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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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Les médias représentent pour chacun le moyen de connaitre l’état du monde, ses transformations, ses possibles. Ils permettent ainsi à chacun de construire sa relation au monde et permet de facto l’émergence de comportements adaptés aux conjonctures. La consommation responsable ne peut que se nourrir de l’évolution des médias qui informent, sensibilisent et alertent sur l’évolution de nos ressources, la dégradation de notre cadre de vie, les conditions sociales de fabrication de produits, les tensions internationales, l’évolution des prix,…

 

Pour autant, le secteur des média souffre de deux maux que les consommateurs dénoncent et vis-à-vis desquels il convient d’exercer une vigilance extrême : l’indépendance et le contenu

 

L’indépendance tout d’abord représente la garanti d’une information non biaisée, contrairement aux « médias officiels », bien connue de l’ancien bloc de l’est ou aux médias détenus par des industriels qui imprègnent les lignes éditoriales. Ainsi, en France, nous avons des média qui sont, pour les plus influents, très largement aux mains de groupes industriels du bâtiment ou de l’armement par exemple, secteur hautement stratégiques en matière économique, ce qui impacte immanquablement le contenu des média. A l’heure où plusieurs quotidiens de la presse papier sont en phase de recapitalitation pour éviter le dépôt de bilan, il semble important de dresser un tableau simple mais pourtant incontournable de ce secteur qui, rappelons le ne vit que grâce à ses lecteurs, auditeurs, spectateurs et autres internautes. Ce pan industriel a donc un lien vital avec les consommateurs et les orientations qu’ils donneront, que nous donnerons à notre consommation.

 

Petit calcul à la louche : l’évolution de l’offre l’impossibilité de réponse du consommateur

L’offre de sources d’informations a évolué depuis l’unique presse papier jusqu’à aujourd’hui, 4 types principaux de médias comme on le voit sur le schéma ci-dessous. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des français a augmenté.

 

Evolution offre informations

© conso-responsable

 

Imaginons un consommateur idéal qui panache ses sources d’informations en fonction de possibilités de son temps. Posons qu’un journal papier coute, chaque jour 1 (peu importe l’unité monétaire). Ainsi, d’un point de vue mensuel, le coût de la presse papier sera de 30, posons celui de l’internet à 30, et référons nous au coût de la redevance pour obtenir ainsi un coût radio et TV de 5 chacun (hors chaine payante spécifique). Mis a part que le coût internet est le plus élevé, celui-ci permet l’accès à d’autre service (y compris la TV et la radio, ce qui peut laisser penser, à terme, la disparition de la redevance).

Ainsi, en reprenant schématiquement l’évolution ci-avant, nous arrivons à l’évolution du budget nécessaire suivante.

Budget consommations d'informations

© conso-responsable

 

Très simplement, le budget, à valeur monétaire constante, donc en supposant, très grossièrement une évolution proportionnée du pouvoir d’achat, nous avons donc un budget nécessaire à l’accès à une information plurielle qui a augmenté de 130%. Ces 130% sont compensé par la ressource publicitaire et l’ensemble des ressources privés mais, si elles ne sont pas entièrement couvertes, la pluralité de la presse défaille. Nous sommes dans cette situation.

 

 

Etat des lieux

Evacuons tout de suite la question concernant la qualité des journalistes qui n’aura pas ici d’impact sur la démonstration à venir, si ce n’est, bien entendu sur la qualité du traitement de l’information et, plus largement sur les possibilités d’innovation. Nous y reviendrons mais, encore une fois, sans analyse critique de ce fait.

 

Nous disposons en France d’une dizaine de grands quotidiens nationaux payants et d’une myriade de quotidiens régionaux. En parallèle, la bande FM propose sur l’ensemble du territoire de nombreuses radios nationales et locales, la télévision numérique ou hertzienne regorge de programmes d’information et enfin, Internet propose aujourd’hui des sites spécialisés, en relation ou pas avec d’autres médias « classiques ». L’espace des média doit aussi composer avec l’émergence depuis une dizaine d’année des journaux gratuits qui rassemblent des dépêches et sont donc difficilement qualifiables de support d’information, à moins que l’analyse ne soit pas indispensable à la qualité d’information.

Force est donc de constater que les medias dispose d’un potentiel très large pour toucher les consommateurs en recherche d’informations.

