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  • : Choisissons notre consommation. Ne la subissons pas. Les associations de consommateurs ne font que défendre la société de consommation. « Consommer, consommer, toujours plus… » Au mépris de la qualité et de l’éducation qui mènent pourtant à la liberté de choisir et d’agir. Elles sont complices et nous envoie dans le mur. C’est un fait ! La société de consommation détruit le lien social, dévore l'environnement. Face au consumérisme, regroupons-nous !
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Ne la subissons pas

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:28

Résumé

Les ménages sont pris dans un jeu de dominos planétaires dont ils ne maitrisent à peu prêt rien. Dans ce contexte, le recourt à un prêt est réalisé dans une méconnaissance quasi absolue et irrémédiablement fragile du fait de l’impossibilité d’estimer le risque pris par ce crédit. La stratégie de prise de risque des préteurs est également parfaitement inconnue des ménages qui ne sont, pour ces préteurs, que des proies pourvoyeuses de ressources financière et spéculative.

Face à cela, il importe de maitriser le risque pris par les ménages au travers d’une notation de leur situation mies en perspective avec leur projet et la notation du préteur. Le risque des ménages doit également être maitrisé, ce qui peut être réalisé très simplement au travers d’un système mutualiste abondé par une taxe sur les transactions financières. C’est aussi ça, un système responsable.

La crise de 2008 ou, la face cachée du crédit

Rappel des faits

Depuis la crise économique qui a débutée aux Etats-Unis en 2008, bien de l’eau à coulé sous les ponts. Nous avons pu découvrir l’embrouillamini généralisé qui a conduit les établissements bancaires dans leur intégralité ou presque s’engager à corps perdu dans des spéculations inconsidérées autour de produits financiers d’ont-ils ne maitrisaient pas le début du commencement d’une once de connaissance. Cela ne les a pas empêchait de les vendre et d’en acheter. Avec nos crédits.

Bilan des courses, ils ont fait circuler des crédits non couverts qui, un jour ou l’autre (et ce jour est venu fin 2008) leur ont explosé entre les mains ! Quelques établissements ont sauté (ou plutôt, n’ont pas été sauvés par l’argent public afin de montrer l’exemple. Bouhh ! Les vilains !).

Ces produits financiers, qualifiés depuis de toxiques, correspondaient en réalité aux risques non assumés par les banques et organismes de crédit. Ces risques portaient sur des prêts immobiliers américains qui ont plongé des millions de personnes dans la misères, tout en faisant bénéficier les requins de l’immobilier d’extraordinaires bonnes affaires des biens immobiliers du fait de la revente par cela-même qui avaient fait ces crédits inconsidérés. Combien de maisons ou d’appartements on ainsi changé de main pour une bouchée de pain. A la rigueur, une bouchée de brioche…

Aujourd’hui ?

Depuis, rien n’a réellement changé. Les banques ont été sauvées à grands coups d’argent public, les bénéfices explosent, les actionnaires exultent, les crédits sont repartis, l’immobilier est à la hausse… On constate même, sur les marchés financiers, la circulation de produits strictement similaires à ceux qui ont mis en déroute le système fin 2008. Ainsi, des millions de pauvres et 2 ans après, tout est reparti comme si de rien n’était. Victoire intégrale de la vision de court-terme guidée exclusivement par l’appât du gain via la spéculation (peut importe ce qu’il vente, pourvu que le bénéfice soit le plus important possible…).          
Et que ne voit-on poindre les propositions de taxation des transactions financières qui permettra d’abonder les fonds des états mais qui provoquera également une hausse d’au moins autant en volume, des frais facturés par les acteurs du système financier. Sans un endrement efficace de la facturation proposées par les spéculateurs, il est évident que le volume de la taxation sera repporté sur les clients. En d’autres termes, tout cela n’aurait, sans encadrement, d’autre conséquence que de la création monétaire et, pour nous, pauvres consommateurs, une hausse des prix du fait d’un peu d’inflation supplémentaire.

