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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 10:33

Le 6 octobre 2010, lors d’un entretien filmé au quotidien Presse-Océan, Eric Cantona, ancien footballeur, promoteur reconnu du beach-soccer et, pas mauvais acteur a lancé un pavé dans la marre. Il a en effet lancé l’idée que si chacun retire son argent de la banque, le système bancaire et le système en général allait s’écrouler.

Pour les banques : « Le bonheur est dans le prêt »

En réalité, c’est un peu plus compliqué que ça n’y parait. L’idée que propose Canto repose sur un constat que nous ne réfutons pas. Il met en avant le rôle prépondérant des banques dans l’organisation du « système » puisque celle-ci sont parmi les plus gros préteurs du monde et, de ce fait, elle génère de la monnaie au travers de leur taux d’intérêt. Pour faire simple, lorsqu’une banque prête 100 à un taux d’intérêt de 5% pendant un an, elle aura, au bout d’un an récupéré 105 soit, au bilan, la création de 5. En d’autre terme, la création de monnaie dans les mains des banques leur donne le pouvoir de faire pression sur les états, comme sur les particuliers en jouant à la hausse ou à la baisse sur les taux d’intérêt. Nul besoin de rappeler la crise des subprimes qui provient notamment de millions de prêts à faible taux d’intérêt contracté auprès de public ne pouvant pas rembourser, etc…

 

Globalement, il existe deux types de banques. Les banques d’investissement sont des banques très actives sur les marchés financiers et dont le métier est principalement de créer de l’argent. Ce sont des spéculatrices. D’un autre côté, il y a des banques principalement orientée vers le placement. Ces dernières gèrent à très faible risque les bas de laine et ne font, apparemment pas peser sur le monde de risque majeur. Il existe aussi des banques un peu particulières qui sont les banques d’état mais celle-ci, dans le monde actuel, n’ont pas franchement la côte et sont généralement à ranger avec les banques d’investissement.

 

Le problème aujourd’hui c’est que les banques qui prennent des risques découpent ses risques en petit bout et les refilent à toutes les autres qui se les refilent et les refilent à tous les investisseurs, banques, états, entreprises, particuliers,… Du coup, chacun se retrouve, en fonction de son incohérence d’investissement pieds et poings liés dans un ensemble de complicité de la prise de risque. Pire encore, tous n’en sont pas conscient. Si l’investissement est une science, Rabelais pourrait rappeler que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

L’appel de Canto : mettre chacun devant ses responsabilité

Et pas que de l’âme. Revenons à Canto. Son but (sans jeu de mot !) est de mettre devant leur responsabilité, non seulement les banques et leur caractère prédateur, mais également les états qui cautionnent ce système à grand coup de FMI par exemple. Il souhaite également mettre devant leur responsabilité les petits investisseurs qui doivent se rendre compte que ce système de création de richesse par la spéculation n’est pas fait pour eux. C’est un métier. Et, qui plus est, un métier assez peu responsable. C’est un peu comme si une poule confiait ses poussins à un renard…

AppelCanto

Le mouvement de retrait de l’argent des banques proposait par Canto interroge et suscite les réactions. Chacun y va de son analyse. La réalité est pourtant assez simple. Les banques ont une puissance incroyable et constituent des lobbies énormes qui les autorisent à influencer jusqu’au plus haut niveau du pouvoir. Dans l’hypothèse ou tout le monde s’applique à retirer son argent des banques, nous aurions en réalité une réaction immédiate des états qui s’empresseraient de renflouer les banques à grand coup d’argent public. Le système recommencerait comme avant, mis à part la mise sur la paille de millions de particuliers au travers de la pression fiscale qui s’ensuivrait. Nous nous désolons de cette réaction prévisible car l’appel de Canto jouerait contre son objectif pour la simple et bonne raison que les tenants (et les profiteurs) de ce système tiennent non seulement le fonctionnement mais également l’organisation du système. En gros, états et banquiers sont juges et partis.


L’appel de Canto a en réalité un immense intérêt. Outre qu’il peut faire peur aux banques et aux états, il permet de pointer du doigt le cancer qui nous gangrène : la monétarisation virtuelle du monde et la prédation sans frontière des banques.

 

Notre avis : un appel à une nécessaire prise de conscience

Pour notre part, nous voyons dans cet appel, un cri fondamental appelant à réorganiser notre système mondialisé et à le rendre responsable. Il s’agit pour chacun de s’apercevoir que l’économie et la finance ne sont pas des valeurs. Ce ne sont que des outils. Et ces outils doivent être mis au service du progrès de nos sociétés. La privatisation des objectifs (et des intérêts) du système économiques et financiers au profit des organisateurs de ce systèmes que sont les banques et les états libéraux (soit, la plupart des états du monde) ne peut pas continuer. D’ailleurs, les crises grecque, irlandaise, argentine il y a quelques années et, bientôt, espagnole, portugaise, italienne, française, allemande (pour ne parler que de l’Europe) sont bien la preuve que vivre dans un système alimenté avec une richesse virtuelle (du crédit à rembourser mais irremboursable) n’est tout simplement pas possible.

Le consumérisme affirme son amour de la banque

Pour finir, nous souhaitons pousser, nous aussi un autre cri. Nous nous élevons en effet contre le dédain affiché à l’encontre de l’appel de Canto. Les ministres de l’économie, du budget, les économistes, les banquiers,… chacun y va de sa dénonciation d’un appel suicidaire. Nous aurons lu ici ou là Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas déclarer «totalement insécuritaire et contraire à ce qui peut assurer le fonctionnement de l’économie», Le ministre français du budget jugé « tragique » cet appel ou encore la ministre de l’économie (ou plus certainement de la finance et de la spéculation) stigmatiser « un immense footballeur » en dénonçant du haut de toute sa prétention et de ses certitudes, les compétences de canto en économie au travers de son appel. Seuls les spécialistes ont le droit de s’exprimer ? On voit le résultat aujourd’hui…

 

Pire encore, nous avons pu lire de la part de la CLCV une déclaration de la présidente souhaitant que Canto dise qu’il n’a fait qu’une boutade. Outre que nous aimerions connaitre l’avis des adhérents de cette association consumériste, cela traduit en réalité un conservatisme effréné et une collusion majeure entre cette association et le système bancaire qui, pourtant exerce une pression toujours plus forte auprès des consommateurs que cette association est censé défendre.

Nous demandons

  • - que la CLCV expose ses propos clairement et nous prouve qu’il s’agit là d’une position réellement partagé par ses adhérent et n on pas d’une prise de position individuel de sa présidence. Il semble en effet assez douteux que cette position soit unanimement partagé dans une association pourtant connu pour son enquête sur les banques mais qui, ici, semble se ranger au côté d’un système qui exerce une pression croissante sur les consommateurs (multiplication des facturations et des frais par exemple)
  • - que la CLCV expose clairement son engagement auprès des consommateurs puisque sa position en faveur de la sauvegarde des banques ne s’accompagne d’aucune proposition en faveur d’un système de gouvernance économique et financière responsable (il est toujours facile de crier et de dénoncer mais il est intéressant et opportun dans tel cas de faire des propositions, de les étayer et de faire montre d’innovation, au service des consommateurs 
  • - à chaque adhérent de la CLCV d’interroger le siège de l’association quand à ses motivations réelles : quelle défense des consommateurs ? le pouvoir d’achat est-il le seul argument ? quid de la qualité des produits et des positions et actions en cours ? qui de la sécurité sanitaire et des positions et actions en cours ?...
  •  - à chaque français de retirer leur argent des banques le 7 décembre, quitte à le remettre le 8. Ce signal sera une alerte à l’endroit des banquiers et du système économique et financier en général, depuis l’état et les institutions jusqu’aux banquiers et spéculateurs
  • - une fois n’est pas coutume, nous reprenons à notre compte l’appel à un Grenelle de la fiscalité en demandant son élargissement à une réflexion globale sur l’économie et la finance

     

    Nous souhaitons vivement que chacun se pose la question de l’orientation du monde et des tensions en cours, du fait notamment de la finance internationale. Comment imaginez qu’au travers de son acceptation de l’organisation du système bancaire, une association de consommateurs en arrive, finalement, à approuver que les citoyens grecques se retrouvent à rembourser l’incurie général de leur état et de leur système économique et financier, au détriment de leur fameux pouvoir d’achat ? Est-ce à dire que le consumérisme est strictement protectionniste ? Nous le croyons, ce qui, d'ailleurs explique un peu plus encore pourquoi les associations de consommateurs n'ont jamais fait de proposition relative à la problématique de la coopération internationale et de la solidarité Nord-Sud par exemple. Il nous dirons que cela ne touche pas les consommateurs ! Qu'ils aillent en parler aux enfants qui fabriquent les balons et les vétements de leurs enfants.

