Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : conso-responsable.over-blog.com
  • conso-responsable.over-blog.com
  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
  • Contact

Rejoignez-nous ?

Contacter nous en écrivant à consommateurs.responsables[@]gmail.com

 

Rejoignez-nous pour défendre la consommation responsable et faire avancer sa prise en compte par tous

 

Choississons notre consommation

 

Ne la subissons pas

Recherche Dans Ce Site

16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 21:19

Il y a quelques jours, la Belgique, par l’intermédiaire de Paul Magnette, ministre de la protection des consommateurs, a décidé l’interdiction de la vente des tapis puzzle bien connu des parents et largement pratiqué par les enfants. Cette interdiction, assortie d’une amende pouvant aller jusqu’à 20.000€ pour les contrevenants. Cette interdiction a été motivée par le constat d’une teneur excessives en particules nocives.

 

Et oui, ce tapis est bien pratique pour les tout petits mais, combien de parents se sont posé la question de la composition de ces tapis ? Il est en plastique, souple et résistant.

En plastique…  …comme les bouteilles en plastique.

Souple…  …pas comme les bouteilles en plastique.

Conclusion, il y a bien un ou plusieurs produits qui ont été ajouté(s) à ce plastique pour devenir souple !

Le fordamine : un produit dangereux et connu pour ça

Bingo ! Ces tapis contiennent du formamine. Il s’agit d’un dérivé de l’ammoniac qui est, entre autre utilisé dans l’industrie comme solvant pour donner de la souplesse au gomme caoutchouc par exemple. Il est aussi utilisé dans l’industrie pharmaceutique ou pour la fabrication d’engrais

Si on avait su cela avant, il est clair que bien des parents auraient hésité à mettre entre les mains, les narines et les dents de leur petit un jeu contenant un produit utilisé comme solvant. Et même s’il participe à l’industrie des engrais, ce n’est pas une raison pour faire pousser nos enfants avec cette sal…

 

Pour en rajouter une couche (sans jeu de mot), le formamide fait partie des substances «CMR», catégorie 2 - R61ce qui signifie qu’il cancérogènes et/ou mutagènes et/ou toxiques pour la reproduction. Pour faire simple, ce produit est un danger pour les être humains et à plus forte raison pour les enfants…

 

Dernier point, une étude entamée en 2007 par E. Langlois, B.Honnert et B.Oury, s’intéresse à la famille des formamides et acétamides en raison du caractère reprotoxique de la plupart des termes de cette famille et de la variété des activités industrielles où ils sont utilisés. Traduction : les fordamides (dont fait partie le fameux formamine) sont connux pour être dangeureux.

Une situation intolérable bien que connue

Nous savons tous que les enfants sont beaucoup plus sensibles à leur environnement (qualité de l’eau et de l’air notamment) que les adultes. Comment alors peut-on alors imaginer qu’un tapis comprenant du fordamine puisse être posé sans soucis dans une chambre d’enfant alors qu’il est reconnu comme un danger public !!

Si les études sont en cours en France relativement à la dangerosité du fordamine, nous nous interrogeons sur deux points :

  • - les bébés français sont-ils plus résistants que les bébés belges, ce qui autorise les distributeurs à vendre ces tapis, malgré les études belges ?
  • - pourquoi une étude belge ne ferait-elle pas foi en France ?

 

Ces deux points nous amène à une demande urgente puisqu’il est aujourd’hui impératif de réaliser que les risques pour la santé d’un français, d’un belge, d’un letton, d’un chypriote, d’un turc ou d’un allemands les mêmes. Un produit dangereux est dangereux. Les frontières n’ont rien à voir dans cette histoire. Autrement dit, nous demandons que soit constituée une agence européenne des risques sanitaires dont els avis font foi sur l’ensemble du territoire européen. Et au delà, bien entendu.

 

A l’heure actuel, certaines enseignes ont retiré ces tapis de leur rayons et certaines propose d’ailleurs le remboursement de ce produit pour les consommateurs le ramenant au magasin. Bravo.

 

Cependant, nous tenons ici à lancer une alerte puisque ce produit est connu pour être dangereux mais n’a jamais été retiré des produits. Il aura fallu une enquête en Belgique et une fuite de cette information en France pour que les produits contenant cette m… soient retirés des rayons.

 

Nous demandons également ce qui peut justifier que ce produit soit interdit en Europe à partir de 2013… Si une telle décision a été prise, cela repose sur une étude de risque qui aura conclu à sa dangerosité. Pourquoi, dans ce contexte ne pas l’interdire immédiatement. Nous dénonçons ici le poids des lobbys de la chimie et l’indigence des associations de consommateurs dont le rôle aurait été de s’intéresser à ce sujet si elle en avait eu les moyens. Pourtant, REACH est un grand chantier qu’il devrait être en mesure de suivre… La réalité nous prouve le contraire. Malheureusement. Ce sujet n’assure surement pas assez de rendement en termes d’adhésion pour ces associations consuméristes.

 

Nous demandons instamment l’ouverture d’une enquête pour évaluer la chronologie de la connaissance des autorités sanitaires en la matière afin d‘établir les responsabilités dans ce scandale.

 

Nous demandons également que le processus REACH produise, pour l’ensemble de substances analysées un indice de dangerosité avec prise d’effet immédiat en cas de dépassement d’un seuil d’exposition des consommateurs et les utilisateurs professionnels de ces produits. La chimie est une science remarquable mais les maux qu’elle peut provoquer sont insupportables. Ensembles, crions notre révolte face à la chimisation de notre vie.

 

Si ce sujet est aujourd’hui, déjà sorti de l’actualité, il est évident que nous n’allons pas en rester là et que nous vous informerons de l’avancer du sujet. Nous allons par ailleurs demander à chacun de se prononcer quant à ses responsabilités.