Le jeu de domino mondial

Dans ce « brillant » tableau, nous avons cependant omis une toute petite situation. Chacun a entendu parler de la crise qui touche la Grèce ou l’Irlande, avec des réactions d’ailleurs différentes. Nous avons, d’un côté un pays aux abois qui sabre dans ses services publics pour diminuer ses dépenses (et faire croire qu’il va rembourser sa dette…), et, de l’autre, un pays qui refuse d’assumer ses responsabilités liées à son engagement fou dans une bulle financière dont il croyait sortir, finalement sous l’image d’un nouvel eldorado. Mal lui en a pris… Nous avons également le pays banque-et-volcan qu’est l’Islande qui a choisi une voie, a priori, plus radicale en rompant avec ses habitudes antérieures. A voir ce qui en sortira à long terme et si les vieux démons (ou plutôt les vieux trolls) ne reviendront pas sonner à la porte…

 

Le système financier n’ayant pas de frontière, la spéculation s’attaque à des systèmes sans distinction de nationalité (pays, entreprises, banques, secteurs économiques, denrées alimentaires, matières premières,…). Plus dramatique, la finance a tissé un filet à l’échelle planétaire qui implique chacun dans la dynamique des autres. Certains sont très forts (en disposant d’actifs importants par exemple) et peuvent résister fortement, voir tendre une main (intéressée) salvatrice (comme l’a fait la Chine avec la faillite Grecque). D’autres sont moins sensibles de part la faiblesse de leur économie ou d’une prise de risque financier trop inconsidérée ou, plus simplement malvenue à un moment donné (c’est le syndrome du « pas de chance »).

Ainsi, la panique ou la faillite de certains tire sur les mailles du filet et, les plus faibles, peuvent se retrouver attirés, eux-aussi vers une spirale dangereuse via l’attaque des spéculateurs. Voilà qui est somme toute assez simple à comprendre.

Il s’agit d’un jeu de domino où chaque domino a une taille et une résistance aux soubresauts différentes et représente un système générant des richesses. On comprend alors toute la pression exercée sur les tous petits dominos quand un gros domino auquel ils sont liés se mets à chanceler…

Voilà ce qui arrive aujourd’hui à l’Espagne et, avant elle au Portugal, à l’Ireland et à la Grèce. Et demain… Ce processus ne s’arrêtera pas du fait que tout est reparti comme avant la crise. Même causes, mêmes effets !

Les ménages ne sont que des dominos !

Chaque ménage est, lui aussi un petit domino. Il est intimement relié à d’autre domino en payant des impôts, de l’électricité, en occupant du foncier, en achetant sa baguette ou en mettant du carburant dans sa voiture… La chute ou le chancellement d’un élément auquel il est lié provoque, chez lui-aussi, des effets. La boulangerie fait faillite et il faut changer de boulangerie (impact en temps, éventuellement en coût, en perte de lien social,…). La taxe professionnelle est supprimée et les collectivités vont revoir leurs ressources à la baisse. Elles vont ainsi, diminuer la qualité des services publics, diminuer ou supprimer des subventions à des associations (créant de fait du chômage, de la misère, de la perte de lien social,…) ou encore, augmenter la fiscalité locale (la taxe d’habitation). Les pays arabes se révoltent contre leurs dictateurs et, immédiatement, la spéculation s’agite autour du pétrole, malgré des réserves colossales qui sont censées diminuer les risques et contenir les hausses inconsidérées. De fait, le prix à la pompe s’affole et avec lui le coût de la vie, le pouvoir d’achat, l’angoisse, le recours aux médicaments, le trou de la sécu (on reviendra d’ailleurs sur celui-ci et son entretien assez scandaleux dans un prochain article). Les exemples sont infinis.          Tous les dominos sont liés. Du plus petit au plus grand par une espèce d’effet papillons. D’ailleurs, cette référence à la théorie du chaos est très bienvenus du fait de l’extrême complexité du système qui relie tous les dominos et dont personnes n’a, ni le plan, ni la notice. Si Benoît Mandelbrott, génial théoricien des fractales, disparu en 2010, avait pu produire une représentation du système financier, en intégrant l’ensemble des dominos de manière fractale, il aurait surement obtenu une figure très angoissante !