     

    Pour finir, nous citons un extrait d’un article paru sur le progrès qui se conclu ainsi

    « Tout effet de contagion peut être désastreux, car les fonds effectivement disponibles dans les agences n’ont pas de commune mesure avec les avoirs des clients. Le Fonds de garantie des dépôts assure les dépôts des épargnants jusqu’à 100.000 euros par déposant et par établissement en cas de défaillance d’une banque. Mais il ne disposait que de 1,6 milliard d’euros début 2010 alors que 270 milliards sont déposés sur les seuls comptes courants. »

     

    Tout est dit ici !

     

    Pour réagir, faire des propositions, donner un avis, écrivez nous ou postez un commentaire.

    Pour nous rejoindre et combattre pour une consommation responsable (apparemment, il y a du boulot devant nous), c’est ici !

     

     

     

     

     

     

     

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Published by conso-responsable - dans Actualités et Réactions
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 14:56

A-t-on vraiment choisi la société dans laquelle nous vivons ? Sommes-nous si heureux dans celle-ci que pour rien au monde nous ne la changerions ? Il ne s’agit pas de nos conditions financières ou de la qualité de notre téléviseur, de notre machine à laver ni même de notre voiture. Non, ces produits, effectivement, peuvent être améliorés en en achetant d’autres, pour peu qu’on en ait les moyens économiques. En outre, ce ne sont que des conséquences, qui plus est comportementales, que la société de consommation nous a imposé. Il ne s’agit pas non plus de faire ici la promotion du retour dans les cavernes, à la bougie  ni même de la société de l’austérité ou de la sobriété. Non, il s’agirait plutôt de nous poser la question de notre responsabilité. De la réalité de notre responsabilité et de tenter, chacun de répondre à cette question très simple : dans quelle société aimerait-on vraiment vivre.

 

Si cet article peut paraitre a priori lourd, pénible, rébarbatif, moralisateur, voire, en toute modestie, qu’il lève un peu le voile sur des sujets qu’on n’a pas forcement envie de lire, il demeure important pour chacun de maitriser son existence et, qu’on le veuille ou non, cela passe par cette question très simple de cette société et de ce qu’on souhaite en faire.

Dormez en paix, le système fonctionne pour vous !

Pour faire simple, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France, mais également l’ensemble des ex-alliés et des vaincus, ont été plongé dans un dilemme entre société capitaliste et socialiste. Tout autre modèle a été banni et finalement, seule la société capitaliste s’est imposée et constitue aujourd’hui le modèle de développement. Le paradigme. La référence.

Chaque pays aujourd’hui essaie de se construire avec l’objectif de croissance de son PIB. Le modèle est aujourd’hui, grosso-modo celui-ci avec des nuances locales proposant plus ou moins de promotions sociales, d’éducation, de force militaires, d’industries financières… Malgré ces différences, chaque pays cherche absolument à faire croitre sa richesse propre qu’il répartira plus ou moins.

 Le projet européen, basé a priori sur l’objectif de maintien de la paix ne fait pas exception puisque l’hypothèse fondatrice (rappelons-nous de la CECA) repose sur la coopération économique entre états pour atteindre un ensemble territoriale riche et stable économiquement et ne conduisant ainsi pas à quelques velléités militaire que ce soient. Le principe est à peu près le même pour les autres regroupements de pays, en Amérique du sud, en Asie, en Afrique ou ailleurs. Chaque pays est guidé, fébrilement, par ce fameux petit chiffre que représente son PIB et par son évolution. L’économie domine le monde. Pire encore, les conditions économiques conditionnent l’environnement politique et la conjugaison de ces deux ci impact le monde de la finance qui les perfuse. Colombe

Le moindre grain de sable dans la machine incite les financiers (les préteurs qui créent de la richesse par le simple fait de prêter de l’argent avec un taux d’intérêt, de simples intermédiaires dans de beaux fauteuils en cuir qui vive de la dette des tiers) à lever la voix, ce qui induit des crises économiques et sociales qui sont corrigées à grand coup de crédits et donc de rehaussement du pouvoir des financiers. La crise des subprimes de la fin 2008 en est la plus parfaite illustration où la solution trouvée fut tout simplement d’augmenter plus encore le pouvoir de la finance pour perfuser le système capitaliste et maintenir de fait le système dans son état et dans son fonctionnement. Le système et son fonctionnement politique, y compris les messages et les clivages existant se maintiennent finalement dans ce fonctionnement. Pourtant, on le sait tous, et c’est bien là le plus extraordinaire, aucun système ne peut durablement être entretenu par de la prise de risque perpétuelle. Car la finance, c’est bien ça : on emprunte de l’argent avec le risque toujours existant de ne jamais pouvoir le rendre et donc le risque d’effondrement. Un cycliste peut toujours pédaler plus vite, plus vite et encore plus vite, jusqu’au moment où ses muscles lui résisteront et où il devra ralentir. Le système ne peut pas indéfiniment accélérer. La croissance du PIB mesure cette accélération. La croissance infinie n’est tout bonnement pas possible !

Comment ça marche ?

Ce rappel historique peut sembler loin de nos préoccupations quotidiennes. Pourtant, il n’en est rien puisque, ce qui est couramment appelé le capitalisme, n’est autre qu’une philosophie visant à produire constamment de la richesse et, qui plus est, qui prône son accumulation. Fut-ce par une société qui pratique la redistribution. Cette philosophie, mise à l’épreuve de la pratique impose de créer les conditions de la création de la richesse ce qui se fait au travers d’un outil bien connu qui n’est rien d’autre que l’économie. Celle-ci n’est en réalité que l’outil pratique, en mouvement constant qui permet d’organiser la création de richesse au travers de processus toujours plus complexes les uns que les autres mais reposant toujours sur le seul et même objectif : créer de la richesse. Et comment se créé la richesse ? C’est très simple ! On créé de la richesse en donnant de la valeur aux choses (ce qui est valable pour des produits, des services ou tout autre item pouvant être soumis à une transaction). Et les choses ont une valeur parce qu’elles sont convoitées. De là nait l’échange et donc la monnaie, élément indispensable pour donner une valeur à cette échange. De l’importance de ces échanges viennent d’ailleurs les débats récurrents sur la monnaie tels que la sous-évaluation de la monnaie chinoise qui favorise ses exportations, la trop forte valeur de l’euro qui nuit aux exportations hors zone euro, la parité avec le dollar, le recours à la planche à billet,…

finance economie

Revenons donc aux échanges puisque ceux-ci sont le moteur de la création de richesse dans notre modèle de société, modèle, qu’on le veuille ou pas qui est devenu universel, même en Corée du nord où il se caractérise finalement par le partage du moins possible et l’accaparation du reste ! Ces échanges sont organisés à tous les étages de notre société monde, soit, entre chacun de ses composantes, états, seuls ou en groupe, entités territoriales, entreprises, particuliers,… Ne nous attardons pas ici sur ce que nous échangeons puisque ce n’est pas le débat. Notons simplement que, dans ce type de société, les échange peuvent concerner tout autant une tonne de riz, un kilogramme d’uranium, une production cinématographique ou encore la jouissance d’un petit lopin de terre. Tout est susceptible d’être échangé pour peu que cela puisse susciter un intérêt et générer de la richesse pour qui saura s’y prendre. On aura compris ici qu’il n’y a dans cette course à la création de richesse, aucune notion de morale, de respect ni même la moindre possibilité a priori d’imposer durablement une limite.

Les échanges qui s’opèrent sont le moteur bien huilé de notre société et sont d’autant plus dynamiques qu’ils sont  fréquents et de valeur élevée. En effet, plus on changera souvent de machine à laver, mieux ça vaudra pour la circulation de la richesse. Le système s’entretien des échanges.

 

Vous aurez remarquez que, dans le monde, si on parle du capitalisme pour décrire un système politique, on ne parle en revanche jamais d’échanges ! Ce n’est pas le terme consacré et, si un échange se fait, classiquement entre deux (ou plus) partenaires, il est plutôt d’usage de ne parler que d’un bout de la chaine. Vous. Mois. Nous tous. Les Consommateurs. Il s’agit en réalité de la société de consommation. Voilà maintenant qui est plus clair.

Consommateur : au travail et surtout, consomme !

Pour résumer rapidement ce qui vient d’être écrit, nous vivons en réalité dans un monde où nous sommes les perfuseurs-moteurs du système que nous faisons tourner tous les jours au travers de nos achats notamment (rappelons que, en France, la perfide TVA représente quasiment 50% des recettes générales de l’état).

 travail consomme Pas uniquement bien entendu puisque notre travail est également mis à profit de la création de richesse dont une partie est d’ailleurs utilisée pour payer nos salaires, notre protection sociale (retraire, maladie,…),… Notons également que nos salaires sont ensuite ponctionnés en parti pour financer le fonctionnement de la société, des écoles aux infrastructures routières, du service public hospitalier à l’organisation de notre sécurité, etc… Nous sommes bel et bien la ressource nécessaire et indispensable au fonctionnement du système, tout comme le cycliste et son coup de pédale font avancer son vélo. Dans la lignée de cette analogie, on constatera que si le cycliste arrête de pédaler trop longtemps, le vélo s’arrête, puis tombe.