 

Pourtant, la presse papier nationale généraliste est financièrement dans le rouge depuis plusieurs années et perd régulièrement des lecteurs. De même, les sites internet sont déficitaires, quelque soit leur modèle, à savoir l’accès gratuit ou payant sur abonnement aux informations.

La presse audiovisuelle n’est pas dans la même situation et, au niveau national se trouve dans une situation convenable du fait de deux facteurs principaux : d’une part une adaptation au marché en proposant des programmes attirants, ce qui permet de capter le public à l’occasion de la diffusion d’informations et, d’autre part, un dynamisme financier basé principalement sur la diversification des ressources et la mutualisation des charges dans un contexte de constitution de groupe financier.

 

Quels sont les ressources ?

En fonction du média, plusieurs types de ressources existent. Les media publics bénéficient de ressources publiques (issues de la redevance) ce qui leur permet de proposer des programmes d’informations que l’on peut espérer déconnectés d’intérêt privés. Cela vaut pour France Télévision et pour Radio-France par exemple.

Pour l’ensemble des autres medias, il y a deux ressources principales qui sont la publicité et la relation commerciale directe (achat ou abonnement). Notons que, pour les plus importants d’entre eux, d’autres ressources existent tels que les droits issus de la production audiovisuelle par exemple (notamment pour la production cinématographique) ou encore la vente de DVD, les produits dérivés, la téléphonie mobile, ou encore, depuis juin 2010 des paris sportifs. Le recours à ces ressources dépend toutefois du potentiel des médias et de leur « échelle financières » (permettant les investissements, le marketing, la diversification,…). En ce qui concerne la publicité enfin, il faut noter qu’elle est très largement captée par l’une des chaines hertziennes privée qui compose ainsi plus de 55% de son budget. Toutefois, ce chiffre astronomique doit être pondéré d’un effet d’échelle puisqu’un média télévisé aura un besoin de ressources autrement plus important en volume qu’une radio locale !

 

Quels sont les charges ?

Les charges sont classables, très simplement en deux catégories qui sont les charges fixes (salaire, locaux, matériels,…), et les charges variables (hébergement, investissement à terme, achats, abonnement, encours de la dette…).

Ainsi, les grands groupes privés sont-ils détenteurs majoritaires, au sein de holding, de plusieurs médias et disposent de participations dans plusieurs autres. Cette installation de l’information dans la sphère marchande permet d’apporter les capitaux, indispensables au fonctionnement de la presse, mais fait également peser sur elle, le doute et la suspicion quant à la ligne éditoriale et à son indépendance. Plusieurs exemples passés ont ainsi démontré le conflit d’intérêts entre les actionnaires et l’information qui se retrouve biaisée. En effet, imaginons un champion industriel de la construction du pneu qui soit majoritairement propriétaire d’une grande chaine de télévision, il se gardera bien entendu la possibilité de présenter ses innovations sous couverts d’information ou, a contrario, de ne pas faire état de la qualité d’un conçurent ni même, de dénoncer un conflit social ou une malfaçon concernant l’actionnaire majoritaire. Ce risque existe et fait peser sur la qualité et la crédibilité de l’information la fameuse suspicion dont nous avons déjà parlé

 

Quelques ordres de grandeur

En fonction du type de media, le budget est différent et le besoin de ressources également. Ainsi, si la première chaine de télévision française a un chiffre d’affaire d’environ 2,3 milliards d’euros (chiffre 2009) pour un résultat opérationnel de 101 millions d’euros (chiffre 2009). Nextradio TV qui détient notamment 83,3% de RMC présentait un chiffre d’affaire en 2009 de 59,1 millions d’euros pour sa composante radio et un excédent brut d’exploitation de 17,6 millions d’euros. Deux mondes sans commune mesure qui pourtant ont une audience nationale et qui sont en relativement bonne santé. Notons ici que les médias audiovisuelles sont d’accès gratuit ou d’apparence gratuite puisque, même si certain sont soumis à abonnement, il n’y a pas d’acte d’achat direct comme ce peut être le cas d’un journal papier. Cette gratuité réelle ou apparente facilite l’accès à l’information puisqu’il suffit de tourner un bouton, ce qui peut rendre par comparaison fastidieux ou « eurovore » l’achat en kiosque d’un journal.