L’estimation de la confiance : les agences de notation

Avant de nous intéresser au rôle des banques et des crédits, revenons rapidement sur l’Espagne, au cœur de la tourmente et de l’actualité financière. Nous avons pour apprendre ce mercredi 8 mars 2011 que l’agence de notation Moody’s a revu à la baisse la note de confiance de l’Espagne… Concrètement, cela signifie que cette agence (en rien institutionnelle, bien entendu !) estime que l’Espagne aura de grandes difficultés à redresser ses comptes publics du fait d’un coût jugé exorbitant pour redresser son secteur bancaire (lui-même soumis au jeu de dominos de la spéculation immobilière américaine et de celle menée dans les même conditions sur son propre territoire nationale). Bien entendu, cette agence ne peut pas du tout envisager que le système bancaire privé ne soit sauvé autrement que par de l’argent public et elle sanctionne donc le secteur public parce qu’il ne vient pas au secours du secteur bancaire privé qui s’est mis dans la panade tout seul. Nous jugeons le positionnement de cette agence très minable. Finalement, l’Espagne, dont il est estimé qu’elle aura du mal à refinancer son secteur bancaire, voit donc sa confiance dégradé, ce qui va provoquer une hausse des taux de crédits alloués à l’Espagne et donc, une capacité à refinancer son secteur bancaire dégradée d’où, une nouvelle dégradation de sa note, d’où une dégradation de sa capacité de refinancement,… Cette situation entrainera donc l’Espagne à s’écrouler totalement sauf si, grands seigneurs, les agences de notations stoppent cette spirale infernale à un niveau où l’Espagne est presque entièrement coulée mais peut encore, un tout petit peu respirer. Il sera alors temps de nous rendre compte que ce pays, comme d’autres, aura été colonisé par la finance.

La nouvelle colonisation : le système financier

En effet, n’ayons pas peur des mots, nous sommes bien entrés dans une nouvelle ère de la colonisation qui ne se fait plus par des pays contre d’autres mais bien par des systèmes – ici, les systèmes financier spéculateurs, contre d’autres systèmes. Il en va de même pour tous les systèmes.    
         N’importe quelle entreprise, passée aux mains d’actionnaires avides de capitaux, connait les effets ignobles de la colonisation par des spéculateurs et ses conséquences sociales, environnementales et économiques sur les salariés, leur famille, leur cadre de vie, les commerces locaux, …

 

Tout cela provient en réalité d’une cause assez simple à comprendre. Ces trop fameuses agences de notation, véritable donneuse de tableaux d’honneur ou de bonnets d’âne, sont soumises à certaines contraintes (suivant ainsi la règlementation bancaire Bâle 2) telles que l’obligation d’indépendance des établissements bancaires, l’objectivité, la transparence ou encore la crédibilité. Tout cela, ce ne sont que des mots. La réalité est telle que les personnes qui établissent les notations sont des financiers et des économistes qui ont été formées dans les mêmes écoles que les personnes exerçant dans les établissements bancaires. Ils se connaissent donc parfaitement et d’ailleurs, ils arrivent régulièrement que les uns ou les autres changent d’activité en passant d’un système à l’autre. Sans forcement supputer au sujet de collusions ou de corruptions, chacun sait que le business comporte une grande part d’affectif et qu’il arrive bien souvent qu’un marché soit donné à un copain de promotion plutôt qu’à un inconnu, fut-il très compétent. C’est l’effet « corporate ».

Ensuite, les agences sont financées par les systèmes qu’elles notent. De fait, on imagine la possibilité de sur-note qui nuirait cependant à la crédibilité de l’agence de notation.

Enfin, dernier exemple, les banques recourent à la notation pour valoriser leurs actifs (une bonne note montre à chacun que la banque est très forte et en capacité d’investir – et donc de spéculer…). On comprend alors l’attention portée à la notation (sans se soucier réellement du respect des critères de la réglementation Bâle 2) qui permet alors de spéculer et donc d’engranger des bénéfices.