 

Soutenez-nous dans ce combat en nous rejoignant et n’hésitez pas à nous écrire !

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 11:37

Petit retour en arrière…

En 1996, le timbre coutait 0,46€. En 2003, il passe à 0,50€ puis à 0,53€ en 2005, 0,54€ en 2006, 0,55€ en 2008 et 0,56€ en 2009.

Le 1er juillet 2010, il est passait à 0,58€. On a donc vu le prix du timbre grimper de 0,10€ en 7ans… A ce rythme là, dans 10 ans, il sera à 0,66€ (soit, pas loin de 4,5 francs pour marquer les esprits).

Faisons un petit calcul.

Le surcoût occasionné par la hausse du 1 juillet 2010 coutera, en moyenne, environ 0,1€ par mois et par ménage, soit, 1,2€ par an pour chaque ménage. Nous sommes aujourd’hui, en France, environ 27 millions de ménages, donc, ce sera, environ 32,4 millions d’euros supplémentaires engrangés par le trésor public par an (16,2 millions d’euros sur 6 mois en 2010). A titre de comparaison, cela correspond à l’embauche de 3000 professeur des écoles… Bien entendu, ce n’est qu’à titre de comparaison car, chacun sait qu’actuellement, ce surplus touché par le trésor public ne sert pas à embaucher des enseignants, porteurs de savoir et catalyseur de richesses à partager à venir.

 

Certes, nous savons que l’utilisation du courrier postal diminue tous les ans au profit d’autre mode de communication tel que le téléphone et l’e.mail par exemple. Toutefois, on peut s’interroger sur le message caché derrière cette hausse. A l’heure où l’on dénonce la défaillance de la lecture et de la qualité de l’écriture chez les enfants, on peut s’alarmer de la taxe de l’écriture à laquelle correspond le timbre, qui profite à un mode de communication texto ou e.mail dévastatrice. On sait pourtant que la maitrise de l’écriture et de la lecture sont des piliers indispensables au progrès collectif d’une société. Ces hausses des prix simplement économique sont donc, pour nous très inquiétantes.

Défaillance de service public

Nous souhaitons ici nous alarmer sur un détournement du sens profond de la fonction public. Chacun d’entre nous est déjà allé à la poste pour acheter un carnet de timbre. A cela, il n’est rien d’extraordinaire. En revanche, souvenez-vous de ce qui vous a été remis contre vos euros… Le préposé vous a remis un carnet de timbres rouge.

Mais pourquoi a-t-il fait cela ?

Non qu’il soit partisan de plumer le gogo. Il a surement une consigne l’invitant à proposer ce petit carnet rouge. Comme l’ensemble des services de la poste et même, ce qui est alarmant, l’ensemble de la population, chacun a assimilé le timbre à ce petit bout de papier rouge… Même les prépayés sont aujourd’hui estampillé d’un petit coin rouge au tarif de 0,58€ aujourd’hui.

 

Il existe pourtant un timbre permettant un envoie dans les même conditions de poids (20g) et qui coute moins cher. Ce timbre éco coute, à l’unité, 0,53€.

 

Nous demandons donc officiellement à la poste de nous expliquer pourquoi ce timbre, moins cher et rendant le même service, n’est pas proposé a priori à l’ensemble des usagers de la Poste ?

Timbres

           Avons-nous donc a priori tous besoin d’un service rapide (soyons gentil…) pour payer nos factures, envoyer nos vœux ou tout autre courrier ? Bien sur que non. En procédant de la sorte, la poste fait profiter au trésor public d’une manne annuelle d’environ 80 millions d’euros (3800 professeurs des écoles). Si ous sommes partisans d’un service public juste et donc abondé par l’ensemble des citoyens, nous pensons toutefois que cela ne doit pas passer par des contributions de ce type et qu’avant de « taper » toujours sur les mêmes.

Il serait bon de commencer par lutter contre la gaspillage de l’argent public au travers d’une réorganisation de certaines administration, une simplification de la collecte de l’impôt, une réaffectation du montant de la TVA dans l’impôt sur le revenu, assorti d’une suppression pure et simple de la TVA, supprimer les niches fiscales orientées vers la spéculation au profit de réduction pour l’investissement dans le monde associatif, culturel, artistique, dans la recherche,…

Il existe bien des solutions pour remettre d’aplomb les finances publiques sans, systématiquement procéder à la fuite en avant consistant à taxer toujours plus les consommateurs. Ces démarches sont en complète opposition à l’avènement d’une société responsable, composé de citoyens responsables de leur consommation et de leur comportement au sein d’une société gouvernée en toute responsabilité et en toute rigueur économique (la rigueur n’est rien d’autre que la qualité de la gouvernance de l’économie et, notamment, de la gestion des ressources et des dépenses).

 


Nous demandons donc :

  • à la Poste de proposer systématiquement aux usagers des timbres au tarifs éco
  • à chaque usagers d’exiger des timbres aux tarifs éco
  • au trésor public de pratiquer une gestion des fonds publics rigoureuse, ce qui permettra de libérer les consommateurs et l’ensemble des ménages, d’une pression croissante et étouffante
  • de repenser l’impôt sous le jour républicain, au profit de tous et d’un développement d’une société responsable

 


 Dans l’attente de vous croiser au bureau de Poste, n’oubliez pas, demander plutôt les timbres éco !

 

Pour toutes remarques, propositions, idées, écrivez nous ici ou, directement à consommateurs.responsables@gmail.com 

 

N’oubliez pas non plus de nous rejoindre. Sans vous, ces informations ne pourront pas exister et nous ne pourrons pas non plus nous concentrer pour produire les informations indispensables pour vous, vos combats du quotidien et le développement d’une société responsable dont nous n’aurons qu’à nous féliciter.