Si la consommation s’arrête, le système la suit. Puis s’écroule. Pas de mystère !

Société de consommation : choisie ou subie

Mais, il se pose toujours la question initiale du type de société dans laquelle nous souhaitons vivre ! La question n’est clairement pas anodine puisque, nous l’avons vu, actuellement, nous sommes dans un monde où nous, consommateurs sommes cantonnés dans le rôle de la production de richesse pour…   … créer encore de la richesse. Et après ? Cette richesse nous rend-elle pour autant plus heureux, en meilleur santé, plus cultivés… Il faut constater que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, notre société permet, globalement (à l’échelle mondiale) d’accéder à une meilleure santé. Pour ce qui est de l’accès à la culture, il semble qu’il en soit de même. Mais du bonheur, qu’en est-il… Un chateur nous racontait dans les années 1990 qu’« on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir… ». Est-ce bien cela notre souhait le plus cher ? Sommes-nous réellement convaincus, en toute connaissance des enjeux, en pleine maitrise des connaissances et de la réflexion qui mène à la construction d’un idéal de bonheur… Avons-nous réellement construit cette société ou la vivons-nous simplement parce qu’elle est ainsi ? Est-ce que nous profitons ou est-ce que nous subissons, sous couvert d’un idéal tellement évident ? Rien n’est moins sur.

 

Plusieurs preuves démontent complètement cette réalité qui nous est imposé et contre laquelle il est bien difficile de lutter. Le sacro-saint pouvoir d’achat nous est présenté comme un indicateur de notre bien être dans la société. Pourtant, à y regarder de plus prêt, le pouvoir d’achat, qui n’est rien d’autre qu’un simple chiffre statistique qui n’a pas réellement de rapport avec notre vie quotidienne. Le fameux panier de la ménagère ne vaut que pour elle-même et ne correspond pas en réalité à ce que nous souhaiterions y mettre ! Encore une fois, un chiffre mesure notre confiance dans la société de consommation mais ce chiffre est extrêmement critiquable sur son élaboration, sa représentation et son interprétation.

 Un autre exemple touchera nombre d’entre nous puisque, chaque personne équipée de lunettes en France connait le montant du remboursement octroyé par la sécurité sociale, institution en charge, par la mutualisation de son financement, dans notre système républicain, de favoriser l’accès à la santé de chacun, y compris à la santé oculaire. Est-il si certain que nous soyons tellement satisfaits de ce remboursement… L’aurions fixé à ce taux si nous l’avions déterminé réellement nous-mêmes. Pas si sûr… abondance

Les preuves du dysfonctionnement sont légions. Nous pourrions également discuter des transports et de l’inégalité formidable existant entre ceux qui disposent de transports en commun (de qualité discutable d’ailleurs) et ceux qui n’ont d’autres choix que d’utiliser leur voiture, avec l’impact économique que cela implique. Nous pourrions aussi discuter de la qualité de l’alimentation ou de la fièvre des produits « bio » qui ne sont pourtant que des produits tel qu’il devrait évidemment être produit, c'est-à-dire dans le respect des ressources et des consommateurs, sans mettre en péril leur santé par exemple. Et que dire également de la gestion de l’obsolescence qui n’a d’autre conséquence que notre électroménager par exemple a une durée de vie limitée, ce qui nous oblige à une consommation récurrente en la matière. De même pour les voitures, bourrées d’électronique et qui réduit de plus en plus les possibilités d’auto-entretien au profit des garagistes de marques. Les exemples pleuvent.

L’organisation de la société est-elle prise au piège ?

Nous pouvons tirer un premier bilan assez simple. D’un point de vue politique, le seul mot d’ordre qui vaille est en général la recherche d’une croissance durable. Le problème est alors que cette croissance est évaluée en fonction du PIB qui n’est qu’un simple chiffre qui rend compte de…  …la richesse (sans oublier par exemple qu’un accident de la route par exemple implique des soins, des frais de réparations, de rééducation, et bien d’autres qui sont odieusement bénéfiques au PIB). Chacun avance ses propositions dans le simple objectif de faire croitre le PIB, celui-ci permettant ensuite de dégager une richesse à partager plus ou moins au profit de chacun. Le clivage principal se fait finalement sur le positionnement de ce curseur « plus ou moins ». Les uns proposant un rôle public fort, les autres estimant que chacun doit être responsable de lui-même et que la redistribution ne doit pas être une priorité au détriment de la possibilité de l’investissement personnel. Ce dernier positionnement postule d’ailleurs que chacun a la possibilité d’accéder à la réflexion nécessaire à cela, ce qui, paradoxalement pose la question de l’égalité de l’accès à l’éducation. Force est de constater donc que ce positionnement relève de l’oxymoron  puisqu’il est illusoire, si ce n’est trompeur, de prôner le libre choix sans garantir les conditions de la réalisation de ce choix.

Définitivement, le positionnement politique, qui vise à développer la vie de la société et la vie en société, ne peut pas se baser sur le PIB. Cela est d’ailleurs d’autant plus vrai que le PIB n’est rien d’autre qu’une évaluation mathématique de l’application de l’outil qu’est l’économie. Rien d’autre ! Cela revient à estimer les compétences d’un cycliste en fonction simplement du résultat du chronomètre, sans prendre en compte l’état de son vélo, son propre état physique, l’état de la route, ni même la qualité du chronomètre. Cela ne donne d’ailleurs aucune information sur l’objectif suivi par le cycliste !

Nous pourrions également discuter ici des institutions, de la dictature la plus sordide à la démocratie. Un simple exemple suffira. Nous mettrons de côté les régimes dictatoriaux et autoritaires puisqu’il est parfaitement illusoire de penser que le bonheur de chacun puisse exister dans ce cas. La démocratie en revanche propose à chacun de choisir ses représentants qui, en fonction de leur vision de la société, mettront en application leur propre jeu économique. Pourtant, la représentation même pose problème puisque, les grèves et manifestations le prouvent, il existe toujours, et de manière irréfutable, un fossé entre la représentation et le peuple qui repose sur l’illusion (soyons gentils !) qu’on peut faire notre bonheur contre notre grès. Foutaise ! D’un autre côté, si les politiques tentaient en permanence de réaliser les souhaits de l’ensemble de la société, nous ne tarderions pas à plonger l’ensemble de la société dans le gouffre. Il y a donc bien un problème de courroie de transmission entre le peuple qui fait fonctionner la société et ceux en charge de conduire celle-ci. La solution ? Pas simple ! Une gouvernance par projet par exemple pourrait être une bonne solution. Ce n’est toutefois pas le propos ici puisque nous sommes ici pour discuter plus « simplement » de la société dans laquelle nous souhaiterions vivre.

piège

Mais alors, si notre société ne peut pas ad vitam aeternam être contrôlée et évaluée en fonction des performances de l’économie, cela signifie soit que la performance n’est pas mesurable, soit que l’économie n’est pas un indicateur valable. Si on peut toujours constituer une foule d’indicateurs pour mesurer les résultats de l’économie, on peut en revanche clairement dénoncer le rôle prééminent donné à cet outil. Le cycliste importe plus que son vélo ! Ce rôle étant mis en application, comme nous l’avons vu plus haut, au travers de la société de consommation, il faut bien se résoudre à conclure que la société de consommation n’est clairement pas la panacée qui nous est imposée et qui s’est imposée jusqu’à la vision stratégique et utopique de la société telle qu’elles sont proposées actuellement.

On enlève les faux nez ! Consumérisme on t’a reconnu

Dernier point avec de conclure, la société de consommation, d’échange, de circulation des flux d’argent, de création de valeur et de richesse porte un autre nom. Il s’agit, bien entendu, du consumérisme. Voilà bien le nœud du problème. Le consumérisme a été érigé en modèle universel, depuis notre vie quotidienne la plus simple, jusqu’aux stratégies internationale des états et des grands groupes industriels qui n’ont d’autre objectifs que le développement de leur richesse. Le consumérisme nous tiens dans sa nasse. Mais pourquoi en sommes-nous arrivé là ?

 

En réalité, à la fin de la seconde guerre mondiale, nous avons reconstruit nos pays et ainsi généré un marché gigantesque qui s’était d’ailleurs installé au tournant du XVIIIème siècle avec la révolution industrielle et, dans une moindre mesure auparavant mais sans la même envergure puisqu’alors, le « bas peuple » ne faisait œuvre que de fournisseur de richesse sans recevoir en retour une quelconque amélioration de ses conditions de vie. La monarchie de l’ancien régime l’a payé de sa tête. La société ainsi construite a été bâtie sur la promesse d’un monde meilleur dans lequel les corvées disparaitraient et où les champs du possible seraient infiniment croissants. L’opulence ! Dormez en paix, le système tourne pour vous... Tel était grossièrement le ronronnement de la société pendant plusieurs décennies.