Ces agences de notation sont, elles-mêmes des dominos qui peuvent tomber et leur intérêt est de maintenir leurs chiffres d’affaires. De fait, leurs meilleurs clients étant les spéculateurs, on comprend leur rôle fondamental (et fondamentalement agressif) dans la notation des dominos que sont les pays (et qui sont de très gros pourvoyeurs de capitaux, donc des cibles de choix).

Finalement, le problème de ces dominos que sont les agences de notation n’est autre que leur double rôle : juge et partie. Cela est d’ailleurs régulièrement soulevé au travers de leur course à l’entretien ou à l’amélioration de leur réputation. Une réflexion s’est même faite jour afin de produire de nouveau système d’évaluation des dominos s’appuyant sur le rôle supérieur des états, sur la recherche d’indépendance ou encore sur le mode de financement de ses agences.

Le crédit bancaire : même principe ! Juge et partie

Les ménages, rappelons-le ne sont rien d’autres, du point de vue du système financier global, que des minuscules dominos qui peuvent – ou pas – tomber et entrainer d’autres dominos dans leur chute.

Ainsi, tout comme les pays qui recourent à l’emprunt sur les marchés à des taux qui dépendent de la confiance que ces marchés leur font, les ménages ont, eux-aussi recours à l’emprunt. On parle plus couramment dans ce cas de crédit. Si, pour ce qui concerne les pays (ou d’autre systèmes financier), la confiance est évaluée par les agences de notation, il n’en est pas de même pour les ménages. Le système est beaucoup plus simple et tellement éloignée des obligations a-priori des agences de notations, et notamment de l’obligation d’indépendance. En effet, lorsqu’un ménage souhaite achète un logement, il se rend à la banque avec son projet et les documents relatifs à ses ressources et à son taux d’endettement. A partir de là, le conseiller bancaire, qui, la plupart du temps est commissionné (plus il vend, plus il gagne), établit un jolie plan de financement à partir d’un taux de crédit. Le ménage connait alors, le coût mensuel sur 15, 20 ,25 ,30 ans de ses remboursements. Gloups ! Eventuellement (nous le recommandons vivement en l’état actuel), les ménages peuvent aller dans d’autres banques avec leur projet et finalement, comparer les offres.

 

Chaque banque produit son offre à partir de son évaluation du projet et de l’état financier du ménage. En aucun cas, les ménages n’ont la moindre information sur l’autorisation de prise de risques de la banque. Rappelons ici que ce crédit (qui est donc une pure création de valeur) sera ensuite valorisé sur les marchés et rapportera bien plus que sa valeur affichée aux ménages. Pour faire simple, en octroyant un crédit, la banque fidélise un ménage, crée de la valeur une première fois par le montant du coût du crédit et en crée une seconde fois en envoyant ce crédit (donc de l’argent non encore dans les caisses de la banques) sur les marchés spéculatifs. Au final, le ménage aura son crédit et une dette angoissante qui permet à la banque de voir doublement fleurir ses bénéfices.

Ne croyons pas qu’il s’agisse de partenaires philanthropes ! Les crédits sont proposés pour générer des bénéfices mais, comme toute action, il est possible que cella rate. De la même manière qu’on peut rater un penalty dans un match de foot ou qu’on peut tirer la courte paille. Il y a un risque d’échec. Jamais la banque n’en informe les ménages !

Plus grave encore, ce fameux risque qui est calculé lors de l’étude d’un dossier de crédit ne concerne strictement que l’établissement bancaire ou l’organisme de crédit. En aucun cas, il n’est proposé aux ménages emprunteurs une évaluation de leur propre risque. Tout au plus, le taux d’endettement est limité à 33% des revenus au moment de l’estimation du crédit. Mais qui sait de quoi demain sera fait ? Fortune, chômage, accidents de la vie, hausse des dépenses contraintes (gaz, électricité, eau), catastrophes naturelles, crise mondial, attaque spéculative contre le préteur qui l’affaiblit,…Jamais cela n’est pris en compte. Et d’ailleurs, dans certain cas, il est impossible de les prendre en compte ! De fait, les banques jouent un rôle pervers en prêtant. Il serait pourtant légitime que les ménages disposent d’un peu plus de sécurité qu’une simple assurance (qui augment le coût du crédit et qui est-elle-même un outil financier qui, etc…) ou un pseudo seuil de 33% d’endettement.