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 15:12

Nous défendons la possibilité pour chacun de se comporter en consommateur responsable. Cela impose une consommation réfléchie pour pouvoir définir les produits et services que nous allons consommer. Pour ce la, il est indispensable que nous, consommateurs, puissions effectuer nos choix en comparant les produits et services. Cela peut se faire en comparant les compositions de produits ou en se référant à des labels. Et là, il faut bien reconnaitre que, mis à part de disposer d’une demi-journée pour faire ses courses, c’est un parcours du combattant qui nous attend !

"Mieux" encore, mis à part des sites internet proposant des comparaisons des prix des produits, rien n'est mis à disposition des consommateurs pour pouvoir pratiquer une réelle consommation responsable ! Comment imaginer qu le prix soit un gage de qualité quand on sait, par exemple, que le prix de vente sert à financer la publicité ou l'emballage par exemple ! Sauf à croire que la publicité est un signe de qualité ou que l'emballage a des qualité alimentaires inconnue à ce jour, le prix n'est qu'un indicateur consumériste. Nous sommes opposés à cela. Nous restons fermement convaincu que la qualité doit être accessible pour tous et qu'une ré-orientation de la conception des produits dans un objectif qualitatif constitue l'alternative au service des consommateurs.

 

Le consumérisme nous a imposé le prix comme seul et unique critère. Imposons lui la qualité.

 

Depuis quand le prix est réellement un gage de qualité ? Petit bémol toute de même, nous tenons à signaler le site des éco-sapiens qui propose des sélections de produit selon un cahier des charges éthiques, environnementales et social. Il ne permet toutefois pas de procéder à une comparaison total mais, là n 'est pas son objectif puisqu'il s'agit d'un guide d'achat et non pas d'un portail ou d'une plateforme d'achat.

Choix

Constat

Qui connait réellement la signification des ingrédients des produits que nous consommons ? Azoformamide, aspartame, acide benzoïque, gallate de propyle ou encore E927a, E951, E210, E310 sous leur nom synthétique… qui les connait ? Qui saurait faire un choix par rapport à ces noms aussi poétique qu’affolant ? Aussi chimique qu’ils semblent loin d’un quelconque aliment ?


Comment pouvons-nous objectivement demander aux consommateurs de faire un choix éclairé quand aucun effort réel n’est entrepris pour rendre la composition des produits alimentaires notamment compréhensibles à chacun ?

 

Si pour nous aider, il existe un certain nombre de label (NF, NF-environnement, Eco label Européens,…), nos ne pouvons pas non plus leur donner toute notre confiance tant leur définition est, d’une part soumise à des tractions et, d’autre part, nous n’avons pas en tête leur cahier des charges qui, pour certain cas sont assez surprenants !

 

Très clairement, les consommateurs sont devant une opacité totale. Il existe actuellement des travaux pour aller dans le sens d’un affichage simplifié, infirmatif et surtout compréhensibles. Pourtant, ces travaux menés par des acteurs de grandes qualités (ADEME, AFNOR) sont principalement fréquentés par des industriels. La défense des consommateurs est absente de ses débats. Tout comme les ONG de défense de l’environnement ou de la santé qui n’ont quasiment pas voix aux discussions. Ces travaux sont donc éminemment critiquables alors qu'il constitue une plateforme de discussion et de progrès en faveur d'une consommation que l'on peut souhaiter de plus en plus responsable..

Notre position

Face à ce constat, nous souhaitons mettre devant le fait accompli les autorités en responsabilité de la santé, de l’environnement, du travail, du commerce, de la coopération et des affaires étrangères. Il importe en effet que les produits qui nous sont proposés à la consommation soient critiquables du point de vue de leurs impacts sur la santé et l’environnement de ceux qui les consomment et de ceux qui les produisent.

Pour cela nous demandons :

  • la mise en place, dans les plus brefs délais, d’un portail internet présentant, pour tous les produits mis en vente en France (mais aussi, à terme, en Europe et dans le monde) en exposant leur compositions précises, telles qu’indiquées sur l’emballage des produit
  • une mise à jour en temps réel de ce référentiel par une obligation de renseignement à l’endroit des producteurs et des distributeurs, avant tout mise sur le marché
  • l’accessibilité pour tous de ce référentiel via internet, mais également via des bornes en accès libres dans l’ensemble des grandes surfaces

Les industriels réclament tous un marché concurrentiel et non faussé. Il n’y à strictement aucune raison que nous, consommateurs, soyons exclus de cela. « Non faussé » signifie aussi que les consommateurs sont informés de ce qu’ils achètent. Actuellement, nous sommes loin du compte.


Proposition

Nous vous proposons de réaliser une grande base de données de la composition des aliments. Pour cela, nous vous invitons à renseigner la base accessible ici en notant, pour chaque produit, leur nom, leur marque, le nom du fabricant et celui du distributeur ainsi que la composition du produit. Nous sommes parfaitement conscients que cela constitue un énorme boulot. Cependant, nous estimons que la consommation responsable repose sur un engagement de chacun.


Par ailleurs, nous osons vous demander de nous donner les moyens de poursuivre notre action en nous soutenant financièrement. Pour cela, nous vous invitons à rejoindre le mouvement que nous mettons en place. Sachez que, plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour faire face à une consommation débridée et pour orienter les choix vers une responsabilité accrue. Nous vous remercions chaleureusement de votre lecture et nous comptons, non seulement sur votre soutien mais également sur le bouche à oreille afin que nous soyons de plus en plus nombreux. N’hésitez pas, par exemple, à diffuser ce message autour de vous et à inviter chacun à participer et à nous rejoindre.

 

Pour vos commentaires, vos propositions, vos questions, vos idées ou tout autre message, écrivez-nous !

 

Rejoignez-nous !