 Petit à petit, nous avons vu les espaces ruraux se vider au profit des lumières de la ville et de l’enrôlement urbain au service de la production de richesse. Des inégalités se sont creusées, du fait de la colonisation, de la relégation sociale, de l’inégalité d’accès au service de la culture et de l’éducation, de la politique économique non-redistributive… Et pendant ce temps là, le pouvoir d’achat a été érigé en indicateur de notre bien-vivre. D’ailleurs, vous vous souvenez de ce jour où il nous a été demandé si le pouvoir d’achat était bel et bien un indicateur recevable de notre bonheur ! Non ? Bien-sûr ! Le consumérisme ne peut envisager d’autre indicateur que celui-ci. Son positionnement en tant que modèle de développement nous a donc imposé cet indicateur. Pire que ça, nous l’avons accepté ! PUBcerveau


Finalement, après ce grand discours, il faut bien reconnaitre que nous n’avons pas de solution de rechange à proposer ! Certain parleront de décroissance, en oubliant complètement les conséquences sociales que cela impliquent sur les pays producteurs de nos biens de consommations qui verraient, par exemple le chômage et la misère s’accroitre. D’autre prôneront le retour à la terre et l’autonomie, en omettant d’imaginer la marche à suivre à Gaza par exemple où la densité de population est la plus forte du monde ! Comment partager le monde en lopin de terre à 6,5 milliards d’humains ! Ses solutions, observons-le sont en général issues de cerveaux bien organisé et évoluant dans des environnements loin de la misère, du dénuement et du manque.

 

Force est de constater que la société de consommation, le consumérisme, nous mène dans le mur a une vitesse de plus en plus élevé et avec un airbag de plus en plus petit.

Pas de solutions magiques mais des postures possibles

Si nous ne pouvons pas ici proposer de solution de rechange ou de rupture, nous pouvons en revanche, très modestement, inviter chacun à se poser les bonnes questions et à se donner les moyens de se les poser. Cela impose finalement deux postures indispensables si nous voulons pouvoir bifurquer et éviter ce mur cataclysmique qui nous tend les bras. La première est très simple et d’autant plus aujourd’hui, à l’heure d’internet, puisqu’il s’agit de s’informer, de se cultiver et de s’éduquer. Ce ne sont pas des gros mots ! Il est bien connu que les régimes autoritaires ne développent jamais la culture de peur de voir se créer des élites instruites capables de remettre en cause ce fonctionnement autoritaire. Devant la forme d’autoritarisme imposé par la société de consommation, nous avons donc le devoir de nous élever par l’éducation, l’art, la culture, l’échange, la transmission afin de pouvoir proposer une réflexion quant à nos comportements sociaux. Nos achats, notre consommation, notre rôle dans la société nous appartiennent et peuvent être orientés par nous-mêmes, pour peu que nous disposions de l’outil formidable qu’est l’esprit critique. La seconde posture découle donc de la première puisqu’il s’agit de mettre en œuvre cet esprit critique pour envisager la société et notre rôle et pour mettre en œuvre, librement, notre implication. Pour faire simple et concret, il s’agit de commencer par réfléchir à nos achats : sont-ils nécessaires ? indispensables ? ses produits et services ont-il des implications que je ne cautionne pas, sociales ou environnementales ? peut-on faire autrement ? pourrait-on faire autrement et est-ce que cela existe déjà, ailleurs ?

 

Dans quelle société aimerait-on vivre ? La question n’est pas simple ! Quelques grandes idées objectives émergent telles que la santé pour tous, une alimentation saine et respectueuse, un toit pour tous, une vie en sécurité ou encore, bien entendu, un accès pour tous à la culture et à l’éducation. Au-delà de ça, il reste à chacun de choisir et surtout d’évaluer ses propres comportements et leurs implications. Le consumérisme ne peut pas être remplacé de manière abrupte mais il peut être combattu de l’intérieur grâce à des comportements responsables qui, en masse, orienteront les choix sociétaux. Nous pouvons même pousser le bouchons jusqu’à un développement paradoxale de la société de consommation, individualiste puisque chacun se responsabilisant, seul dans son coin, le système se modifiera de facto. En d’autre terme, poussé à son paroxysme, pour peu que l’éducation et la réflexion soit rendues accessibles à chacun, l’individualisme conduira à la consommation responsable. Les démons humains cependant nous enseignent plutôt le repli sur soi.

 

Parions plutôt sur la culture et l’éducation, terreau de l’esprit critique et donc de la consommation responsable.

 

Pour réagir, apportez des solutions, des idées, des contradictions, ou autre, écrivez-nous !

 

 


Ce n'est pas l'habitude ici mais, pour une fois, voici deux liens intéressant permettant de faire avancer le débat :

 

Le point de vue de Harold James (professeur d'Histoire et d'Affaires internationales à l'université de Princeton et professeur d'Histoire à l'Institut universitaire européen à Florence) : La crise du consumérisme

Le constat sans concession d'Hervé Kempf (journaliste, écrivain mais aussi, d'apèrs nous, philosophe-réaliste) : Feu la consommation

La présentation synthétique de Sue Murphy (stratège conseil Marketing Communication) : Société de con consommation

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:27

 

En moyenne, chaque français passe un peu plus de 3H devant la télévision chaque jour ! Bien souvent, il s’agit de regarder des programmes qui sont proposé par les chaines de télévision et qui ne sont, à bien y regarder pas les programmes que les téléspectateurs auraient choisis. Ces programmes sont proposés, à grand coup d’étude marketing pour bourrer les cerveaux, pour satisfaire le téléspectateur moyen, tout en sachant qu’il a l’habitude d’allumer sa télévision et de regarder ce qui lui est proposé. Le libre arbitre et le choix sont mis à mal.

 

Face à ce constat, la télévision et ses responsables ont une obligation. Il nous semble en effet fondamental que les programmations soient dédiées à l’élévation culturelle et intellectuelle du public, ce qui peux très largement se faire sans verser dans le populisme ou l’acculturation. A une époque ou le marketing, la publicité et les études et sondages en tout genres ont remplis la société, nous ne pouvons pas imaginer une seconde que les responsables de la télévision soient à ce point naïf qu’ils n’aient pas l’ambition créative et qualitative.Pour faire simple, il est tout à fait possible d’apprendre en s’amusant, de découvrir avec passion, de se prendre au jeu. Tout cela n’est ni utopique, ni populiste, ni élitiste. TV

Tout cela est simplement possible pour peu que la télévision cesse de prendre le public comme une part de marché statistique mais l’envisage plutôt comme un interlocuteur impliqué. Participatif.

Constat : la banalisation de l'outrage

Le 15 octobre 2010, lors du journal télévisé de la mi-journée, le service public a proposé une interview de monsieur Guerlain lors de laquelle il a tenu des propos outrancier et ouvertement racistes. Ce monsieur était invité pour parler des parfums qu’il avait créés et, à ce titre, a engagé la société qui porte son nom. Nous ne reprendrons pas ces propos ici. Nous nous offusquons en revanche du silence assourdissant du monde de la presse pendant 48H qui n’a pas jugé bon de réagir. Sont-ils persuadés que personne n’a regardé cette diffusion, auquel cas, il s’agit bel et bien de revoir la programmation ? Sont-ils acquis à la possibilité de diffuser de tels propos, ce qui signifierait alors qu’ils doivent immédiatement être démis de leur fonction ? Sont-ils simplement inconscients ou ne contrôlent-ils pas leur diffusion tant ils sont conscient que cette bouillie molle n’a aucun intérêt pour leur personnes, si intelligentes et si éloignées de la vie réelle de la plèbe que nous sommes ?

 

La télévision est aujourd’hui un énorme vecteur de communication et un outil majeur de la consommation. Chaque français est abreuvé de publicité et de discours sans réelles contradiction. Il nous faut bien comprendre que la télévision est un instrument majeur du consumériste (il suffit de voir la teneur des débats à l'Assemblée Nationale à l'occasion des discussions sur la suppression de la publicité sur le service public ! Personne ne parlait de qualité, seul l'économie et les petits calculs se sont faits jour). Nous devons l’appréhender comme telle et quand il nous est proposé de consommer du racisme, nous ne pouvons que dénoncer cette situation. Certes depuis la télévision publique a fait par de son indignation, tout comme la journaliste « étourdie » qui a oublié de dénoncer sur le moment ces propos outranciers. Le parfumeur chez qui le monsieur en question n’a plus le moindre pouvoir, si ce n’est qu’il porte le même nom (et pour cause !) s’est également largement démarqué (évidemment, le business pourrait en pâtir…). Cependant, nous demandons, nous exigeons que la télévision se rebranche sur la société et cesse de diffuser de considérer les téléspectateurs pour des veaux, comme le disait le général en son temps. Au temps de la censure.