Le système bancaire dispose de notation relativement à leurs futures proies présentent sur les marchés mais en rien elles ne disposent ni surtout ne proposent de notations ou d’évaluations relativement aux ménages qui empruntent. Seule leur propre santé financière leur importe. Bien-sûr, elles ont intérêt à ce que les emprunteurs puissent rembourser mais, le risque de non-remboursement est largement couvert par la spéculation sur les intérêts du crédit. Alors, que les ménages s’en sortent ou pas… De toute façon, l’investissement est juteux comme en témoigne le pullulement des organismes de crédit en tout genre.

Les ménages n’ont aucune connaissance du risque réel qu’ils prennent et, de fait, ils sont soumis paradoxalement à la concurrence que se livrent les préteurs relativement à leur capacité à prendre des risques sur leur propre santé financière en prêtant. « Empruntez et taisez-vous », tel semble être le mot d’ordre…

Conclusion

Pour résumer, en fonction de leur stratégie financière et de leur stratégie de prise de risques, les banques jouent, non seulement sur les taux de crédit, mais également sur l’octroie ou pas de ces crédits aux ménages. Ces derniers, en revanche n’ont aucune information leur permettant de connaitre ce jeu pervers que jouent les banques, ou d’estimer le risque qu’ils prennent réellement eux-mêmes en contractant un crédit.

Le surendettement est bien là pour nous démontrer que la prise de risque des ménages n’est jamais évaluée dans l’intérêt des ménages mais bien dans celui des banques (et ce, de manière parfaitement inconnue pour les ménages). En effet, en cas de surendettement, les ménages sont mis sur la paille quant les préteurs se voient toujours récompenser de leur prêt, aussi inconsidéré soit-il.

 

Ce comportement relevant du positionnement inadmissible de « juge et partie » est proprement scandaleux.

 

En conséquence, nous demandons :

  • - la notation par cette même agence de la prise de risque des banques et organismes de crédit et la mise en perspectives à l’occasion de chaque demande de crédit des ménages
  • - la mise en place d’une mutuelle de couverture du risque relatif à la non capacité de remboursement à partir du moment où le taux d’endettement dépasse les 50%. Cette mutuelle peut très facilement être abondée via la taxation des transactions financières, tout en encadrant les effets de cette taxe relativement à la hausse des coûts facturés par les acteurs des marchés financiers (afin de contenir la hausse que nous avons pronostiquée en début de cet article alors que nous exposions la situation d’aujourd’hui)

L’évaluation des risques des emprunteurs est une évidence sur les marchés internationaux et permet aux préteurs d’évaluer ses risques et, le cas échéant d’augmenter ou de diminuer les taux d’intérêt des crédits alloués. En revanche, les ménages n’ont strictement aucune information particulière relativement à la stratégie de prise de risques des banques et des organismes de crédits. Les ménages n’ont aucune possibilité d’évaluer, individuellement leur propre risque, si ce n’est de les couvrir par une assurance (qui d’ailleurs contribue à alimenter les bénéfices des préteurs et la spéculation). Les préteurs sont toujours gagnants en accordant un crédit, ce qui n’est pas le cas des ménages.


Il serait donc temps que nous organisions aujourd’hui, enfin, la possibilité pour les consommateurs d’évaluer et de couvrir leur prise de risque et de connaitre la « sincérité » des préteurs (crédibilité, réputation, indépendance…). Cette prise de risque peut être évaluée en tirant parti de la connaissance historique des systèmes (inflation, pouvoir d’achat, coût de la vie,…) et doit être menée en toute transparence et indépendance par une agence publique. Elle peut également être couverte et encadrée.

