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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:23

Tout le monde connait le bouclier fiscal, objet financier ouvertement destiné à permettre au plus riche de ne pas payer plus de 40% d’impôt. Sous le prétexte qu’il est nécessaire de ne pas trop ponctionner les très riches et de leur permettre d’investir, le gouvernement a décidé en 2007 de leur faire ce superbe cadeau. On se fiche clairement de nous puisque chacun sait que cette mesure n’a pas enrayé l’évasion fiscale ni n’a relancé l’investissement. Ce n’est qu’une lubie, un chiffon rouge agité depuis des années, sans réalité puisque l’investissement ne suit pas, contrairement à la spéculation aveugle au détriment des salaires et du développement d’une société qui se projette dans l’avenir. Le bouclier fiscal est une arnaque qui coute très cher à notre avenir.

 

Aujourd’hui, plusieurs députés proposent de mettre en place le bouclier rural. Destiné à pallier la faillite des politiques d’aménagement du territoire, il propose un projet législatif d’une dizaine de point destiné à redonner du sens à la solidarité territoriale via l’égalité d’accès aux services publics de santé (médecine générale à 20 minutes maximum de trajet automobile, maternité à 45 minutes, bureau de poste à moins de 20 minutes...), la remise en dynamique des partenariats entre collectivités, l’orientation des activités bancaires en faveur des PME et TPE, le développement de la couverture  numérique,… (pour plus d’informations, voir le site dédié). Portée par l’opposition parlementaire, cette proposition sera sans avenir dans la législature actuelle, retoquée par pure stratégie politique sous couvert d’arguments plus ou moins étayés. Son avenir sera surement labouré à grand coup de politique libérale.

Plus loin, plus beau, plus fort

Nous proposons d’aller plus loin que cette politique en faveur des territoires ruraux. Si nous partageons le constat de la paupérisation de ces territoires, nous ne pensons pas qu’il soit suffisant de proposer un plan dédié à leur sauvegarde a priori. Nous pensons au contraire que le regain rural passe par une véritable politique d’aménagement du territoire mettant en dynamique les territoires ruraux, semi-ruraux, périurbains, urbains,… Ne créons pas de déséquilibre des politiques mais organisons plutôt la solidarité par l’inextricable relation indissociable (et même « indissociale » - néologisme !) entre les territoires.

 

Nous proposons donc la mise en place d’un bouclier durable. Nous disposons de technologies formidables, de connaissances jamais égalées, d’expériences des politiques. Mettons cela en synergie pour définir une véritable politique d’aménagement des territoires et un politique profitable à chacun à chaque échelle.

Par l’absurde par exemple, nous pouvons tout à fait comprendre que la ville de Paris ne produira jamais de blé ou que les pécheurs de Boulogne sur mer ne développeront pas le maillage numérique du territoire. Autrement dit, nos territoires ont des spécificités et des atouts qu’il s’agit de favoriser, avec l’attention indispensable aux mutations permanentes de la société et de ses besoins.

Trois propositions

Incitation à la consommation responsable

Si nous partageons les propositions du bouclier rural, nous proposons d’y adjoindre une véritable politique de circuit-court par exemple mettant en relation étroite de collaboration active les territoires paysans avec les besoins citadins. Au travers de réseaux de distribution de proximité (voir ici l’intérêt de la démarche) alimenté par les producteurs locaux, il devient possible et rentable de maintenir et de diversifier l’activité paysanne, ce qui crée de l’emploi, de la diversité biologique, de la protection des territoires et de la biodiversité et du lien social et économique.

