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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:53

Les représentants de la grande distribution se rendent ce lundi 17 mai à l’Elysée pour, entre autre, se voir demander de baisser leurs marges sur les fruits et légumes.

 

Analysons donc, comme nous l’avons déjà fait dans l’article « Fixation des tarifs agricoles : proposition d'une taxe incidieuse », ce que cela signifie réellement et voyons qui sera le dindon de cette farce. En effet, l’ambition ici est de faire face à un fait établi qui est que les tomates poussent sous le soleil et qu’il faut les produire, les distribuer et les acheter.

 

 

Analysons tout d’abord la production.

D’un côté, chaque année, une pluie, une grêle, une tempête, une sécheresse ou bien d’autres malheurs naturels, existant depuis la nuit des temps, viennent entacher la saison estivale de problème et font monter le prix des fruits et légumes (tel est le message en général délivré par dans les média par les producteurs de fruites et légumes). Rien ne va !

D’un autre côté, les productions sont énormes l’été, ce qui implique pour les producteurs une obligation d’écluser la production et donc une aubaine pour les distributeurs qui peuvent acheter à très bas prix (pour des raisons d’humanismes sociales et de maintient d’une agriculture au service de l’aménagement du paysage. A n’en pas douter…).

Quoiqu’il en soit, les saisons étant pour le moment au nombre de 4 et ne permettant pas de produire toutes l’année tomates, abricots et autres pèches et courgettes, il faut bien se poser la question double de l’écoulement des stocks et du niveau de vie des producteurs (il nous faut des fruits et des légumes et des paysans pour les produire).

 

Voyons maintenant ce qui se passe au niveau de la distribution.

La grande distribution dispose de centrale d’achat qui, par les volumes de leurs achats, maintiennent une pression très forte face aux producteurs, quelle que soit d’ailleurs leur organisation pour faire face. Les produits ainsi achetées par les centrales sont ensuite mises à disposition des clients, acheteurs finaux, qui alimentent par la-même la TVA (qui représente tout de même 50% des recettes générales de l’état).

La grande distribution réalise donc ses marges entre le prix d’achat aux producteurs et le prix de vente au client final que nous sommes. Au passage, nous pourrions parler des marges arrières, mais, laissons pour le moment ce sujet sur lequel nous reviendrons dans un article spécifique (pour faire simple, les marges arrières sont un accord entre producteurs et fournisseurs qui permet de faire croire à un prix d’achat donné alors qu’il y a une rétro-commission aux distributeurs, ce qui permet aux distributeurs de gonfler artificiellement ses marges sans en avoir l’air ! Il s’agissait tout de même de plus de 30% du prix d’achat…).

 

Que signifie l’engagement de baisse des marges de la distribution sur les fruits et légumes ?

Aujourd’hui donc, il va être demandé au secteur de la grande distribution de baisser ses marges. La conséquence de cette mesure sera, à coup sur un défaussement du manque à gagner sur d’autres produits, bien en évidence sur les étalages.

Mais quels seront ses produits. Nous savons tous que les distributeurs développent de plus en plus leur propres produits (les fameuse marque de distributeurs – MDD), avec de confortables marges (15 à 20 % de marge sur les MDD contre 5 à 10 % sur les marque nationale ; source Fabian Bergès-Sennou). Il y a fort à parier que ce sont ces produits, propres aux distributeurs, qui vont voir leur vente progresser (et donc les bénéfices du secteur de la distribution).

 

Enfin, petite info qui laisse songeur, la grande distribution représente quelques 700.000 emplois. On imagine aisément alors la pression que peut faire valoir ce secteur en laissant entrevoir, par exemple (ce n’est qu’un exemple, pas de mauvais esprit…), de possible licenciements en cas de perte de chiffre d'affaires (il est vrai que, au SMIC, une caissière est surement un très lourd fardeau à porter...). Dans ce contexte, qui peut réellement penser que la grande distribution va baisser ses marges sur les fruits et légumes sans réagir comme il se doit pour toute entreprise à vocation lucrative ? Qui peut aussi imaginer que le consommateur final ne sera pas le dindon de la farce ?

 


Les consommateurs sont appelés à la plus grande attention quant au MDD et à l’évolution de leur prix.

 

Plus encore, il convient de rappeler la nécessité pour les producteurs de pouvoir vivre de leur production et d’instaurer un lien entre producteur et consommateurs au travers des circuit-court. La mode locavore est encore très associée aux bobos. Pourtant, il s’agit bien de la solution d’avenir pour notre alimentation et notre aménagement du territoire.


 

Il s’impose aujourd’hui que les taxes qui pénalisent toujours les consommateurs soient mises au rencard et que leurs soit préférés :

- l’encouragement les circuits-courts : baisse de TVA sur ces produits, prêt de locaux municipaux pour la distribution,aide à la mutualisation des moyens en faveur des circuits-courts,...

- l'indexation de la TVA sur la restauration sur le volume de produits locaux (ce n'est aps si compliqué à faire dans un monde où les volumes et tarifs des fournitures sont consignées!)

- l’apprentissage de la saisonnalité dès l'école et respect de celle-ci dans les cantines

- l’encouragement de la diversification des productions, contre une monoculture qui appauvri les sols et n’aboutie qu’à la spéculation agricole

- la mise en place massive de la distribution en vrac pour un maximum de produits

 

Enfin, libre à chacun d'agir en conscience mais, il est aussi possible d'orienter la distribution en n'achettant pas les produits en dehors de leur saison de production

 

N.B : Bientôt, sur ce site, publication des saisons de production des fruits et légumes. Un rappel toujours très utile.

 

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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