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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:33

Le vingtième siècle a accouché de sa propre perte. Largement inspirés par le modèle américain, les pays occidentaux ont construit un monde où la finance et le crédit ont provoqué l’aveuglement général et instauré une géopolitique mondiale incapable de sortir de la misère des millions de personnes.

 

Nos sociétés sont tellement pieds et poings liés par la finance qu’il est devenu strictement impossible de proposer des modèles alternatifs qui ne s’appuie pas au préalable sur une rupture nette avec des pratiques qui ont fait la preuve de leurs caractères archaïques et dévastateurs. En France par exemple, les recettes de l’état sont abondées à quasiment 50% par le TVA (donc la consommation) quand, dans le même temps, la contribution républicaine qu’est l’impôt est parfaitement inégalitaire, qu’il s’agisse de l’impôt concernant les particuliers ou les entreprises. Exonérations, niches, paradis fiscaux, évasion fiscale,… Autant de moyens assez simples d’accès qui permettent aux moins aisés de constater que les plus aisés contribuent proportionnellement moins qu’eux. Où est passé l’idéal d’Egalité de la République ?

Pire encore, cet automne 2011, de plus en plus de bruits courent quant à une possible augmentation de la TVA ! Ce scandale, symptomatique de l’archaïsme ambiant, doit s’arrêter. Les flux financier génèrent des ressources qu’il s’agit non seulement de raisonner, depuis leur origines jusqu’à leurs allocations, mais qu’il conviendrait également de mettre à contribution. Comment tolérer qu’un smicard qui achètent du lait pour ses enfants contribue, par le biais de la TVA, quand les sommes colossales brassées par les spéculateurs ne sont soumises à aucune taxation ? Réveillons-nous !!

 

Autre exemple parfaitement scandaleux : le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière). Cette structure, présidée par un ancien du FMI (Fonds Monétaire International), a pour objectif, après une procédure d’accord basée sur l’unanimité, de permettre aux états membres de la zone Euro, d’accéder aux marchés financiers à des taux acceptables. Abondé par les états, il a ainsi mission de permettre à ses états de continuer à pratiquer sur un mode qui a mené à la crise actuellement. Autrement dit, ce FESF garantit donc au système financier de continuer à abreuver les états de dettes. Ce tour de passe-passe se fait, bien entendu au détriment de l’avenir des pays de la zone euros puisque les fonds alimentant ce FESF ne sont pas disponibles pour l’innovation, la santé, l’éducation, la culture,…

Le monde connaissait déjà le FMI, voici donc le FESF… Un nouvel outil au service de la finance et de la création monétaire qui ne justifie son existence qu’en négligeant les 322 millions d’habitants de la zone euros, ainsi que l’ensemble des partenaires économiques de ces pays. La finance prédatrice s’organise et nous ne sommes que spectateurs. Réveillons-nous !!

 

Si vous n’êtes toujours pas convaincu que nous sommes en train de nous faire plumer par le monde de la finance, rappelez-vous la déclaration du patron de la BNP il y a quelques semaines quand celui-ci assurait que sa banque n’avait nul besoin d’une nationalisation partielle de son capitale. Bien entendu ! C’est une évidence ! Il sait parfaitement que si les dettes des états font peser de vrais risques sur son établissement, il sait aussi que le FESF et l’inertie du système, alimentée par la peur du changement, lui garantit de pouvoir continuer à proposer des crédits et ainsi de faire croitre son chiffre d’affaire. A lui ensuite de réorienter si nécessaire ses activités sur des marchés spéculatifs moins risqués tels que l’alimentation ou les matières premières par exemple…Lui et ses alter égo alimenteront également un peu le monde de l’entreprise mais, face à leur peur viscérale du risque (puisqu’ils ne pensent qu’en terme de coût/bénéfice), ils ne s’engageront surement que très timidement vers les industries et services novateurs et donc générateurs d’emplois et d’amélioration des conditions de vie. Le conservatisme intrinsèque de ses établissements ne nous conduira qu’à assister à une fuite en avant au profit des banques et du système financier dans son ensemble. Une fuite en avant qui s’apparente pourtant très nettement à une chute vertigineuse. Réveillons-nous !!

 

Plus flagrant encore est le rôle des (trop) fameuses agences de notation. Celles-ci, un peu comme dans une cours de récréation, décernent des satisfécits ou des avertissements quant tels ou tels ne se conforment pas aux exigences permettant d’avoir une bonne note. Pourtant, si nous sommes régulièrement alimentés en information relativement à la dégradation, à l’alerte ou au maintien des « bonnes » ou « mauvaises » notes, aucun média ni aucun dirigeant ne prend la peine d’exposer la règle et les objectifs de ce jeu infâme. Ceux-ci sont pourtant simples puisque ces agences de notations disposent tout simplement de critères d’analyse qui, au final, leur permettent de procéder à une quantification de la santé des sociétés analysées et donc de décerner une note. Tout le problème réside donc sur ses critères et sur l’analyse qui en est faite puisque cette dernière, parfaitement dogmatique s’appuie sur le modèle de la finance reine, celui-là même qui nous a mené dans le mur actuel de cette crise qui ronge l’avenir de chacun. En d’autres termes, chaque société notée par ces agences se doit aujourd’hui d’assurer une stratégie d’ouverture et de facilitation d’accès aux marchés financiers, sous peine de se voir dénoncer comme étant un mauvais joueur. Les conséquences sont désastreuses puisque les « mauvais élèves », comme la Grèce par exemple, se voient attribuer des notes de plus en plus mauvaises, ce qui permet au marché financier de procéder à des hausses de taux d’intérêt et donc de gagner de plus en plus au travers de leurs prêts. Au final, ces agences de notation se sont instituées en gardien farouche d’un système financier dominant et exclusif, au profit exclusif de ce système, spéculatif et irrationnel et au détriment de la liberté des sociétés à disposer de leur avenir autrement que sous ce joug financier. Réveillons-nous !