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 16:26

Nous vivons plus longtemps mais aussi malades hier qu’aujourd’hui

C’est une réalité, nous vivons plus vieux aujourd’hui qu’hier ! A cela, pas de triomphalisme car, les personnes qui ont aujourd’hui, en 2010, 80 ans sont donc nées en 1930 et ont été vécues leur tendre enfance à une époque où les aliments n’était pas boosté aux nitrates ni même aspergés de pesticides. Pour leur plus grand malheur, ces anciens ont vécu l’horreur de la seconde guerre mondiale avec son lot de privation qui a concouru à des privations atroces et à une alimentation basées essentiellement sur les productions locales.

 

Première conclusion, l’espérance de vie inédite que nous connaissons en France n’a pour raison que la qualité de l’alimentation des anciens et l’amélioration de la qualité de la médecine. En aucune manière, le recours intensif à la chimie pour l’alimentation n’a donc influé, a priori (restons fair-play !) sur ce constat.

 

Nous l’avons déjà abordé il y a quelques lignes, la recherche médicale et la démocratisation de son accès qui s’est fait jour dans la seconde moitié du XXème siècle ont concouru à l’augmentation de l’espérance de vie générale en France. Face à cela, observons aujourd’hui que les politiques acharnée de déremboursement de la médecine, le coût grandissant des soins, le saccage de la sécurité sociale et le coût croissant des mutuelles provoque une hausse de la misère médicale en parfaite opposition avec les idéaux républicain de fraternité et d’égalité (notamment devant la santé).

 

Dans ce contexte, nous bénéficions, pour le moment, en France, d'une retraite par répartition ou chacun cotise pour les ainés. Ce système repose sur les négociations entres partenaires sociaux et tend à assurer la péréquation. Ce système peut être représenté très simplement comme ci-dessous.


Retraite 2010

 

Actuellement, la France vit une période de mobilisation d’une partie de la population qui s’oppose à la réforme de la retraite. Cette dernière prévoie le passage de 60 à 62 ans pour pouvoir faire valoir son droit à la retraite et de 65 à 67 ans pour pouvoir y prétendre à taux plein. Ouf ! 67 ans…

 

Si, comme nous l’avons présenté, nous vivons plus vieux aujourd’hui qu’hier, en revanche, la médecine est le principal facteur contribuant à cet constat. La santé d’un homme ou d’une femme de telle ou telle catégorie professionnelle n’est guère différente en 2010 de ce qu’elle était en 1950. Autrement dis, un ouvrier ou en cadre de 75 ans sont dans un état de forme physique quasiment inchangé entre 1950 et 2010. La biologie n’évolue pas aussi vite que le souhaiteraient les tenant de la comptabilité nationale.

Repousser la retraite : rupture économique pour tous

Ceci étant acté, la réforme des retraites en cours demande donc à chacun de travailler plus longtemps pour faire valoir son droit à une retraite financée par la solidarité nationale. Vaste blague ! Personne ne peut croire qu’il sera possible de travailler plus longtemps. Déjà aujourd’hui, la moyenne du départ à la retraite se situe autour de 58 ans (calculé sciemment en fonction du régime d’allocation chômage pour faire le lien vers la retraite).

 

Nous avons donc une alternative très simple :

  • - travailler effectivement deux années de plus et continuer à ajuster le départ à la retraire avec les fonds prélevés sur l’assurance chômage (aussi inadmissible que ce soit puisqu’il s’agit d’un recourt dénué de sens : le chômage est dédié au chômeur et non pas à financer l’attente de la retraite). Notons que les caisses de solidarité santé sont aussi mises à contribution par l’intermédiaire des incapacités et des congés maladies qui font, eux-aussi la jonction jusqu’à le retraite
  • - nous débrouiller autrement !

La première solution est affreusement macabre et ne peut être retenue décemment par quiconque s’inscrit dans une pensée humaniste et républicaine. En effet, tout compte étant fait et en jouant de manière macabre sur les statistiques de la mortalité et de l’espérance de vie, cela procurera des économies structurelles aux caisses de retraite, de chômage et de maladie par le simple fait que les personnes faisant valoir leur retraites le feront en moindre nombre et sur des périodes moindre.

 

La seconde solution impose une explication. Puisque nous ne vivons pas réellement une meilleure santé, nous délabrement physique et intellectuel nous imposera demain comme aujourd’hui d’être mis au rencard dans les mêmes conditions aujourd’hui que demain. Bilan des courses, la jonction ne sera plus faite entre la période d’inactivité (payées aujourd’hui par l’assurance chômage en grande partie) et il nous faudra trouver une autre solution.

Consommateurs : voici ta prochaine dépense contrainte

Faire autrement, cela signifie très simplement se débrouiller pour disposer de suffisamment d’argent pour faire la jonction entre la fin d’activité imposé par le marché qui se débarrasse allégrement des quinquas ou de disposer d’une santé optimale pour aller au terme des cotisations, ce que les travailleurs de force (et ils ne sont pas les seuls) doivent immédiatement oublier.

Fond personnels, loterie nationale, trésorerie familiale, héritage miraculeux, capital mobilisable, d’épargne… Appelons-le comme on veut, il faudra bien avoir de la trésorerie pour joindre les deux bouts. Et comme ce ne sera ni la caisse chômage (qui rappelons pour la troisième fois, ne doit pas être utilisée à cette fin), ni la caisse maladie (qui risque d’exploser en vol du fait de la hausse probable des incapacités notamment) qui pourra assurer la transition entre la fin d’activité et la jouissance légitime de la retraite. Il faudra bien une autre solution.

 

Notons en outre que, depuis une soixante d’années, nombre d’emplois (et donc de cotisations) ont été supprimés au profit de la robotisation qui nécessite moins de personnes pour la maintenance et qui, en outre provient d’importation. Ces robots ne cotisant pas, le profit à augmenter mais la redistribution sociale n’étant pas faite, les caisses de solidarité (maladie, chômage, retraite) se sont vue exclus de la croissance économique ainsi générée. Voilà bien une piste que personne n’aura explorée : organisons la cotisation sur la masse générant des profits, à savoir les cotisations sociales telles qu’elles sont aujourd’hui, mais également l’ensemble des moyens de production. Et tant pis si les riches sont un peu moins riches puisque le pays se portera mieux !