 

Face à ce « deux poids - deux mesures » qui place les préteurs dans une position de bénéficiaires permanents, nous souhaitons redonner aux ménages leur pouvoir de choisir et de ne pas subir leur rôle de « colonisés par le système financier ». C’est une question de responsabilisation. C’est aussi ça, être un consommateur responsables !


 

Si vous souhaitez réagir à cet article, l’amender, y apporter des précisions ou encore nous faire part de votre situation particulière (qua nous pourrons publier le cas échéant et sous couvert d’anonymat si vous le souhaitez), n’hésitez pas à nous écrire à consommateurs.responsables@gmail.com.

 

Nous vous invitons également à rejoindre le mouvement en faveur d’une défense des consommateurs responsables et de comportement en prise avec une réalité qui est à mille lieux du consumérisme. Contactez-nous afin que nous puissions, dans les plus brefs délais, lancer officiellement l’association de défense des consommateurs responsables.

 

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Published by conso-responsable - dans Crédit
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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 15:31

Le gouvernement français a annoncé à l’aube de son installation aux commandes du pays qu’il allait s’engagé résolument pour une France de propriétaire. Depuis, la crise est passée, avec le renflouement très rapide des banques contre la promesse d’un soutien de leur part à l’activité et au crédit. Le bilan est aujourd’hui plutôt médiocre… Entreprises et consommateurs paient la note.

Pourtant, il est possible de tordre le cou au crédit immobilier et à la pression insupportable qu’ils mettent sur chacun. Il est possible de créer une société ou l’investissement sur l’innovation, la création, les arts, la culture,… est possible, générateurs d’emplois, de pouvoir d’achat.

Constat : les banques ne jouent pas je jeu

L’année 2009 par exemple, soit, un an après la crise aura vu le redressement spectaculaire des banques grâce au plan de sauvetage de l’état à hauteur de quasiment 360 milliards d’euros en contrepartie duquel, les banques s’était engagé à augmenter de 3 à 4% le volume de crédits octroyés notamment auprès des banques et des accédant à la propriété.

 

Le bilan est minable puisque, début 2010, la Banque de France reconnaissait que l’encours de crédits n’avait progressé que de 1,8%... Bien loin des promesses. Les volumes de crédits accordés aux entreprises ont chuté en 2009 de plus de 14% pour une chute de l’encours de crédit de 2,4%... Heureusement, les crédits accordés aux ménages ont progressé dans leur globalité de 4,1%. Pour le seul secteur immobilier, le volume de crédit de 4,1% en 2009.

 

Le constat est très simple. Le système bancaire ne soutient pas les entreprises et participe ainsi à la hausse du chômage et donc à la perte de pouvoir d’achat de milliers de consommateurs. La hausse des crédits accordés aux ménages n’est pas, dans ce contexte une très bonne nouvelle puisque l’augmentation de l’endettement d’une population en situation de risque de perte d’emploi revient à accélérer à moyen terme le surendettement. Le bilan 2009 est donc une simple catastrophe. Pire encore, 2010 sera du même tonneau.

Si rien ne change, l’étranglement par le système bancaire continuera

Revenons à nos moutons et à ce slogan dune « France de propriétaires ». Il n’est pas besoin de grands calculs pour comprendre qu’avec une activité économique déclinante, un sous-emploi et un taux de chômage croissant et une activité bancaire de crédit en panne, la spirale infernal de la morosité et de l’appauvrissement est lancée. Pas pour tous, bien sur ! Rappelons que les banques (sauf 2 exceptions) ont remboursé en moins d’un an le prêt de 360 milliards d’euros fait par l’état…

 

Comment dans ce contexte, même avec des taux d’intérêt bas, envisager une seconde cette « France de propriétaires ». Pourtant, il est possible d’agir dans le domaine de l’immobilier tout en nous protégeant de la prédation bancaire. « Rassurons-nous » sur ce dernier point car, si les prêts des ménages constituent une manne importante pour les banques, son assèchement ne les dérangera pas outre mesure puisque la plupart sont des banques de spéculation. Coupons donc le cordon qui nous tient à elle via le crédit immobilier et qui nous fait risquer la banqueroute collective. Les banques trouverons qu’autres ressources, à commencer par le crédit aux entreprises, autrement plus bénéfique à la société que le crédit immobilier. 