 

Nous proposons également une politique fiscale favorable à ces circuit-courts. En effet, vous savez que nous somme partisans de la suppression de la TVA (voir ici l’article exposant l’intérêt d’en finir avec cet impôt sur la consommation qui est injuste socialement et ne pousse pas à la qualité). Nous proposons la mise en place d’une « taxe qualitative » prenant en compte l’origine et la saisonnalité des produits ce qui permettra de relancer l’intérêt pour les produits locaux et de saison tout en participant au maintien d’activité paysanne sur nos territoires. Cette mutation que nous appelons de nos vœux impose également une éducation à la citoyenneté et la mise en place au sein de l’éducation nationale, de passerelle entre chacun. Comment peut-on encore tolérer, voire s’amuser (quel cynisme !) que certains enfants pensent que les poissons sont rectangulaire et pannés ! Comment se satisfaire que de nombreux foyer mange au soda ? Qui n’a pas vu le 16H30 dans les écoles où de nombreux enfants goutent de biscuits et de bonbons ? Celui-là serait choqué et mériterait une visite guidée.

L’éducation : comment s’en passer !

Voilà donc qui nous amène au second grand développement que nous proposons. L’éducation doit être l’une des pierres angulaire du bouclier durable. Il est intolérable de se satisfaire du positionnement consumériste des associations de consommateurs qui ne cessent de défendre la liberté de choix et de produits peu cher quant il s’agit d’éduquer au libre choix et de participer à une consommation de qualité et réfléchie. Leur responsabilité est énorme dans la faillite intellectuelle de la consommation, de la dénaturation de la nutrition, de l’acculturation généralisée ou encore dans la surconsommation prédatrice d’environnement, de lien social et de temps de cerveau disponible à l’éducation… Les politiques de relance de la consommation ont fait long feu et nous plongent dans le mur. Pourquoi ? Pour les raisons évoqués juste avant mais également parce que notre économie, dédiées à la production de biens et de services fonctionne à coup d’énergie et de ressources naturelles. C’est un fait. Pour fabriquer une voiture, un cahier ou un steak-frites, il faut de l’énergie, des métaux, du bois, de l’eau, des nitrates,… Cette situation nous conduit à la dépendance énergétique, à la dépendance des importations, à la prédation des milieux naturelles,… Ce n’est tout simplement plus possible. La mise en place de politique d’éducation en faveur du développement de l’esprit critique, de la connaissance des territoires et de la société sera l’une des garanties de la d‘une société responsable et pérenne.

Fiscalité : outil collectif incitatif

Nous en arrivons donc au dernier point puisque nous proposons de relancer l’économie de notre pays, non pas par l’abondement du budget national par la TVA (50% des recettes annuelles… On comprend bien ces politiques de relances par la consommation qui ne sont finalement que l’aveu d’un manque d’imagination), mais plutôt par l’abondement au travers de recettes responsabilisées. Revoyons tout d’abord les finances publiques en analysant de prêt les gabegies exposées régulièrement par la cours des comptes et mutualisons à l’échelle ad-hoc certains services (quel est la logique d’une administration délimités par des lignes tirées sur des cartes en papier quant il s’agit de la distribution du courrier, de la gestion des réseaux d’eau ou de déchets ou encore de l’accès à l’école ?).  

Imaginons des politiques non pas basées sur le toujours plus de recettes mais sur le moins de dépenses induites.

Nous savons bien que certains produits, certain comportement ou certaines activités ont un bilan social négatif (production de plus de nuisance que de satisfaction). Comment, par exemple justifier la production de quantité astronomique de viande de bœuf ou de lait qui mène au surplus quand on sait qu’une viande rouge par semaine suffit (nous ne sommes plus des hommes préhistoriques !) ou que la production laitière est une filière en faillite complète (les producteurs perdent d’autant plus d’argent qu’il produisent plus de lait, étranglés qu’ils sont par les centrales d’achat surpuissantes et par le manque de perspectives) ? Comment justifier les extractions imminentes de gaz de schistes pour produire, toujours plus de CO2, de danger de microséismes, de contamination des nappes d’eau. Comment justifier la publicité pour les voitures quand, dans le même temps, les transports en commune ne sont pas cohérents et, les pots d’échappement de plus en plus nombreux ? Pourquoi taxer autant le conducteur de la Creuse ou de la Lozère qui n’a pas le choix et le francilien qui peux décemment faire en 30mn son trajet ? Comment également blâmer le francilien qui prend sa voiture pour faire 1H de trajet quand les transports en commun parisiannocentrés ne lui offrent que 90mn de promiscuité et d’insalubrité ?