 

 


En conséquence, nous demandons fermement pour chaque chaine hertzienne, qui utilise donc un système de diffusion appartenant à la sphère publique :

 

  • - de respecter son partenariat technologique avec la République en utilisant les canaux de diffusion dans un esprit républicain, soit en proposant des programmations axées sur l’élévation intellectuelle du public, son éducation, son information impartiale
  • - de contribuer au développement des arts et de la culture
  • - de déclarer ouvertement son engagement au pluralisme et à la contradiction
  • - de se dégager des relations commerciales avec leurs partenaires économiques clairement identifiés comme étant désengagés d’un esprit de progrès (cela étant tout à fait possible au travers de l’instauration de critère objectif sociaux, environnementaux et culturels) 

Nous demandons plus globalement la révision du cahier des charges des diffuseurs hertzien de télévision afin que ces critères qualitatifs à visée de progrès de société soient intégrés et représentent le cadre objectif de la construction des programmes.

 


 

La télévision peut tout à fait proposer des reportages, des films, des animations porteuses d’éducation, d’informations, de connaissances. Le loisir et l’éducation ne sont pas étranger l’un à l’autre.

 

Nous sommes les consommateurs de la télévision. N’oublions jamais que nous avons le pouvoir et le devoir de l’éteindre.

 

Pour terminer, nous soutenons à 100% l’action silencieuse du samedi 23 octobre 2010 à 15H au 68 avenue des Champs Élysées ou chaque personne détenant des produits de la marque Guerlain est invitée à les rapporter en face du magasin en signe de protestation ou d’indignation.

 

Pour réagir à cette article, écrivez-nous ou rendez-vous le 23 octobre 2010 à 15H sur les Champs !

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 16:09

Le vendredi 15 octobre 2010, Jacques Attali remettait au Président de la République, au nom de la commission qui porte son nom, et au nom des 44 membres la composant,  son second rapport, 2 ans après le premier opus collectif. Rappelons que l’objectif de ce rapport est tout simplement de faire des propositions permettant de remettre dans une dynamique de croissance notre économie. Ainsi, la commission émet 27 nouvelles propositions censées remettre la France sur le droit chemin.

 Une fois cette introduction faite et après quelques minutes de lecture des propositions faites par la commission Attali, une première remarque s’impose. Nous ne sommes clairement pas sur le même chemin. Nous ne sommes même pas certain de vivre sur la même planète ! Terrattali

Le constat : consommateurs et citoyens, vous êtes coupables !

Ce nouveau rapport complète le précédent et effectue une prospective sur la France de 2020 sous l’hypothèse de l’application des 316 propositions (voire révélations prophétiques) du premier rapport et des 27 nouvelles.

Nous ne revenons pas sur le constat dressé par la commission qui nous expose un pays plein d’atouts, promis à un avenir sublime tel qu’on le comprend au travers des expressions du type « dynamique avec ses grands groupes industriels internationaux et ses PME innovantes », « attractif pour les investissements », « créatif avec ses chercheurs, ses mathématiciens, ses ingénieurs, ses cadres, ses artistes, ses artisans, ses ouvriers », « socialement dynamique » , « capacité d’adaptation de sa population », « système de protection sociale unique au monde »,…

La commission note toutefois que le pays est « dans une situation très difficile : … dette, chômage, précarité. » et parsème son rapport de constat lui permettant d’asséner ses solutions drastiques et dénuée de réalité (je vous l’ai déjà dit !! Nous ne vivons pas sur la même planète). On peut ainsi lire des critiques du système éducatif qui recule, le constat d’un« endettement croissant et de perte de compétitivité », le drame de « la politique française du logement est l’une des plus coûteuses », le « taux de chômage très élevé (…) qui perdure depuis près de trente ans », l’«’insuffisance des gains de productivité », la« perte de compétitivité du pays», l’«ascenseur social est en panne », …

La crise économique dans tout cela ? Balayée par sa sainteté sur l’autel de la crise de l’endettement privée et du dérèglement du système financier américain. Les vilains ! Finalement, la crise, c’est surtout à cause des autres et des blocages inhérents à un pays où on ne veut pas prendre de risque nous, pauvres imbéciles de français ! A les croire, nous sommes dans un pays où nous pourrions prendre des risques parce que nous pourrons réussir et qu'en cas d'échec, le rebond est possible. Il semble oublier que les banques ne prêtent qu’aux riches, que les grands groupes sont féroces et voraces et qu’ils laissent les petits prendre des risques avant de les écraser dès que l’opportunité se présentent. Ils oublient finalement que si nous sommes dans cette situation catastrophique c’est uniquement parce que cette société de consommation à laquelle ils tiennent tant, a poussé à toujours plus de production et que celle-ci se mesure sur l’échelle inique mais surtout inadapté de la croissance économique. Notre bonheur ne les intéresse pas. Bêtes de sommes nous sommes, bêtes de sommes ils souhaitent nous contraindre.

Focus sur la relance : l’emploi

La commission Attali propose de relancer la politique de l’emploi ! Voilà une bonne nouvelle ! Par contre, dès qu’on se penche sur la solution proposée, tout se gâte. Evidemment.

Les extraterrestres de cette commission proposent en effet de relancer l’emploi en proposant la règle d’un contrat de travail à droit progressif. Pour faire clair, la protection des salariés serait croissante avec l’ancienneté, ce qui laisserait ainsi champs libre aux employeurs véreux de pratiquer un turn-over énorme, provoquant une misère de l’emploi chez les jeunes (diplômés ou pas) et permettrait, in fine, de détruire le droit du travail. La précarité de l’emploi prônée par l’ensemble de ses personnalités aux salaires sans mesures avec les nôtres, s’accompagnera d’un affaissement des salaires et donc de notre pouvoir d’achat. CQFD !

 

Si la commission propose, à juste titre de renforcer la formation professionnelle, elle propose également de transférer une partie des cotisations sociales sur la TVA ! On croit marcher sur la tête ! Quand on sait que le TVA est l’impôt le plus injuste, inégalitaire et le plus contraignant quant au développement d’une consommation responsable, porteuse d’équité, de respect de chacun et de l’environnement, on se prend à croire mordicus que ces hautes personnalités de la commission Attali nous viennent d’une autre planète !

 

 


Comment peut-on demander à chacun, y compris au plus humble d’entre nous, de supporter le déplacement des cotisations patronales depuis les entreprises vers la TVA ?

Ont-il déjà oublié que nous, consommateurs, payons déjà ces cotisations puisque les entreprises font toujours financer leur dépenses par leur client (et qu’au final, les clients, c’est nous !). Avons-nous été si méchants que nous méritons la double peine ?


Ils sont tombés sur la tête ! Pire que ça, ils nous déclarent, sans rire que ces solutions permettons de relancer l’emploi et inscriront la France dans une croissance de l’ordre de 2,5% dès 2020.

Conclusions

Les membres de la commission proposent de relancer l’économie française et de créer les conditions d’une croissance jamais vu depuis 40 ans. En dérégulant l’emploi et en créant les conditions de la précarité et de l’insécurité sociale, ils pensent que nous pourrons ainsi créer des emplois et donc relancer la consommation. Cette sacrée consommation, qui fournit, via la TVA, quasiment 50% des recettes de l’état. Mais… Ont-ils oublié que la précarité tire toujours les salaires vers le bas ? En outre, ils nous proposent un monde dérégulé et dynamique mais il semble oublié que l’inertie des grand groupes industriels et des banques par exemple sont très largement à l’origine de la crispation cramoisie de la France et de sons économie ? Croient-il vraiment que cette relance qu’il propose provoquera les conditions de la croissance pour chacun ou nous cachent-ils d’une part que cela servira surtout à protéger les nantis et, d’autres part qu’ils n’ont aucune notion de la vie que nous menons ?

Les membres de cette commission nous proposent de fourvoyer notre République sociale (la constitution le mentionne, l’ont t-ils oublié ?) pour un monde dérégulé où les grands gagnants seront les élites financières et économiques en place qui joueront avec les salariés en les utilisant et en les jetant ? Quitte à sombrer, sauvons les riches, tel semble être le mot d'ordre de la commission et de ses membres ! Au secours !!! Ils sont devenus fous !! Revenez-nous, membres de la constituantes, esprit libres, philosophes, penseurs, utopistes... Reprenez leurs leur jouet et reprenez la parole. Imposez votre parole.

 

Nous avons connu les slogans du type "du passé faisons table rase", la commisison Attali vient d'inventer "du futur, faisons table rase". Nous ne nous reconnaissons ni d'un côté, ni de l'autre. Nous défendons une société responsable, basée sur les pricipes de la République et inscrite dans une démarche de solidarité et d'équité.

