Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : conso-responsable.over-blog.com
  • conso-responsable.over-blog.com
  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
  • Contact

Rejoignez-nous ?

Contacter nous en écrivant à consommateurs.responsables[@]gmail.com

 

Rejoignez-nous pour défendre la consommation responsable et faire avancer sa prise en compte par tous

 

Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

Recherche Dans Ce Site

2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 10:51

La Publicité pour les produits alimentaires est une source sans fin de débats. Voyons ici un tout petit bout du problème au travers des dépenses énergétiques.

Quelle énergie dépensons-nous ?

Si l’homo sapiens dépensait environ 3500 kcal par jour, il faut reconnaitre, même s’il reste des inconnus à son sujet, qu’il avait une vie autrement plus rude que la nôtre. Chasseur, travaux de force, marcheur,… Il avait de gros besoin qu’il pouvait satisfaire par un régime omnivore à base de plantes et de viandes.

Aujourd’hui, les recommandations émanant des organismes internationaux ou nationaux se situe plutôt autour de :

  • - 1500 à 2000 kcal pour les enfants
  • - 1800 à 2200 kcal pour les femmes
  • - 2200 à 2700 kcal pour les hommes 

Bien entendu, ce ne sont que des moyennes et, en fonction des activités, il y a bien des différences. Une femme qui allaite aurait besoin de 550 kcal supplémentaires par jour. Un ouvrier effectuant des travaux de force pendant 8H aura besoin de 1500 à 2000 kcal supplémentaires. Une heure de courses à pieds coute environ 700 à 1000kcal. Un nageur parcourant 2km en 1H aura besoin pour cela de 400 kcal quand un nageur de haut niveau dépensera plutôt 1000kcal par heure

 

On le voit, les moyennes sont bien pratiques mais, la réalité est bien différente puisque chacun doit adapter sa consommation d’énergie en fonction de son activité.

De où provient cette énergie que nous dépensons ?

Cette énergie, nous nous la fournissons au travers de notre alimentation grâce aux nutriments que sont les protides, les lipides et les glucides. On peut noter, par exemple que :

  • - 1 g de protides fournit 4 Kcal
  • - 1 g de lipides fournit 9 Kcal
  • - 1 g de glucides fournit 4 Kcal

 

Les produits que nous mangeons ou buvons contiennent ces nutriments en quantité variable. La quantité d’énergie que nous absorbons (disponible pour nos activités et notre fonctionnement métabolique) correspond donc tout simplement à la somme des quantités d’énergie fournies par chacun de ces nutriments.

La publicité est irresponsable

Certain message (en tout petit, bien sur !) nous informe sur la relation indispensable « manger-bouger », ce qui signifie qu’il est indispensable, pour une santé optimale de faire de l’exercice et de ne pas se contenter de manger, manger et manger encore ! C’est tellement évident.

TVenergie

Pourtant, ces messages cachent une réalité que nous combattons. En effet, au travers de ces messages on comprend en réalité l’acceptation généralisée de la société de consommation. Il serait tellement plus pertinent d’inviter chacun à ne consommer que ce dont il a besoin ! Au lieu de ça, nous sommes encouragés à consommer des aliments (et pas toujours les meilleurs) et à bouger pour brûler ces calories ! Il serait plus intéressant de ne pas gaspiller (c’est bien de ça dont il s’agit) et d’apprendre à chacun à gérer ses besoins calorifiques et alimentaires.

 

Certaines publicités utilisent l’image de sportifs, d’acteurs ou autres "célébrités" pour vanter tels ou tels produits. Ainsi, un sportif qui mange des barres chocolatées a beau jeu de nous dire « hum ! c’est bon ! » quand sa dépense énergétique quotidienne est autrement différente de celle des cibles de ce message publicitaire, au fond de leur fauteuil. Cette démagogie est assez dangereuse en assimilant les personnes aux dépenses énergétiques importantes à monsieur ou madame tout-le-monde. Ces messages sont en réalité des poussent-au-gaspillage. Et ils posent des problèmes de surconsommation d’énergie alimentaire, puis, à terme, d’obésité et de santé publique, sans oublier la surproduction alimentaire qui impacte sur la qualité des sols, de l’eau, de l’air,… C’est une catastrophe.

 

Il n’est pas ici question de tout rejeter en bloc. Il s’agit plutôt à chacun de comprendre que la publicité ne vante pas un monde réel et que son objectif n’est pas informatif mais commercial. Certes, cela semble évident à dire ou à lire mais combien de personne ont en tête cette différence d’intérêt entre la publicité et les produits vantés d’une part et, notre santé et notre alimentation d’autre part ?

Nos propositions

Nous proposons donc ici une meilleure prise en compte des consommateurs basé principalement sur le respect. Pour cela, nous demandons :


  • - une information visible relativement à l’énergie apportée par les aliments et notamment une indication par rapport à l’apport énergétique de ces aliments dans une journée classique avec une alimentation classique (cela permettrait d’évaluer l’apport énergétique « superflu »)
  • - la mise en place d’une véritable pédagogie, dès la plus petite enfance destinée à faire connaitre les produits, le lien avec la santé et l’environnement et surtout apprendre à chacun à « s’écouter » ce qui permet de comprendre intuitivement ses besoins (l’image d’Epinal de la femme enceinte qui a envie de fraise traduit bien cela. Cela signifie que, son corps changeant, la femme enceinte est très à l’écoute de son corps et de ses besoins qu’elle peut satisfaire de façon juste en bénéficiant d’une éducation à l’amont lui permettant de comprendre les besoins que lui fait ressentir son corps. Sans cela, ce sera des charges pondérales superflues et acquises quasiment pour toujours) 

 

Enfin, nous demandons que les produits n’ayant aucun lien avec l’alimentation primordiale ne soient plus qualifiés de produits alimentaires. Certes, ce serait une révolution mais, face à cela, il suffit de rappeler que l’alimentation est un besoin vital, contrairement à une barre chocolatée, un soda ou autre alcool et biscuit apéro !

Pour en rajouter une couche

Le consumérisme, nous le voyons ici encore une fois, prône le développement de la consommation, de toutes les consommations. Y compris les produits les plus inutiles ou, a minima superflus. Nous ne sommes pas opposés à la consommation de superflu qui représente en réalité des sources de plaisir. Nous sommes en revanches opposé à leur consommation non-maitrisée et à leur assimilation à des produits alimentaires.

 

Pierre Desproges disait déjà que « le superflu n’est inutile qu’à ce qui pense que le nécessaire est suffisant ». Nous pensons, tout comme lui, que ces superflus sont utiles, notamment à la création de bonheur mais qu’il importe de ne pas les faire passer au statut de nécessaire (là, on touche à l’addiction). La publicité et le consumérisme sont bel et bien les catalyseurs de ce transfert. Luttons contre eux au travers de l’éducation et de la connaissance dans une société responsable.

 

Pour réagir, faire des propositions, apporter des contradictions ou des témoignages, écrivez-nous.

Pour apporter votre pierre à l'édifice, et participer activement, rejoignez-nous !

 

Nous vous rappelons également la possibilité pour chacun de renseigner la base de données de la composition des produits et nous vous invitons à nous aider à la rendre la plus volumineuse possible.

Partager cet article

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Alimentation
commenter cet article

commentaires