Fin 2010, la norme ISO 26000 a été lancée, relativement à la responsabilité sociétale. Il serait en réalité temps de mesurer le rapport positif/négatif des activités et de les taxer en fonction de cette indicateurs. Nous savons bien que ces indicateurs sont changeant aussi, nous proposons, pour chaque filières industrielles par exemple, la mise en place, en fonction des connaissances du moment, de tableaux de bord des impacts, permettant de définir cet indicateur positif/négatif. On peut imaginer, par exemple l’utilisation des données telles que le montant des subventions reçus, le montant des investissements, le nombre d’emplois, la répartition des salaires, le nombre d’hommes et de femmes employées, les origines géographiques des produits utilisés, les quantités de déchets générées, les volumes d’eau et d’énergies économisées d’une année à l’autre,…

La consommation responsable n’est pas que possible. Elle est indispensable

Il n’est pas impossible de construire une société qui imagine son avenir ou qui, à défaut, se donne les moyens devoir émerger ses perspectives.

Si nous soutenons l’initiative du bouclier rural, nous pensons qu’il mérite une autre envergure en embrassant l’ensemble de la société. La mise en place d’un bouclier durable permettra de quantifier les efforts et la responsabilité sociétale de chacun et d’orienter production et consommation en faveur de pratiques profitable à chacun. Ce plan doit s’accompagner de mesure forte en faveur de l’éducation permettant notamment de développer l’esprit critique de chacun et la réflexion quant au comportement et aux conséquences.

 

Nous souhaitons ardemment que le bouclier fiscal soit oublié, et avec lui l’ensemble des politiques reposant sur la consommation car elle ne mène qu’à la prédation environnemental et sociale. Nous souhaitons une réorientation des sources de recette de l’état à partir des activités les moins sociétalement-compatible. Aurons-nous la grandeur de réaliser qu’il est urgent de relancer, non pas la consommation, mais plutôt l’aménagement des territoires géographiques et sociaux ? Nous le souhaitons.

 

Si vous trouver que cet article est vraiment exceptionnel, si vous souhaitez réagir, contredire, apporter des arguments ou nous proposer des débats par exemple, nous sommes ouverts à la discussion !

Ecrivez-nous à consommateurs.responsables@gmail.com.

 

Enfin, n’’hésitez plus et rejoignez-nous ! (écrivez-nous si vous souhaitez participer à l’aventure de notre avenir)

 

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Published by conso-responsable - dans Consommation
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commentaires

fabien bazin 08/02/2011 08:31


Bonjour, je suis fabien bazin et je travaille depuis deux ans sur le concept de bouclier rural. A la lecture de votre papier, je tenais à vous indiquer que le bouclier rural réserve une place
importante à l'école en s'inspirant en particulier des théses de Jacques Levine et des expérience menées dans les aires rurales d'éducation concertée...qui reprennent assez précisément vos
propositions...Par ailleurs, le bouclier rural veut promouvoir " la rehumanisation des villes et la revitalisation des campagnes" en aucun cas opposer urbains et ruraux...nous nous retrouvons donc!
A votre disposition pour en parler...amicalement


conso-responsable 15/02/2011 14:05



Bonjour.


Comme vous l'aurez vu, je suis un fervent supporter du bouclier. Je vous ai adressé un message vendredi 11 février par e.mail (via mon e.mail personnel) qui contenait un document joint. J'ai
utilisé cette méthode car, via le blog, il ne met pas possible de joindre un document.


Pourriez-vous me donner votre avis sur ma proposition. Il me semble que nous tenons un sujet d'envergure et porteur. Il s'agit d'une vraie vision d'avenir pour notre société, ce qui est inédit
depuis des années (des dizaines d'années !). Je pense que nous devons soutenir l'idée au quotidien, intéresser, faire adhérer au projet, produire de l'information, la diffuser,... tel est le sens
de ma proposition.


Dans l'attente de vous lire et de connaitre vos impressions sur ma propositions, recevez mes plus cordiales et amicales salutations.


Conso-Responsable