 

 


Nous proposons, en parfaite opposition à cette commission :

  • - la disparition de la TVA (voire l’article sur ce sujet)
  • - le paiement des impayés sociaux par les entreprises fraudeuses ou famillière du chantage à l'emploi
  • - l’établissement d’un indicateur social et environnemental permettant de définir un indice de pondération des prix, pour mettre en avant les produits les meilleurs et de stigmatiser les plus nocifs

 

Enfin, puisque cela est à la mode, nous demandons la mise en place d’un Grenelle de la consommation à l’échelle européenne dans lequel nous devrions définir une politique industrielle communautaire permettant d’assurer une coopération interne à l’UE et externe avec nos partenaires dignes et respectueuses. Ce moment devra également être le moment de définir les utopies et les objectifs que nous nous engageons à suivre en généralisant les politiques destinées à prôner une consommation responsable et à remettre en exergue la "consommation intellectuelles" (nous pouvons, nous aussi, utiliser des gros mots!) au travers des arts et de la culture.

 

Parce que nous ne sommes que des chiffres, nous adressons ici, non pas un carton rouge pour la commission mais 45 cartons rouge pour ses 45 membres. (Pour connaitre sa composition, n'hésitez pas et dites-nous si vous y reconnaissez des esprits libres, acteur du progrès, ayant fait montre d'une réelle vision inscrite dans la réalité de la raréfaction des biens, de la recherche du bonheur ou même, ne serait-ce que dans une réelle proximité avec la population...).

 

Quant on pense que les membres de cette commission, solidaires des propositions, comporte notamment la présidente d’une association de consommateurs… Une raison de plus pour soutenir l’action que nous menons en faveur d’une consommation responsable.

 

Pour réagir à cet article, écrivez-nous ! Et soutenez-nous.

 

P.S. : pour la rédaction de cet article, nous avons apprécié la lecture de l’article publié par Roland et disponible en cliquant ici.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 14:56

Dans l’objectif très honorable de réductions des émissions de gaz à effet de serre, l’union européenne a mis en place un marché destiné, a priori, à inciter les entreprises à réduire leurs émissions. Pour cela, elles se vu allouer des crédits proportionnellement à leur émissions. L’objectif étant alors de permettre aux « bons » élèves de pouvoir revendre leur surplus à un prix dépendant de l’offre et de la demande : le prix du marché. A contrario, les mauvais élèves se voient infligé des pénalités financières ou peuvent, sur ce même marché, acheter des crédits supplémentaires. L’objectif est donc d’inciter les entreprises à donner de la valeur économique à leurs efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

 

Pourtant, tout n’est pas aussi rose et merveilleux que les économistes à l’initiative de ce marché, incrite dans la droite ligne de protocole de Kyoto (droite est ici un mot bien dévoyé !), l’ont imaginé. Laissons leur a priori le crédit de la bonne fois.

 

A qui profite le marché

Cette création purement virtuelle de monnaie en fonction de l’orientation stratégique des entreprises en faveur de la réduction des émissions a suscité, bien entendu les appétits prédateurs de plusieurs entreprises. Le rapport de l'ONG Sandbag (rapport en anglais téléchargeable ici) dresse un état des lieux sans concession de la situation actuelle. En effet, devant l’aubaine économique de la création de ce marché, certaines sociétés se sont vue alloués beaucoup plus de crédits qu’il ne leur était nécessaire. Celles-ci se retrouvent donc en position de spéculateur en puissance et, plutôt que d’investir en vue de la réduction de leurs émissions, elle se retrouve en position dominante sur ce marché en ayant notamment la possibilité de faire grimper le coût de la tonne de CO2 pour revendre une partie de leur crédit et ainsi engranger d’énormes bénéfices. Les 10 pires entreprises (pire dans le sens où ses entreprises disposent de beaucoup trop de crédits) cumulent ainsi 35 millions de permis, soit l’équivalent des émissions annuelles de la Lithuanie par exemple… Cela laisse rêveur quant à leur pouvoir de nuisance environnemental et industriel en n’investissement pas dans la recherche et développement mais en choisissant plutôt de spéculer et d’engranger des bénéfices. Notons que, au prix actuel du carbone, cela correspond à une manne de 500 millions d’euros que se partagent ses 10 entreprises… Les projections économique montre qu’en 2012, ces entreprises disposeront d’environ 230 millions de crédits, soit 3,2 milliards d’euros, ce qui les placera dans une position dominante lors de n’importe quelle négociation internationale en matière de réduction des émissions (on peut imaginer un lobbying disproportionné, un chantage à l’emploi, à la délocalisation, et pire encore…). A titre d’exemple, parmi ces nantis de la pollution on retrouve notamment une entreprise sidérurgique bien connue racheté il y a quelques années par un magnant indien et qui a fiat l’actualité en Lorraine récemment du fait de la fermeture d’un site de production… On y retrouve également un très grand cimentier français qui cumule donc sa position de spéculateur carbone de premier plan et de champion français de la pollution … Enfin, en ce qui concerne le secteur automobile, la marque au Lyon est également très largement sur-allouée et peut donc à loisir spéculer et négliger ses investissements en faveur de la réduction de ses émissions.

 

Certain n'en profte pas mais...   ...en profite quand-même !

D’un autre côté, certaines entreprises, telles que les fournisseurs d’énergie se sont retrouvés dans une position de sous-allocation. Etrange pensez-vous ? Que nenni ! En réalité, ces entreprises se retrouvent devant le « dilemme » suivant : payer des pénalités en fonction de leur dépassement du seuil d’émissions qui leur est autorisé ou acheter des crédits sur le marché carbone. Que feront-ils à votre avis ? C’est très simple ! Elles vont, en fonction du coût carbone du marché choisir l’une ou l’autre solution et ainsi optimiser au moindre coût leur pénalité. Quel rapport avec vous, cher lecteurs attentifs ? C’est très simple ! C’est nous leurs clients ! Nous et l’ensemble des entreprises à qui elles fournissent de l’énergie. Autrement dis, les tarifs vont inexorablement augmenter, qu’il s’agisse du gaz, de l’électricité, des carburants,…


Nous allons donc nous retrouver dans la situation, non seulement ubuesque, mais surtout insupportable, de financer au travers de nos factures (mais également de nos achats de produits qui seront, eux-aussi impactés par la hausse des tarifs de l’énergie), l’absence d’efforts des producteurs d’énergie en faveur d’une énergie propre. Dans le même ordre d’idée, nos factures vont servie à payer les crédits que les fournisseurs d’énergie vont acheter sur le marché carbone et donc, nos petits euros finiront dans la poches des spéculateurs carbone, champion de la pollution en gaz à effet de serre !


Le marché carbone est donc finalement, une aubaine pour les pollueurs-spéculateurs ainsi que pour les fournisseurs d’énergie qui se trouve en position d’intermédiaire entre clients-pompe-à-fric et pollueur-spéculateur et vont donc prendre leur dîme au passage. Mais alors, au final, qui se retrouve dindon de la farce ? Nous, bien entendu ! Nous, consommateurs et l’ensemble des PME qui ne sont pas en position de négociation avec leur fournisseurs d’énergie et qui vont donc voir leur charge de production augmenter et donc leur prix de vente, au risque donc de ne plus rencontrer leurs clients et donc de fermer leur activité.

 

Pour résumer : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’environnement sont les grands perdants, au profit des pollueurs-spéculateurs. Le dessin ci-après illustre bien cette situation où, chaque flèche illustre un flux financier.

Schema qui paie

 

 

Nous demandons :

- une parfaite transparence et une renégociation des crédits

- une information en temps réelle permanente de l’implication des entreprises émettrices sur le marché mise en perspective avec leurs investissements en faveur de leur réduction de GES, leur volume d’emploi (y compris leur localisation)

- la possibilité pour les consommateurs de détenir la pouvoir de sanctionner les entreprises spéculatrices et spoliatrices de notre environnement et de notre pouvoir d’achat

 

Dans une échéance très brèves, nous demandons la mise en place urgence d’une politique communautaire visant à remplacer intégralement ce système de crédits et d’autorisation à polluer et à spéculer. Cette politique doit prendre en compte :

- le volet environnemental en ne se faisant pas berner par les surestimations scandaleuses menant aux sur-allocations de crédits actuelles

- le volet social en prenant en compte les conditions de travails, la mobilité de l’emploi et sa localisation

- l’investissement en faveur de politique d’entreprise dédiée à la sobriété des émissions (sur les sites actuels et non pas au travers de délocalisation scandaleuse)

- l’investissement social et culturel

 

Le marché, dans sa forme actuelle ne correspond à rien d’autre qu’à une aubaine pour les spéculateurs qui continue avec la permission institutionnelle à polluer, tout en écrasant leurs clients et les consommateurs. Ses sociétés doivent être mise à l’amende de manière à inverser la tendance et à rendre profitable à la société leur politique entrepreneuriale.