 

Consommateurs, après ton logement, ton énergie, ton alimentation, tes moyens de communication, voici une nouvelle dépense contrainte : le fond de prévoyance retraite.

 

La retraite ressemblera finalement à quelque chose comme ci-dessous ou chacun, en fonction de son patrimoine, de son arbre généalogique ou de tout autre ressource financières acquises ou innées.

Retraite 2010

 

Chacun va devoir, contraint et forcé, cotiser à un fond de prévoyance permettant de profiter d’une trésorerie pendant toute la retraite ou pendant une période bien définie (permettant de faire la jonction en fin de carrière ou à l’occasion de sa mise sur la touche pour cause de 55 ans dépassé). Ces fonds vont, naturellement servir à alimenter les marchés financiers et à augmenter l’emprise financière sur l’organisation de la société. Ce type de fonds existe déjà, il s’agit des fonds de pensions, bien connue pour leurs activités prédatrice dans le monde du logement ou de l’emploi par une spéculation aveugle.

 


Voila, consommateur, tu sais tout maintenant ! Ton pouvoir d’achat qui est déjà en déclin va encore prendre un coup dans le porte monnaie au profit du secteur financier, celui-là même qui a plongé le monde dans une crise sans précédent fin 2008 (tu te souviens, les sub-primes…). Consommateurs, te voilà, contraint de devenir le complice de ta déchéance !


 

Encore un indice, le groupe Malakoff-Médéric l’un des principaux acteurs des assurances complémentaires (comme les retraites par exemple…) est dirigé par un certain G.Sarkozy. Nous n’y voyons bien sur qu’une pure coïncidence. Nous serons toutefois très attentifs aux propositions de ce groupe dans les prochains mois

 


Face à cela, nous proposons une alternative :

  • - taxer les moyens de production (robot, machine,…) qui concourent à la faillite de l’assurance chômage et de l’assurance retraite solidaire
  • - tendre vers l’assurance d’un revenu minimum garantie tout au long de la vie, permettant à chacun de se responsabiliser et de disposer d’un minimum décent pour sa subsistance
  • - la suppression de la TVA et le basculement de son coût dans le calcul de l’impôt sur le revenu (en assurant un seuil d’imposition en deçà duquel, les plus démunie ne seront pas imposable) afin de redonner aux plus modestes les moyens de leur subsistance
  • - le recours à la solidarité nationale (c'est-à-dire l’impôt payé par tous comme énoncé ci-avant) pour assurer la péréquation du calcul des retraites

Nous demandons également que les années d'études qui repoussent de plus en plus l'arrivée sur le marché du travail (et donc des cotisations) soit intégrées au calcul et diminue d'autant le nombre d'années de cotisations nécessaires. Cette cotisation collective (en différence aux cotisation personnelle indexées sur le salire et propre et intrinsèque à l'activité de chacun) sertait ainsi organisée par l'état (fond abondés par l'impôt) de manière unique pendant la période des études et de manière collective pendant la vie professionnelle si l'état se désengage comme il le fait acutellement de son rôle en matière de garant de la retraite solidaire dont il souhaite le décès en cette années 2010.

 


La retraite s'organiserait ainsi (dans l'hypothèse ou nous serons obligé sde prévoir une cotisation à un fond de prévoyance).

Proposition Retraite

Il existe bien d’autres méthodes encore pour ne pas mettre notre force de travail dans les mains des spéculateurs, prédateurs et autres destructeurs d’une société de plus en plus responsables. Ne jouons pas leur jeu, il existe d’autres solutions.

 

Voici la dernière que nous proposons :

Nous, consommateurs responsables, organisons-nous en dehors des sphères spéculative et des sirènes financières qui n’ont d’autres objectifs que de nous dépouiller. Si nous devons, comme la réforme va nous y pousser, cotiser pour assurer notre subsistance avant que de pouvoir faire valoir notre droit à la retraite, orientons-nous vers un système solidaire non spéculatif. Les banques solidaires existent et s’opposent au système spéculatif.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, écrivez-nous !

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 11:23

Selon une enquête publiée ce vendredi 21 octobre 2010 par TNS, 80% des français trouvent la publicité plutôt ennuyeuse. 52% affirme même ne pas y prêter attention (contre 25% en 2005). Un tiers des sondés se déclarent publiphobes alors qu’il reste toujours 14% de publiphiles.

 

Il s’agit tout de même de nuancer ses résultats. En effet, si la publicité est ennuyeuse, il ne faut pas négliger son caractère répétitif. Les enquêtes de notoriété des marques prouvent clairement que le rabâchage publicitaire est une réussite. Cela signifie donc que, même si nous les trouvons ennuyeuses, il est un fait avéré que la répétition imprime ses marques, ses services, ses produits dans notre esprit.

Une société prise au piège de la société de consommation

Si cette enquête note également qu’environ 9 français sur 10 se défendent d’être accros à la société de consommation, les faits, les chiffres et le fonctionnement même de la société tend à prouver qu’il s’agit pourtant simplement de déclaratif. Et c’est bien normal ! Que pouvons nous faire aujourd’hui d’autre que de nous inscrire dans une société de consommation qui culpabilise celui qui n’a pas son écran plat ou son portable dernier cri ? Les enfants sont d’ailleurs une cible bien connu des publicitaires car, les cours de récréation sont un énorme panel autorégulé ou chacun se toise et se défie à coup de vêtements de marque ou de cahier et crayons estampillés de tels ou tels personnages à la mode. Même les jeux sont dans ce modèle avec, il y a quelques années les crados (qui s’en souvient ?), les pokemons, les fameux panini, récurrents, les bracelets, les scoubidous, les pogs, les pins,…

 

La société de consommation contre laquelle nous nous élevons é dévoré notre espace de liberté, de critique et de choix. La course à la marque implique, de la part des industriels et des producteurs une aspiration hégémonique. En d’autre terme plus connu, cela implique de leur part une aspiration à la pensée unique. De fait, la publicité dévore les cerveaux et organise une pensée unique. Une aspiration de chacun vers une société qui induit la consommation en organisant notre économie depuis l’argent que nous gagnons jusqu’au tiroir caisse des professionnels de la distribution, de la production et du marketing.

