », dArthur Rimbaud (1871) (autre titre : Le Cœur volé, et Le Cœur du pitre), reprenant par là un sobriquet concocté par Théophile Gautier à la duchesse d'Abrantès. Ce terme a été rendu célèbre le 21 septembre 2000 par le président de la République Française.

Extrait :

Ô flots abracadabrantesques

Prenez mon cœur, qu'il soit sauvé.

Ithyphalliques et pioupiesques

Leurs insultes l'ont dépravé !

 

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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