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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 14:04

Daniel Boy, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences-Po conduit, chaque année pour le compte de l'ADEME, un baromètre sur les Français et l'effet de serre.

L'enquête 2013 priorise emploi et pouvoir d'achat. Loin devant toutes les questions environnementales.

Nous ne revenons pas ici sur le "pouvoir d'achat". Nous le considérons comme un faux-nez symbolique d'une société qui ne sait pas où elle va et qui se contente de chercher les moyens d'y arriver. La TVA rapporte environ 50% des recettes du pays donc, la consommation et son corolaire qu'est le pouvoir d'achat ont une importance démesurée. A l'aval, ces recettes ne sont employées que pour faire "tourner la machine" et aucunement pour faire "tourner le volant". Ainsi, cette sacralisation du pouvoir d'achat nous conduit vers on ne sait quoi qui, par pudeur et facilité politique, n'est jamais appelé autrement que "la croissance". Nous avons déjà largement abordé ce sujet et l'immonde qu'il recouvre. Nous y reviendrons plus tard.

 

Daniel Boy nous "apprend" ainsi, au travers de l'étude qu'il a conduite, que "le réchauffement n'est pas le premier problème des gens".

Faisons court.

Il a tord et raison en même temps.

Il a raison

Chacun se sent impuissant individuellement et donc personne n'a les moyens, individuellement d'agir. En effet, éteindre la lumière en sortant d'une pièce n'empêche aucunement le réchauffement de se poursuivre ! En revanche, maitriser globalement (à grande échelle) la consommation énergétique pourra avoir un impact.

L'ironie pourrait nous mener à voir dans ce résultat un signe de la confiance des citoyens envers les dirigeants politiques. En effet, les points d'intérêts majeurs sont des sujets "micro-échelles" et donc du ressort exclusif de chacun quand les problèmes environnementaux sont globaux et donc "macro-échelles". De fait, cette étude pourrait refléter un intérêt de chacun pour son quotidien et une confiance en ses représentants pour les questions à macro-échelle. Il n'est est bien sûr rien ! (l''étude n'est en outre pas menée en ce sens).

Autre problème, l'impact des actions d'aujourd'hui ne se mesurera que dans plusieurs années. Autrement dit, à une échelle différente de celle qui importe aux décisionnaires politique. De fait, il est finalement contre-productif politiquement d'instaurer des politiques de maitrise de l'énergie. Et ainsi, on, continue comme avant avec une foi quasiment mystique dans l'impossible de l'inéluctable.

Il a tord

L'impuissance individuelle se conjugue avec l’insolent mépris des décisionnaires sur ces questions, ce qui amène chacun à être confronter à ce problème. Depuis des années, certains d'entre nous ont adopté des comportements vertueux et sont encore aujourd'hui une minorité minoritaire face à une majorité informée mais nonchalante voire résignée. Le problème principal, c'est surtout cette résignation et ce fatalisme qu'on pourrait facilement qualifier de niais s'il n'était dramatiquement dangereux. Tout comme le refus de s'attaquer aux problèmes sociétaux amène au pouvoir les idéologies extrémistes, refuser de s'attaquer aux problèmes sociétaux liés à la part anthropique du changement climatique conduit à une extrémité sociétale. Pire encore, cette dernière est snobée (ce ne sont que des scientifiques qui le disent !) et sous-estimée. Quand le train avance sur des rails de plus en plus défectueux, le déraillement est inéluctable.

Bilan : difficulté du quotidien et argument du fatalisme OU comment scier la branche sur laquelle on est assis

Finalement, que, retient-on de l'étude de Daniel Boy ? Tout simplement qu'aujourd'hui prime sur demain. Aujourd'hui, il me faut du boulot et manger (emploi et pouvoir d'achat). Le reste passe après. Peut-on blâmer qui que ce soit pour cela ? Bien sûr que non. Quoi de plus humain ! Dans ce monde où manger n'est même plus une évidence (il faut de l'argent pour pouvoir avoir le droit de manger), la priorité est donc mise sur l'objectif et les moyens d'y parvenir, à savoir le pouvoir d'achat et l'emploi. Ces tracas quotidiens sont humains. En revanche, les questions à macro-échelle ne sont pas de notre responsabilité individuelle mais le sont de notre responsabilité collective. Or, dans nos système, nous avons organisé la délégation via un système démocratique qui rend nos élus tributaires et responsables de la prise en compte des questions sociétales (donc à macro-échelle). Il faut donc s'interroger, non seulement sur la qualité de ce système de délégation et la qualité de sa représentativité mais également sur notre capacité à accepter les évidences. Individuellement. Autrement dit, si un gouvernement prend, enfin, la juste mesure du changement climatique et en tire les conclusions sur le plan législatif, la société est-elle prête à ne pas le sanctionner pour retrouver ce paradis perdu qui a le goût du passé révolu ? Pas si sûr...

 

Nous vivons dans un monde qui ne nous offre que peu de temps pour anticiper. De fait, nous priorisons le présent. L'étude de Daniel Boy le montre parfaitement. Si cette étude pouvait servir à éveiller les consciences... Nous craignons qu'elle ne soit que ce qu'elle est (et ce qui n'est que son ambition légitime) : un constat.

De fait, comment changer de paradigme ? Comment cela-est-il possible ? Avez-vous des idées ? Des propositions ? Il est largement temps de mettre en commun nos idées, nos bonnes idées, dos proposition. De les confronter, de les sublimer. De faire pression pour qu'enfin, nous puissions évoluer dans une société apaisée, durable et respectueuse de chacun.

 

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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