 

 

Le cas particulier de la presse papier

La presse papier d’information pour sa part présente des chiffres d’affaires du même ordre de grandeur que les radios mais, les charges étant fortes (impression, diffusion n’existent pas dans le monde de la radio !) et les ressources alternatives limitées, le bilan annuel se trouve déficitaire. En effet, les journaux d’informations pourraient se contenter de reprendre les dépêches AFP et de les faires commenter rapidement en procédant à de l’abatage journalistique, produisant une information pauvre et induisant une baisse des ventes et ainsi une spirale infernale débouchant sur la faillite définitive. Le quotidien France-Soir en est un triste exemple lui qui a vu passer ses ventes quotidiennes de plus de 1.000.000 dans les années 1950 en à un peu plus de 22.700 exemplaires en 2010.

La production d’une information de qualité nécessite des journalistes de qualité et une capacité à se projeter sur le lieu des événements. Ces deux points sont indispensables et pèsent sur les charges des journaux (et donc sur leur prix !). Pourtant, il n’est pas imaginable de produire de l’information au rabais, sauf à reprendre simplement les dépêches, ce qui n’est plus alors de l’information mais de la publication, comme nous l’avons déjà signalé.

Autre point délicat, la presse papier dispose de peu de levier pour faire croitre ses ressources, sauf à accompagner sa publication d’une édition spéciale, d’un DVD ou d’un livre part exemple, moyennant un surcoût à la charge du consommateur. Ainsi, la presse papier a-t-elle choisi de se diversifier au travers du média internet, directement ou au travers de filières intégré à un groupe financier en pariant ainsi sur un apport supplémentaires de lecteurs. Notons d’ailleurs ici que le pari initial de la gratuité de l’information en ligne est aujourd’hui largement remis en cause du fait de la faible potentialité des ressources des sites internet gratuit (par la publicité) qui est à opposer aux coûts d’une rédaction journalistique (même si cette dernière est mutualisée avec d’autre vecteur médiatique). De fait, certain media voit leur capital pénétré par des groupes industriels, ce qui apporte donc la suspicion quant à la liberté éditorial et le risque d’une information décrédibilisée, entrainant la baisse des ventes, etc…

Faute de ressource, et face à l’érosion des ventes, la presse papier s’enfonce, jour après jour dans un déséquilibre financier dramatique pour sa survie et pour la liberté même de la presse.

 

 

Le monde de l’édition et de la distribution

L’arrivée d’internet et la diffusion massive de la télévision ont panaché l’offre d’informations préalablement l’apanage de la radio et auparavant de la presse papier. Si pour internet, l’offre n’a pas suffisamment d’ancienneté pour qu’une réelle dynamique soit analysée, en revanche, nous constatons la coexistence de deux modèles économiques, l’un lié à une formule d’abonnement et l’autre lié à la publicité. Notons également la possibilité de mutualisation entre média qui réduit de facto les coûts. En ce qui concerne la radio, la gratuité de la distribution étant un fait, le modèle économique s’appuie sur la manne publique ou sur la publicité et les services connexes tels que, encore une fois, la mutualisation des coûts au sein d’un groupe média par exemple. La télévision enfin dispose, tout comme la presse en ligne des deux modèles économiques, l’un liés au service public, adjoint d’un recours publicitaires, l’autre uniquement basé sur les ressources privés liés à la publicité ou à un abonnement (directement ou vi un bouquet de programme). Dans ce cas, la diversification et la mutualisation des ressources et des charges s’impose.

Quoiqu’il en soit, la diffusion de l’information se fait en mode passif (télévision et radio), semi-passif (internet) ou actif (presse papier) puisqu’il s’agit respectivement d’appuyer sur un bouton pour un accès direct, de surfer et de lire ou enfin de faire l’acte d’achat d’un quotidien. Ces 3 modes de diffusion de l’information n’ont pas les mêmes conséquences budgétaires. Les charges de la presse papiers par exemple sont en effet impactées par la nécessité de l’impression et de la distribution des journaux papiers, ce qui constituent des charges incompressibles (‘sauf à imprimer moins ou à distribuer moins !). Ce fait est fondamental également quant à la relation de proximité et de confiance entre le média papier et ses lecteurs car toute crise économique ou sociale dans ce secteur se reporte mécaniquement sur la presse papier.



