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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 12:23

Notre société repose énormément sur la consommation d’électricité dont l’accès, facturé, rentre dans le giron des frais incompressibles. A ce titre, cet accès ne peut en aucun cas être mis dans les mains de la spéculation financière au risque de l’installation d’un marché excluant les plus démunis et se détachant de sa mission de service au profit d’une logique commerciale à but uniquement lucratif.

 

Constat : l’accès à l’électricité n’est pas garanti – la concurrence nous est imposée

Depuis la libéralisation du marché de l’électricité mise en place le 1er juillet 2007, au nom du l’instauration de la concurrence libre et non-faussée, chaque français a aujourd’hui la possibilité de choisir son opérateur de fourniture d’électricité. Chacun d’entres-nous est ainsi en mesure de se plonger dans le marché d’un droit qui devrait pourtant, à bien des égards, rester du ressort de la collectivité pour permettre d’assurer un accès digne à chacun, tout en condamnant les comportements tendant aux gaspillages.

 

Si le retour aux tarifs réglementés est a priori possible, sous certaines conditions, et ceux jusqu’au 1er juillet 2010, la donne va bientôt changer et, bien entendu, les dindons de cette funeste farce seront, encore une fois les consommateurs. En effet, moins de 4% des français ont changé d’opérateurs pour se tourner vers le secteur privé. Alors que la crise économique, le poids croissant du chômage et la hausse de la précarité devrait inciter à une politique favorable à un accès pérenne et engagé dans une dynamique d’économie d’énergie, nous allons assister à l’exact contraire. En effet, la concurrence ne fonctionnant pas, le gouvernement semble bien décidé à passer en force.

 


Aujourd’hui : le gouvernement veut installer de force la concurrence

Le projet de loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) prévoit l’obligation pour EDF, à partir du 1 janvier 2011, de revendre jusqu’à 25% de sa production à ses concurrents. Rappelons ici que cette production d’électricité (et notamment les infrastructures) est financée par les contribuables et abonnés à EDF qui font devoir ainsi voir partir au secteur privé une partie de ce bien collectif. Les conséquences sont assez simples.

  • - EDF va augmenter ses tarifs pour compenser une partie de ce manque à gagner
  • - les fournisseurs privés vont pouvoir, sans investissement concernant la production (c’est Edf qui paie), augmenter leur marge commerciale
  • - la maintenance des installations de production d’électricité va pâtir d’une baisse des investissements ce qui induira une baisse de la qualité de la production et, de fait, une baisse de l’intérêt des investisseurs pour la France ou les infrastructures sont l’un des attraits principaux.
  • - à l’heure ou BP déverse des tonnes de pétrole dans le Golfe du Mexique, la France prend la voie d’une privatisation qui va engager EDF sur une politique d’optimisation des coûts, de gestion des risques à flux tendu et va donc installer le spectre du risque d’accident (y compris sur les centrales nucléaires)
  • - le marché s’ouvrant de plus en plus à la concurrence, la spéculation énergétique va suivre, laissant, là encore, entrevoir des dérives tarifaires.

 

Dernier points, rappelons que la loi anti-trust au Etats-Unis provient d’une entente entre les producteurs pétroliers sous couvert fédéral. Nous voici prêt à vivre la même situation.


 

Conclusions

Complètement à contre-courant de l’histoire et du progrès, le gouvernement français se prépare donc à saborder son outil industriel, son potentiel d’investissement dans les énergies renouvelables, son attractivité infrastructurelle, une capacité à réguler les tarifs, notamment sociaux.

 

Les consommateurs, vont devoir assumer cette politique de désengagement en faveur du droit à l’accès à l’électricité en se voyant imposer un hausse des tarifs dont ils ne bénéficieront jamais.

 

Revendications

Nous demandons que cette infâme loi NOME soit mise aux oubliettes de l’histoire et qu’une réelle politique publique énergétique voit le jour permettant :

  • - une tarification sociale progressive permettant la chasse au gaspillage
  • - une reconnaissance de la sobriété électrique des consommateurs
  • - des investissements massifs en faveur des énergies durables

Enfin, nous demandons un moratoire sur la politique énergétique Européenne basé sur les trois points précédents et intégrant les impératifs de coopération internationale, notamment une accessibilité aux matières premières profitables à tous.

 

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Published by conso-responsable - dans Energie
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