 

Nous serons très attentifs à l’évolution de ce sujet et, si nécessaire, nous lancerons des mots d’ordre visant à stigmatiser les sociétés agissant sciemment dans leur seul intérêt financier, au détriment de notre environnement, de notre santé et de notre pouvoir d’achat.

 

 

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur ce sujet sur lequel vous n’auraient jamais beaucoup d’informations du fait de son opacité et des enjeux faramineux issu de la mise en place sans régulation et sans contrainte. Les lobbys industriels sont très puissants et ont même réussit à convertir certain brillant esprit à la capacité du marché à agir pour le meilleur. Ne soyons pas dupes.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 09:20

La TVA sur le service de triple play (Internet, TV, téléphone) va augmenter selon les déclarations d'intention du gouvernement et ainsi abonder la trésorerie nationale de plusieurs centaines de millions d'euros. Notons que le gouvernement se cache pour cela derrière une "obligation de Bruxelles" (mais que ne font-ils pas pour défendre leur position au lieu de se battre pour démocratiser un accès fondamental aujourd'hui à l'information et à la communication!!). En effet, Bruxelles demande à la France de passer à la TVA de 19,6% pour l'ensemble du service sous la raison ridicule que le taux réduit de 5,5 % n'est en effet autorisé que pour les services de télévision. Pire encore, la ministre de l'économie annonce qu' "Il y aura peut-être une petite augmentation si nous devions prendre cette décision mais je pense qu'elle sera très minime". De' qui se moque t'on ? Elle voudrait nous faire croire qu'aucune simulation n'a été faite et que cette mesure n'est pas préparé ni évaluer en terme de trésorerie ! Cela relève de l'incompétence ou de la mauvaise fois ! Il s'agit d'assumer ce choix destiné clairement à taper sur la vache à lait classique : le consommateur.

 

Voyons plus en détail ce qui va nous tomber sur la tête (et vider un peu plus le porte-monnaie)

 

Le service proposé par les FAI va se voir redevable d'une taxe de 19,6% pour l'ensemble du service au lieu de 5,5% pour une moitié du service et 19,6% pour l'autre comme c'est la cas actuellement. Les FAI ont alors deux possibilités qui sont d'absorber eux-mêmes cette hausse et de ne pas répercuter la hausse sur les factures (ce qui constitue pour eux un manque à gagner commercial) ou reporter cette hausse sur la facture adressée aux consommateurs ce qui reviendrait, pour chaque abonné à une hausse d’environ 2 € par mois, soit, 24€ par an.

 

Il est évident que les FAI vont reporter la hausse sur les consommateurs !

 

Rappelons au passage que lors de la signature des contrats avec les FAI, chacun aura signé un contrat présentant une TVA de 5,5% pour la moitié du service et de 19,6% pour l'autre. Il y aura donc une modification dont personne ne pourra se plaindre du fait qu'elle répond à une modification légale.

 

Si les prix du service triple play se sont relativement stabilisés avec le fameux plafond à 30€ tant vanté notamment par l'un des FAI bien connu. Cette petite hausse ferra passé un tarif de 30€ à environ 32€. En d'autre terme, le plafond des 30€ va sauter et il y a un grand risque marketing, économique, publicitaire,... de recherche d'un nouveau plafond. Nous devons donc nous attendre à ce que l'image "qualité-prix" se stabilise bientôt, non pas au alentours de 32€ mais plutôt aux alentours des 35€, voire 40€. Autrement dis, les FAI qui se plaignent de devoir subir la hausse et de la reporter sur ces "pauvres" consommateurs vont en réalité, et ils le savent très bien, rechercher un nouveau message publicitaire tarifaire choc et, très franchement "32€", comme message, on fait mieux ! Donc, ils feront mieux, d'où les tarifs à venir de 32€, 35€, 40€. Et cela se ferra notamment en utilisant les mêmes arguments que ceux classique dans l'industrie automobile : les options ! Vous aurez donc un petit service en plus qui justifiera ces hausses qui seront, la possibilité de voir la TV à l'envers, le clavier téléphone en moldave ou encore une box en couleur ! Super ! De qui se moque-t-on !

 

RJ45 euro
Pour résumer, cette hausse à un service entièrement soumis à une TVA de 19,6% se fera sur le compte des consommateurs. Les prix vont s'envoler bien au-delà de cette hausse d'environ 2€/mois. FAI et gouvernement nous prennent pour des imbéciles et des vaches à lait.

 


En conséquence :

- nous demandons au gouvernement, d'assumer ses positions au service de l'industrie et, comme toujours, dans un esprit libéral et consumériste absolu, qui le pousse à toujours taper sur les plus faibles puisque, d'après eux, chacun peut s'en sortir et s'enrichir. Rêve d'élite déconnectée d'une réalité oppressante

- dans l'optique où la TVA n'est pas supprimée, nous demandons à ce que le service de télévision soit taxé à 19,6% alors que l'internet et la téléphonie, indispensable à chacun aujourd'hui, soit eux éligibles à une TVA de 5,5%. La situation actuelle est ubuesque puisque le loisir-lobotomisant qu'est la TV est moins taxé que la possibilité de s'informer et de communiquer que sont l'internet et la téléphonie

- nous demandons au FAI de proposer des services découplés permettant d'affecter une TVA séparée sur les services proposés et ainsi ne pas reporter insidieusement la hausse prévue par le gouvernement

- enfin, comme nous l'avons déjà demandé, nous souhaitons la suppression totale de la TVA et le report des volumes affecté sur le calcul de l'impôt sur le revenu. Il s'agit d'une question de justice sociale, d'équité et de dignité pour les plus démunis. Mieux, ce serait un réel progrès républicain.

 

Nous seront, bien entendu attentif à l'évolution de ce dossier et notamment aux offres des FAI.

 

N'hésitez pas à nous contacter et à nous donner votre avis et vos propositions !

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:05

Pour plus de détail et une analyse détaillée, voir la page consacrée à ce sujet en cliquant ici.

 

Sauf à innover et donc à s’en donner les moyens, ce qui n’est pas forcement simple si on s’en réfère à l’évolution en cous de l’industrie de l’information où rien de neuf ne semble poindre à l’horizon, l’information se dirige tout droit, vers la constitution de grands pôles soutenus par la finance privée et soumise au risque de la partialité éditoriale. A côté de cela subsiste le modèle soutenu par le secteur public de la production d’information, modèle plus ou moins durable en fonction de l’évolution politique du rapport à l’information.


Les consommateurs doivent ainsi être extrêmement attentifs à l’évolution des sources d’informations et à l’un des fondements de la République française, la liberté. En effet, aucune garanti n’existe quant à la production pérenne d‘une information impartiale.

 

Le recours à l’information sur le media internet est souvent présenté comme l’avenir. Cependant, là encore, la garanti de l’impartialité n’est absolument pas garanti. Afin d’assurer leur liberté éditoriale, certain propose déjà des sites d’informations payant, sur abonnement mais, pour le moment, ils n’ont pas atteint l’équilibre financier démontrant la pérennité de ce media. Gageons qu’ils y parviennent et que ce modèle économique ne soit pas précaire pour garantir une information libre et indépendante.

 

Aujourd’hui plus que jamais, l’accès à l’information est un enjeu de notre liberté et, en tant que vecteur de la responsabilisation de chacun, il importe que chacun puisse disposer des informations lui permettant de construire et structurer son rapport au monde et à la consommation, responsable, bien entendu.

 


AvatarCR La recherche, la comparaison et la critique sont des données essentielles à la construction d’une opinion. Chacun doit en être conscient pour ne pas laisser l’information sombrer dans un greenwashing tel que celui présent dans la publicité par exemple. Il importe à chacun de se donner les moyens de construire un avenir responsable, ce qui passe par une relation à l’information conséquente. Nous consacrons tous un budget à notre information (redevance, abonnement internet, achat de journaux,…). Cependant, cela ne suffit pas à assurer la liberté de la presse. Le lien vital entre les producteurs d’informations et consommateurs d’informations est rompu depuis longtemps et laisse un vide à remplir de ressources, qu’ils s’agissent d’investisseurs cupides ou désintéressés, de produits annexes, d’investissement croisés, de mutualisation,…


 

Une autre voie est pourtant possible, permettant de réinstaller la relation à chérir entre producteurs et consommateurs d’informations. Faute de quoi, l’information deviendra une publicité d’un nouveau genre quant la publicité devrait plutôt devenir une information à visée commerciale.


AvatarCR Les consommateurs soutiennent la presse et réclame une information libre, indépendante et argumentée, qui donne envie et qui instaure une relation de confiance, voire un lien participatif entre les consommateurs et les industries de l’information. L’une des solutions serait peut-être de décrypter le monde tel qu’il est plutôt que de recourir au conglomérat industriel à visée commerciale et non pas informative. Il s’agirait ainsi de développer des modèle déclinant une information de la proximité à l’internationale, parlant des sujets qui intéressent directement les consommateurs et profitant de cette proximité pour susciter l’élargissement des centres d’intérêts. Le recours à la souscription et à l’abonnement sont d’ailleurs surement les possibilités les plus porteuses pour contrecarrer la suprématie grandissante des groupes industriels sur le monde de l’information.