Analysons sereinement le monde de média

Voyons une analyse mathématique à la louche du monde des médias en utilisant quelques notations mathématiques très simples.

 

Les charges d’un média sont les charges fixes et les charges variables, soit CF et CV. Ainsi, chaque media aura des charges totales valant C=CF+CV.

 

Face à cela, les ressources sont liées aux consommateurs ou aux services que nous baptiserons hors-champs direct, c'est-à-dire, n’étant pas en relation directe avec l’objet (le cœur de métier) du média. Ainsi, nous écriront les ressources totales comme étant R=RC+RH (RC : ressources consommateurs – ventes, abonnements,…et RH : les autres ressources). Nous pouvons expliciter RC en disant qu’il s’agit du nombre de consommateurs ayant un lien commercial avec ce média multiplié par le prix unitaire du media (c’est assez évident pour la presse papier mais, cela revient au même également pour les autres médias – le coût du spot publicitaire à la mi-temps d’un matche de foot en atteste, lui qui est négocié en fonction des prévisions d’audimat). Ainsi RC=N*T (N : nombre de clients et T tarif unitaire)

 

La rentabilité d’un media est finalement assurée si les ressources sont supérieures aux charges, soit si R>C. On écrira aussi NT+RH>CF+CV qui assure la rentabilité d’un media.

 

Ainsi, en utilisant le symbole grec Sigma pour signifier une somme, nous aurons, pour un secteur média (par exemple pour la presse papier), une rentabilité de groupe assurée en respectant l'inégalité suivante

 Equation presse

où l’indice P signifie que nous nous intéressons à la presse papier.

 

Quels sont les solutions possibles

Augmenter les ressources se fait en augmenter le nombre de consommateurs N, le tarif T ou les ressources autres que celle de la vente directe de l’information.

Faire baisser les charges impose de diminuer les charges fixes CF ou les charges variables CV.

Voyons tout cela en détail en commençant par les ressources

Comment augmenter les ressources

Augmenter le nombre de consommateurs N impose de susciter l’intérêt et de maintenir cet intérêt. Cela repose donc sur une prise de risque en termes d’innovation, de format, de ligne éditoriale, de relation directe media-consommateurs,… Cette solution n’est pas forcement très simple à mettre en œuvre mais constitue une possibilité réelle.

Augmenter le tarif T impose une très sérieuse remise en question car il doit y avoir une réelle valeur ajoutée qui permettent de compenser la baisse inéluctable du nombre de consommateurs. Cette solution semble donc être à proscrire.

 

Comment faire baisser les charges

Diminuer les coûts variables ne peux se faire que de deux solutions : mutualiser les coûts de production de l’information ou diminuer ses coûts. Dans un cas, cela peut se faire sans grever la qualité de l’information mais peut influer sur la pluralité des analyses. Dans l’autre cas, il se produire inévitablement une baisse de la qualité de l’information, entrainant une baisse des ventes et une spirale infernale menant à la perte.

Pour ce qui concerne les coûts fixes, la baisse ne peut se faire en ayant recours au télétravail (ce qui diminue sensiblement les coûts des locaux), en baissant les salaires (mais cela produira inéluctablement une baisse de qualité, donc une baisse de ventes, donc une spirale infernale, etc…), ou en jouant sur toutes charges non liées à la production tels que les stocks ou les déplacements, au risques d’un appauvrissement historique stratégique et finalement dramatique.

 

Bilan des solutions

Nous savons maintenant que, finalement seule deux bonnes solutions se présentent au monde des media : innover et susciter l’intérêt ou mutualiser les charges, ce qui revient à constituer de puissants groupes de média et présente le risque d’un appauvrissement de la diversité des opinions. Nous ne présentons pas la solution consistant à assurer une gestion comptable rigoureuse car cette solution est un pré-recquis à toute entreprise !

 

Les conséquences insidieuses du marché de l’information

Nous avons vu que la rentabilité de la presse papier peut s’écrire sous la forme de l’inégalité suivante :

 Equation presse

L’une des façons de parvenir à assurer cette inégalité consiste à supprimer un élément trop déséquilibré. De cette façon, l’un des facteurs creusant l’inégalité disparait, ce qui peut se faire potentiellement au profit des autres pour peu que les acheteurs se reportent sur un autre titre.