 

L’art et la culture ? L’échange, le plaisir de l’échange désintéressé ? L’envie de qualité ? Voilà quelques ennemis de cette société de consommation.

 

Pire encore, la publicité finance (avec les marchands d’armes bien connus) notre presse et la rempli de ses pages de propagande pour toujours plus de consommation et toujours moins de liberté. Et la modèle est aujourd’hui tellement bien rodé que sans publicité, la presse se doit de trouver de nouvelle ressources économiques et doit donc, bien souvent augmenter son prix, perd des part de marché et fini par disparaitre. Otage de la publicité ! Même les sites internet d’information sont mis à mal par ce système car, aujourd’hui, aucun n’a encore réussi à gagner son indépendance totale en assurant, ne serait-ce que l’équilibre économique budgétaire garantissant sa pérennité. Aucun. PUBcerveau

 

Face à cela : ils nous proposent la même chose quand nous souhaitons une autre société !

Aujourd’hui, les publicitaires réfléchissent à de nouvelles orientations, de nouvelles formes de publicité, de l’innovation. Tout cela dans le but de relancer la sacro-sainte nourriture de nos cerveaux destinés à dépenser nos euros en produits inutiles. Que ne ferait-il pas mieux d’utiliser leurs euros différemment ! D’ailleurs, ce sont nos euros car, dans chaque produit et service que nous consommons, une partie va directement dans la publicité. Nous finançons notre lobotomisation collective.

 

 


Nous demandons aujourd’hui que la publicité soit remise à sa place dans un contexte sociétal remettant l’humain en son centre et, dans cet objectif, nous souhaitons vivement que :

 

  • - la part publicitaire soit affichée sur les prix affichés en magasins
  • - les prix affichent également l’impact environnemental et social des produits et services
  • - la mise en chantier immédiate d’un plan de sauvetage, non pas uniquement de la presse, mais de la pluralité et de l’indépendance de celle-ci
  • - la mise en place d’un plan national de suppression de la pollution visuelle de nos villes, de nos écrans, de nos ondes, par la mise en place de contraintes tarifaires et esthétiques sur l’affichage public et l’obligation par les publicitaires de participer au développement de la culture par l’investissement dans ce secteur (affichage ou soutien à des projets culturel), à la même hauteur que celui destiné à l’affichage urbain
  • - les recherches et innovations ayant atteint un stade opérationnels soient mise à disposition informatives des consommateurs (remplacement de tel ou tel produits nocifs, procédés innovants, acquis social dans une filière,…). Ces informations, nous pouvons en tenir le pari, seront à même de satisfaire les industriels engagés dans ces progrès de société et qui seront ainsi encouragés dans leur démarche.

 


Nos villes nous appartiennent, tout comme notre temps de cerveaux (pour paraphraser un dirigeant d’une chaine de télévision censée développé une offre culturelle de premier plan… mais le temps est passé des engagements commerciaux). Nous exigeons de ne pas subir de pollution intellectuelle, visuelle, auditive ou autre et de pouvoir exercer notre libre choix au travers de la confrontation directe avec les produits.

 

Face à la pensée unique de la publicité, à la surconsommation abêtissante, et en opposition frontale avec la propagation de produits et services contraire à une élévation sociétale (en contradiction notamment avec un accroissement de l’intelligence collective, des arts et de la culture), nous exigeons la responsabilisation des publicitaires et de leurs bailleurs.

 

Prenons notre avenir en main et ne laissons pas la culpabilisation nous accabler. Nous avons le choix de notre avenir. Ne laissons pas le jeu s’inverser. Nous ne sommes pas les coupables et nous n’avons donc pas à payer pour les débats de la société de consommation.

 

L’avenir nous appartient. A nous de le prendre en main. Ce sera difficile mais l’avenir est certain. Envoyez-nous vos idées, vos propositions, vos réflexions, vos suggestions, vos expériences. Nous publierons (avec votre permission) un listing contradictoire démontrant aux tenants de la société de consommation et du consumérisme qu’un autre monde est possible. Un monde responsable.

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 19:36

L'INSEE publie régulièrement son fameux i'indice des prix à la consommation qui est composé des produits liés à l'alimentation, des produits manufacturés (habits, produits de santé,...), du prix de l'énergie et des services (loyer, eau, enlèvement des ordures ménagères, transport, communication,...). Vous pouvez trouvez la mise à jour de juin 2010 en cliquant ici.


Ainsi, en juin, le mot d'ordre est "Les prix à la consommation sont stables en juin 2010", ce qui semble, au premier abord assez rassurant. toutefois, on constate rapidement que cela signifie simplement qu'entre mai et juin, les prix n'ont pas augmenté ! En revanche, sur 12 mois les prix ont augmenté de 1,5%, sans compter le tabac (qui est soumis à une politique sanitaire incitative visant à augmenter fortement son prix).