 

Certains ont tenté, plus ou moins honnêtement, de théoriser une « alternative » sous la forme du développement durable. Pourtant, aujourd’hui, en 2011, nous pouvons constater que le monde ne tremble que sous les sentences des agences de notations financières. Aucune agence de notation sociale, culturelle ou environnementale n’a vu le jour. D’ailleurs, verraient-elle le jour que chacun leur rirait au nez en ne voyant là qu’artifice, luxe ou gadget tant il est évident que la finance est reine. Réveillons-nous !

 

Nous n’allons pas ici nous attarder sur la dynamique de soubresauts boursiers. Simplement, ce mardi 1 novembre 2011, après que les spéculateurs aient tiré leurs bénéfices des cadeaux sans contreparties annoncés jeudi 28 octobre 2011 par les dirigeants européens, les responsables grecs ont annoncé leur intention de procéder à un référendum sur les plans d’austérité. Le résultat, très malheureusement prévisible a été un vent de panique boursier avec, par exemple, une chute de 5,38% du CAC 40 (largement entrainé par la Société Générale, la BNP et le Crédit agricole avec respectivement des chutes de 16,23%, 13,06% et 12,53%). Ce résultat traduit en réalité l’absence de confiance du système financier à l’égard des décisions démocratiques. En effet, il semble évident à chacun que le peuple grec se prononcera contre cette austérité insupportable qui le fait plier et lui aspire son avenir voire son indépendance (indépendance déjà largement perdue pour ce qui concerne son économie).

Le système financier a ouvertement signé, ce mardi 1 novembre 2011, sa posture conflictuelle avec la démocratie.

Allons-nous tolérer cela plus longtemps ? Pensons-nous réellement que ce ne soit là qu’un problème grec et que jamais cela ne se produira chez nous ? L’ensemble des dirigeants européens s’est élevé, de concert avec les bourses mondiales, pour dénoncer le danger de demander son avis au peuple. Cette situation en peut plus durer. Cette situation ne doit plus durer. Réveillons-nous.

 

Il est urgent, indispensable, voire vital, que nous sortions de cette spirale dévastatrice dans laquelle nous sommes enfermées. Nous avons, au XXème siècle, fabriqué une société de consommation dédiés au toujours plus dont le système financier, s’est emparé à son propre profit, allant jusqu’à oublier le principal : les centaines de millions d’humains qui vivent et survivent sur cette terre. Alliés objectifs de cette société et défenseurs de l’accès au crédit pour assurer la consommation et par la-même la croissance, les associations consuméristes ont pris une grande part de responsabilité en ayant assuré, non la défense des consommateurs, mais bien la défense de la consommation. Cet archaïsme doit, lui aussi, cesser. Nous appelons ainsi chacun à dire définitivement son refus d’une fuite en avant d’un système qui a démontré non seulement ses limites, mais également son incapacité intrinsèque à imaginer ces limites.

 

Si vous aussi, vous partagez ce constat d’une société à la dérive, gangrénée par la finance et le jusqu’auboutisme consumériste, nous vous invitons à vous regrouper.

Nous sommes des millions à porter un message d’indignation et de ras-le-bol contre cette société et ces prédateurs. Nous sommes des millions, toujours trop isolés, qui pourrions porter haut et fort ces messages en nous regroupant.

 

Nous vous invitons à nous contacter afin que nous mettions en place ce mouvement sous forme associative, permettant de prendre le poids nécessaire pour porter nos convictions, pour les partager et les mettre au débat. Nous vous proposons, ensemble, de disséminer sur tous les territoires notre envie constructive d’une société responsable. Plus que jamais, il est de notre devoir collectif de défendre la démocratie au sein d’une société respectueuse de chacun, d’une société qui accepte que le consumérisme est une partie du problème, une société qui s’appuie sur le progrès social et culturel et sur la recherche collective d’un cadre de vie digne et pérenne.

 

Ecrivez-nous, envoyez-nous vos propositions, vos commentaires, vos remarques.

consommateurs.responsables@gmail.com est là pour vous. Pour nous tous.

Parlez-en autour de vous, diffuser ce message afin que, collectivement, par effet domino nous puissions aboutir à un mouvement de masse destiné à ce que chacun, nous puissions crier et mettre en application ce trop urgent :

Réveillons-nous !!

 

 

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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