Cette solution est assez dramatique mais correspond à une réalité. Si France Soir disparait, ce sera un trou un moins dans le bilan global de la presse papier et autant de lecteurs potentiels à répartir au profit des autres médias.

Très clairement, les consommateurs, sont favorables à la pluralité de l’information et souhaite que cette solutions ne soient pas une réalité.

 

Conclusions : l’information et les consommateurs

Sauf à innover et donc à s’en donner les moyens, ce qui n’est pas forcement simple si on s’en réfère à l’évolution en cous de l’industrie de l’information où rien de neuf ne semble poindre à l’horizon, l’information se dirige tout droit, vers la constitution de grands pôles soutenus par la finance privée et soumise au risque de la partialité éditoriale. A côté de cela subsiste le modèle soutenu par le secteur public de la production d’information, modèle plus ou moins durable en fonction de l’évolution politique du rapport à l’information

Les consommateurs doivent ainsi être extrêmement attentifs à l’évolution des sources d’informations et à l’un des fondements de la République française, la liberté. En effet, aucune garanti n’existe quant à la production pérenne d‘une information impartiale.

 

Le recours à l’information sur le media internet est souvent présenté comme l’avenir. Cependant, là encore, la garanti de l’impartialité n’est absolument pas garanti. Afin d’assurer leur liberté éditoriale, certain propose déjà des sites d’informations payant, sur abonnement mais, pour le moment, ils n’ont pas atteint l’équilibre financier démontrant la pérennité de ce media. Gageons qu’ils y parviennent et que ce modèle économique ne soit pas précaire pour garantir une information libre et indépendante.

 

Aujourd’hui plus que jamais, l’accès à l’information est un enjeu de notre liberté et, en tant que vecteur de la responsabilisation de chacun, il importe que chacun puisse disposer des informations lui permettant de construire et structurer son rapport au monde et à la consommation, responsable, bien entendu.

 


AvatarCR La recherche, la comparaison et la critique sont des données essentielles à la construction d’une opinion. Chacun doit en être conscient pour ne pas laisser l’information sombrer dans un greenwashing tel que celui présent dans la publicité par exemple. Il importe à chacun de se donner les moyens de construire un avenir responsable, ce qui passe par une relation à l’information conséquente. Nous consacrons tous un budget à notre information (redevance, abonnement internet, achat de journaux,…). Cependant, cela ne suffit pas à assurer la liberté de la presse. Le lien vital entre les producteurs d’informations et consommateurs d’informations est rompu depuis longtemps et laisse un vide à remplir de ressources, qu’ils s’agissent d’investisseurs cupides ou désintéressés, de produits annexes, d’investissement croisés, de mutualisation,…


 

Une autre voie est pourtant possible, permettant de réinstaller la relation à chérir entre producteurs et consommateurs d’informations. Faute de quoi, l’information deviendra une publicité d’un nouveau genre quant la publicité devrait plutôt devenir une information à visée commerciale.


AvatarCR Les consommateurs soutiennent la presse et réclame une information libre, indépendante et argumentée, qui donne envie et qui instaure une relation de confiance, voire un lien participatif entre les consommateurs et les industries de l’information. L’une des solutions serait peut-être de décrypter le monde tel qu’il est plutôt que de recourir au conglomérat industriel à visée commerciale et non pas informative. Il s’agirait ainsi de développer des modèle déclinant une information de la proximité à l’internationale, parlant des sujets qui intéressent directement les consommateurs et profitant de cette proximité pour susciter l’élargissement des centres d’intérêts. Le recours à la souscription et à l’abonnement sont d’ailleurs surement les possibilités les plus porteuses pour contrecarrer la suprématie grandissante des groupes industriels sur le monde de l’information.

 

 

Ce ne sont que les prémices d’une piste de développement, d’un chantier de reconstruction. Cependant, cette industrie, aussi particulière soit-elle, ne se relèvera pas sans innover. Il pourrait être temps d’intégrer les consommateurs à l’avenir de la presse.

 

Ne laissons pas l’information aux mains de ceux qui s’en servent à des fins particulières. Soyons les acteurs du changement et imposons une presse libre, participative et pérenne.

 

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