 

Il ne semble pourtant pas que nos salaires aient augmenté en proportion, ce qui nous donne un premier enseignement qui n'est autre que la consommation, ferment de notre société de consommation (le consumérisme !), doit être maintenue et que l'effort ne sera consenti que par les consommateurs. Les prix augmentent, les recettes issues de la TVA également. C'est donc tout bénéfice pour le budget de l'état qui ne prévoit toutefois aucune mesure en faveur du développement d'une consommation responsable, faite de produits locaux, de services de santé de proximité (comment supporté les 1H de route ou plus pour aller accoucher ou subir une opération).

 

Si on se penche de plus prêt sur le détail de l'indice des prix, on constate rapidement que les produits alimentaires frais sont en augmentation de 11,5% sur 12 mois et l'énergie, elle, subit une hausse de 9,4%, largement tirée vers le haut par les tarifs du gaz. On constate également que les services augmentent globalement de 1,3% et que les produits manufacturés baissent eux de 0,1%.

 

Analysons maintenant ces chiffres au regard des pondérations présentées par l'INSEE. Ainsi, nous constatons que l'alimentation pèse pour 17% dans notre budget, les produits manufacturés pour 32%, l'énergie est à 7% et enfin, les services sont à 44%.

Ainsi, seul les produits manufacturés sont en baisse mais ils ne représentent que 32% (selon l'INSEE). Cette baisse est en réalité faussées par les promotions du secteur automobile qui impacte fortement ces chiffres. Autre signe inquiétant, le secteur des chaussures et de l'habillement est en hausse de 1,7% sur 12 mois ce qui tendrait à signifier que les produits réalisés à bas coût (voire dans des conditions sociales et environnementales douteuses) ne sont plus aussi rentable qu'il y a un an, voire (en rêvant !) qu'ils sont mis en concurrence réelle avec les productions de proximité.

 

Le plus gros point noirs néanmoins, mis à part le coût du gaz, concerne cependant l'alimentation. Comment en effet promouvoir une alimentation de qualité quand le prix des produits frais augmente de 11,5% ! Chaque année, on nous fait le coup des conditions climatiques mais cela ne peut plus durer. L'alimentation de qualité est un préalable à l'établissement pérenne de toute société. Nous souhaitons donc que soit mis un frein sévère à la spéculation alimentaire et que chacun puisse profiter de produits frais de qualité.

La baisse des prix concernant les produits alimentaires autres que frais n'est pas non plus rassurantes quand on sait qu'il s'agit de produits élaborés, qui ne sont pas forcément conçus avec des produits "de chez nous", ni même avec des produits qualitativement irréprochable...

 

Globalement, le message à tirer de la publication de l'INSEE est le même que tous les mois : "serrez-vous la ceinture, il faut faire rentrer de la TVA dans les caisses". Face à cela, nous demandons à chaque consommateur :

  • - de maitriser ses consommations en évitant le gaspillage
  • - de profiter de l'été pour marcher ou faire du vélo et de laisser le "gouffre à carburant" de côté
  • - de continuer à trier les déchets autant que possible bien que...  ... nous y reviendrons (tout n'est pas si évident que cela de ce côté) 
  • - de nous rejoindre dans notre combat en faveur d'une consommation responsable

 

Nous demandons également aux pouvoirs publics :

  • - d'engager une réforme profonde de la fiscalité pour que la TVA soit supprimée et que ses recettes soient reportés sur l'imposition sur le revenu, et calculé (après décote et application du quotient familiale) avant toute défiscalisation 
  • - d'engager une profonde modification du rapport à l'alimentation en ne laissant pas la spéculation affamer les plus démunis et laisser s'installer une alimentation à deux vitesses 
  • - de déclarer patrimoine nationale préservé, protégé et soutenu l'agriculture de proximité

 

Nous serons exigeants et attentifs à toute proposition en faveur d'un accès à des conditions de vie digne pour chacun. La responsabilité collective l'impose. La responsabilité individuelle l'exige.


Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 14:42

Le modèle de consommation que nous vivons s'appuie sur une logique de développement infini de la relation entre l'offre et la demande mais ne tiens absolument pas compte des enjeux liés à la consommation en ce qui concerne la raréfaction des ressources, les conditions sanitaires et sociales du travail, l'envie d'une autre monde, le souhait de relocalisation de la consommation,...

Le seul critère qu'il est permis d'analyser concerne le prix qui fluctue au grès de la spéculation, des matières premières, des saisons, de la qualité des produits, des marges commerciales,... Le prix ne constitue en définitive aucun critère vis à vis d'une envie de responsabilisation de la consommation.


Un contexte inédit

Le contexte actuel (la conjoncture) est absolument inédit :

  • - la "crise mondiale" : nous avons certes profité des plaisirs offerts mais uniquement parce que la société de consommation nous l'a proposé, sans nous informer des risques et des enjeux
  • - les enjeux fondamentaux de gestion des ressources : raréfaction des ressources minières, des énergies fossiles, appauvrissement des sols du fait d'une monoculture dévastatrice, la contamination des eaux et des sols,...)
  • - les inégalités croissantes de niveau de vie, symptomatique d’une société qui se fracture et dont une partie se met à craindre l’autre.
  • - la croissance des inégalités continentales et intercontinentales et l'exploitation unilatérales des ressources
  • - l'absence de visibilité face à un avenir inconnu (du fait d'un présent mal maîtrisé !) a créé les conditions d'un monde inédit
  • -...
AvatarCR Les consommateurs peuvent et doivent en toute justice exiger un niveau de vie décent, digne et permettant de jouir de la vie dans des conditions permettant l'émergence de progrès(*) profitables à tous.

 

Une solution s'impose

Cette exigence et ces aspirations légitimes doivent être portées sur la base d'une connaissance des faits, des enjeux, soit la connaissance du constat sur l'état de la société et ses potentialités réelles dans un monde aux ressources non infinies.