 

 

Ce ne sont que les prémices d’une piste de développement, d’un chantier de reconstruction. Cependant, cette industrie, aussi particulière soit-elle, ne se relèvera pas sans innover. Il pourrait être temps d’intégrer les consommateurs à l’avenir de la presse.

 

Ne laissons pas l’information aux mains de ceux qui s’en servent à des fins particulières. Soyons les acteurs du changement et imposons une presse libre, participative et pérenne.

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 15:53

Les représentants de la grande distribution se rendent ce lundi 17 mai à l’Elysée pour, entre autre, se voir demander de baisser leurs marges sur les fruits et légumes.

 

Analysons donc, comme nous l’avons déjà fait dans l’article « Fixation des tarifs agricoles : proposition d'une taxe incidieuse », ce que cela signifie réellement et voyons qui sera le dindon de cette farce. En effet, l’ambition ici est de faire face à un fait établi qui est que les tomates poussent sous le soleil et qu’il faut les produire, les distribuer et les acheter.

 

 

Analysons tout d’abord la production.

D’un côté, chaque année, une pluie, une grêle, une tempête, une sécheresse ou bien d’autres malheurs naturels, existant depuis la nuit des temps, viennent entacher la saison estivale de problème et font monter le prix des fruits et légumes (tel est le message en général délivré par dans les média par les producteurs de fruites et légumes). Rien ne va !

D’un autre côté, les productions sont énormes l’été, ce qui implique pour les producteurs une obligation d’écluser la production et donc une aubaine pour les distributeurs qui peuvent acheter à très bas prix (pour des raisons d’humanismes sociales et de maintient d’une agriculture au service de l’aménagement du paysage. A n’en pas douter…).

Quoiqu’il en soit, les saisons étant pour le moment au nombre de 4 et ne permettant pas de produire toutes l’année tomates, abricots et autres pèches et courgettes, il faut bien se poser la question double de l’écoulement des stocks et du niveau de vie des producteurs (il nous faut des fruits et des légumes et des paysans pour les produire).

 

Voyons maintenant ce qui se passe au niveau de la distribution.

La grande distribution dispose de centrale d’achat qui, par les volumes de leurs achats, maintiennent une pression très forte face aux producteurs, quelle que soit d’ailleurs leur organisation pour faire face. Les produits ainsi achetées par les centrales sont ensuite mises à disposition des clients, acheteurs finaux, qui alimentent par la-même la TVA (qui représente tout de même 50% des recettes générales de l’état).

La grande distribution réalise donc ses marges entre le prix d’achat aux producteurs et le prix de vente au client final que nous sommes. Au passage, nous pourrions parler des marges arrières, mais, laissons pour le moment ce sujet sur lequel nous reviendrons dans un article spécifique (pour faire simple, les marges arrières sont un accord entre producteurs et fournisseurs qui permet de faire croire à un prix d’achat donné alors qu’il y a une rétro-commission aux distributeurs, ce qui permet aux distributeurs de gonfler artificiellement ses marges sans en avoir l’air ! Il s’agissait tout de même de plus de 30% du prix d’achat…).

 

Que signifie l’engagement de baisse des marges de la distribution sur les fruits et légumes ?

Aujourd’hui donc, il va être demandé au secteur de la grande distribution de baisser ses marges. La conséquence de cette mesure sera, à coup sur un défaussement du manque à gagner sur d’autres produits, bien en évidence sur les étalages.

Mais quels seront ses produits. Nous savons tous que les distributeurs développent de plus en plus leur propres produits (les fameuse marque de distributeurs – MDD), avec de confortables marges (15 à 20 % de marge sur les MDD contre 5 à 10 % sur les marque nationale ; source Fabian Bergès-Sennou). Il y a fort à parier que ce sont ces produits, propres aux distributeurs, qui vont voir leur vente progresser (et donc les bénéfices du secteur de la distribution).

 

Enfin, petite info qui laisse songeur, la grande distribution représente quelques 700.000 emplois. On imagine aisément alors la pression que peut faire valoir ce secteur en laissant entrevoir, par exemple (ce n’est qu’un exemple, pas de mauvais esprit…), de possible licenciements en cas de perte de chiffre d'affaires (il est vrai que, au SMIC, une caissière est surement un très lourd fardeau à porter...). Dans ce contexte, qui peut réellement penser que la grande distribution va baisser ses marges sur les fruits et légumes sans réagir comme il se doit pour toute entreprise à vocation lucrative ? Qui peut aussi imaginer que le consommateur final ne sera pas le dindon de la farce ?

 


Les consommateurs sont appelés à la plus grande attention quant au MDD et à l’évolution de leur prix.

 

Plus encore, il convient de rappeler la nécessité pour les producteurs de pouvoir vivre de leur production et d’instaurer un lien entre producteur et consommateurs au travers des circuit-court. La mode locavore est encore très associée aux bobos. Pourtant, il s’agit bien de la solution d’avenir pour notre alimentation et notre aménagement du territoire.


 

Il s’impose aujourd’hui que les taxes qui pénalisent toujours les consommateurs soient mises au rencard et que leurs soit préférés :

- l’encouragement les circuits-courts : baisse de TVA sur ces produits, prêt de locaux municipaux pour la distribution,aide à la mutualisation des moyens en faveur des circuits-courts,...

- l'indexation de la TVA sur la restauration sur le volume de produits locaux (ce n'est aps si compliqué à faire dans un monde où les volumes et tarifs des fournitures sont consignées!)

- l’apprentissage de la saisonnalité dès l'école et respect de celle-ci dans les cantines

- l’encouragement de la diversification des productions, contre une monoculture qui appauvri les sols et n’aboutie qu’à la spéculation agricole

- la mise en place massive de la distribution en vrac pour un maximum de produits

 

Enfin, libre à chacun d'agir en conscience mais, il est aussi possible d'orienter la distribution en n'achettant pas les produits en dehors de leur saison de production

 

N.B : Bientôt, sur ce site, publication des saisons de production des fruits et légumes. Un rappel toujours très utile.

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 20:54

Ce 6 avril, le président de la République, Mr Sarkozy, en visite dans une exploitation agricole de l’Essonne a déçu l’ensemble de l’auditoire mais, à bien y regarder, ce sont les consommateurs qui, une fois de plus sont menacés de payer l’addition.

 

En effet, le chef de l’état a proposé une énième taxes, à payer par les distributeurs si ces derniers ne baissent pas leur marge pour permettre une meilleure rémunération des producteurs agricoles chez qui ils se fournissent (en tirant les prix le plus bas possible, bien entendu). Cette taxe est donc censer réguler un marché juteux et se propose donc de se parer de toutes les vertus de protection de producteurs agricoles.


Le secteur de la distribution, au travers de la FCD notamment n’a pas apprécié. Est-ce pourtant, ce secteur sera t-il réellement le grand perdant... Bien sur que non !

 

En effet, cette taxe, qui, n’est qu’une annonce pour le moment, verra les professionnels de la distribution contraints de trouver de nouvelles recettes pour compenser le manque à gagner du dividende. Où la distribution trouve t’elle des recettes supplémentaires ? Deux solutions existent. La première consiste à se fournir chez le plus offrant, et pourquoi pas là où la main d’œuvre est la moins cher, voire la plus corvéable. La seconde est très simple, il suffit d’augmenter, même très peu, les prix.

 


Pour mémoire, les 5 majors de la grande distribution font plus de 250 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel. Une hausse des prix de 0,1% (un produit de 1€ passant à 1,01€ - on ne s’en rend même pas compte…) procure donc un levier de 250 millions d’euros imputables à la ligne des bénéfices. Le tour est joué et personne ne s’en aperçoit !


 

Ajouté à cela les milliers d’emplois directement ou indirectement liés aux grandes surfaces et on comprendra tout de suite que les distributeurs, s’ils se voient effectivement contraints à une nouvelle taxe, auront vraisemblablement toute latitude pour la répercuter sur les prix sans crainte de se faire taper sur les doigts. Qui plus est, cette hausse quasiment invisible sera masqué par l’inflation et la hausse « naturelle » des prix…

 

Cette promenade bucolique du chef de l’état permet donc une conclusion assez simple: « sauvons nos campagnes, tapons sur les consommateurs ! »

 

La consommation durable prône l’exact contraire : Associer l’aménagement du territoire et l’agriculture dans un projet durable et permettant aux exploitations agricole et aux consommateurs, dans un partenariat éthique, une existence pérenne et digne.

 

Une chose est certaine aujourd'hui, les prochaines discussions relatives à la "fixation des prix agricoles" seront houleuses. Mascarade ou réalite, les consommateurs devront faire face pour ne pas être les didons de la farce.

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