Dans ce contexte, il est illusoire, mensonger et irresponsable de prôner le maintien et le développement d'une société de consommation telle que nous l'avons connu depuis plusieurs décennies, basée exclusivement sur l'entente tacite sur ce modèle de développement de la société entre ses acteurs à l’amont (producteur et distributeurs) et à l’aval (représentants des consommateurs notamment) de cette société. Les acteurs politiques doivent également intégré à leur objectif le maintien résolu d'une société viable proposant un avenir digne à chacun.

Fort de ce constat, il est aujourd'hui absolument indispensable que le modèle de développement de la société soit infléchi dans le respect de la dignité de chacun, des ressources disponibles et de l'équité.  

 

AvatarCR

Cela ne pourra se faire qu'avec une représentation forte et puissante des consommateurs résolument engagés en faveur d'une consommation responsable.

 

Conclusion Pratique : Il faut prendre notre avenir en mai


Nous devons organiser une nouvelle association de consommateurs proposant une alternative guidée par la consommation responsable dont les principales missions seront :

  • - réalisation d'analyse et information sur les postes de dépenses actuels et à venir des consommateurs
  • - dénonciation des comportements et des produits foulant au pied la nécessité absolue d'une responsabilisation de l'offre
  • - proposition systématique opposable aux pratiques et orientation sociétale en inadéquation avec l'objectif d'une consommation responsable
  • - organisation d'événements et de manifestations thématiques et générales pour sensibiliser, informer et faire adhérer au revendication et positions que nous défendons


Cette mission ne pourra être réalisée qu'avec un soutien massif, résolu et engagé d'un grand nombre de consommateurs afin d'assurer une parfaite et totale indépendance nous libérant de toute entrave.


Cette association doit voir le jour très rapidement et nécessitera votre soutien modeste de 20€ (ou plus, à votre convenance). Il sera également important que nous puissions bénéficier de relais locaux , sur l'ensemble du territoire permettant, si nécessaire de diffuser nos points de vues mais susceptible, si nécessaires, d'organiser une présence sur le terrain au travers d'événements et d'actions de terrain à destination du public.


L'association est en cours de construction mais, dès aujourd'hui, vous pouvez envoyer un message pour nous informer de votre envie de participer, de votre soutien de vos idées, des compétences que vous pouvez mettre à profit (très peu, c'est toujours mieux que rien), des réseaux que vous pouvez fédérer autour de ce projet...

 

A très bientôt pour la défense d'une consommation responsable et active.

 

(*) il ne s'agit pas de progrès technique uniquement mais de l'ensemble de toutes les idées permettant de proposer un monde plus agréables à chacun.

 

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 13:29

 

Une entreprise n'est rien d'autre qu'une entité économique visant, par la production de bien ou de service à créer de la richesse. Chaque entreprise cherche donc à optimiser son bilan financier en maximisant les charges et en maximisant les ressources. Gagner plus et dépenser moins.


Le cas de l'entreprise

Pour augmenter les ressources, les entreprises ont recours au marketing, à la publicité, à la force de vente,...

Pour ce qui concerne les charges, il existe deux stratégies différentes qui, dans la réalité se recoupe très largement. D'une part, il peut s'agir de rogner sur les coûts (frais généraux, matériels d'occasions, ...) ou de réorienter des budgets en augmentant par exemple la prospection commerciale. L'autre solution est de compresser les charges principales en usant de méthodes classiques dont, principalement, le licenciement et le recours, parfois abusif aux stagiaires.

La pratique de l'optimisation du bilan économique se fait en utilisant les ressources humaines disponibles au sein de l'entreprise ou en ayant recours aux services de cabinets spécialisés.


Quid des consommateurs

Les consommateurs sont confronté à une logique différentes mais avec la même finalité. En effet, il ne s'agit pas de dégager des bénéfices croissant mais, avant toute chose, de joindre les deux bouts ! Plus simplement, il s'agit, en fin de mois de ne pas avoir dépensé plus que ce qui est rentré dans le porte-monnaie.

Comment procéder ? Il est possible de recourir à un cabinet spécialisé, moyennant un coût non négligeable qu'il s'agira ensuite de rentabiliser. Cette solution nécessite toutefois qu'existe de tel cabinet et que les consommateurs s’engagent à modifier quelques comportements. Si sur ce dernier point, on peut gager que les consommateurs seront raisonnable, en revanche, les cabinets proposant un service de chasse au coût pour les consommateurs n'existe tout simplement pas ! Petit bémol, certain existe pour les services de gestion de patrimoine (financier, immobilier, ...) mais, ce public, aussi respectable qu'il soit, n'est en général par concerné par l'angoisse de la fin de mois.

 

Conclusion

Les consommateurs sont aujourd'hui réduits à faire confiance aux étiquettes énergétiques (où de plus en plus de produits se bousculent au niveau A, voire A+ et A++), à la comparaison des prix (sans connaître la qualité réel des produits, ni leur composition), aux informations que leur donnent des journaux remplis de publicités,... Pire, les consommateurs sont la cible permanentes du marketing direct et indirect et nous vivons tous dans un environnement peint de message prônant la qualité d'une lessive, d'une voiture ou d'un rasoir.

 

Ça suffit ! Les consommateurs demandent le ré-équilibrage des moyens d'action. Sauf à distribuer un budget de défense aux consommateurs, il s'agit de leur fournir les outils de leur défense dans l'objectif d'une consommation responsable

Pour cela, nous demandons :

- la définitions des critères à respecter par les messages publicitaires afin de développer une consommation responsable

- la sanction les publicités portant atteinte à cet objectif à hauteur des budgets engagés pour produire ces publicité

 

Les consommateurs doivent également se constituer en un contre-pouvoir et un lobby puissant en faveur d'une consommation responsable permettant notamment de disposer des moyens de contrôler leur dépenses et les enjeux de leurs achats. Nous y reviendrons dans l'article "Défendons et soutenons la consommation responsable" 

 

 

 

Repost 0
Published by conso-responsable - dans Consommation
commenter cet article