Plutôt qu’une France de propriétaire, imaginons plutôt une France de copropriétaire.

Commençons par redéfinir le mot « copropriétaire ». Actuellement, les copropriétaires sont les détenteurs d’une partie d’un bien commun dont l’entretien et l’ensemble des charges sont gérées en commun. La France compte environ 8 millions de copropriétaires qui possèdent donc un bien, subissent les affres de la législation sur la copropriété, vieillotte. Enfin, reconnaissons-le, l’écrasante majorité des copropriétaires est plutôt soucieuse de leurs propres bien que des espaces communs… Et cela peut finalement assez bien se concevoir. Quand on connait l’effort financier à faire pour acquérir un bien, comment alors escompter de la part des copropriétaires un comportement volontaristes pour des investissements collectifs ? Ces investissements sont toujours appréhender comme des coûts et sont donc rejeter.

De l’autre côté de l’échiquier de la copropriété, il y a les syndics qui jonglent sur la méconnaissance juridique généralisé des copropriétaires. Nous notons d’ailleurs que ces syndics sont en parfaite santé !

Au milieu de tout ça, il y a les associations de copropriétaires et leurs représentants qui se débattent dans un combat du pot de terre contre le pot de fer surarmé. A votre avis, qui gagne…

 

Ce système est clairement insatisfaisant puisqu’il exacerbe les comportements individualistes des copropriétaires, il réduit à la portion congrue les possibilités d’investissement en faveur de la réduction de la consommation d’énergie ou d’eau par exemple, et qu’il profite largement aux finances des syndics et ce, en parfait déséquilibre vis-à-vis de leur mission.

 

Imaginons un autre copropriétaire qui pourrait participer à l’effort collectif d’amélioration des biens et qui ne soit plus la pompe à finance des syndics. Ce copropriétaires devrait, en outre pouvoir acquérir son bien sans passer par la case crédit immobilier et ne serait donc pas, pour 15, 20 ou 25 ans, avec le couteau sous la gorge. Qui, contractant un crédit peut avoir la garanti d’une vie sans accroc et pouvant rembourser son crédit sans soucis ? Très peu de monde.

Couper credit immobilier

Soyons concret : copropriétaire sans crédit immobilier

Les 3 conditions posées amènent donc à proposer un modèle de relation au logement foncièrement nouveau. Il importe également, en s’appuyant sur une réalité sociale tangible (étudiant, travailleurs saisonniers, …) de tenir compte du fait que certain d’entre nous sont mobile par choix dans leur activité.

Pour ne plus être dépendant des banques, il suffit de ne plus avoir de crédit. Pour acheter sans crédit, si aujourd’hui il suffit d’être détenteur d’un patrimoine conséquent (ce qui n’est pas donné à tout le monde) il pourrait rendu possible d’acheter le bien en petit morceau. Un petit bout d’un bien ne coute bien moins cher qu’un bien dans son entier. Du coup, pas besoin de crédit.

 

Nous proposons donc au débat la mise en place d’un système de copropriété généralisée qui pourrait s’exposer par :

  • - chaque personne entrant en location, passé un délai (3 ans par exemple) voit son loyer représenter une contribution à l’achat du bien
  • - le loyer n’est plus versé à un propriétaire mais à un fond national qui se charge d’une part de reverser ce montant aux propriétaires et, d’autre part, de comptabiliser le degré de propriété de chacun sur le bien et d'enregistrer les événements sur le format notarial
  • - chaque logement devenant propriété de plusieurs personnes, le remboursement doit se faire au prorata du degré de propriété

Les schémas ci-dessous exposent le fonctionnement de ce système au travers de l’exemple d’un bien de 200.000€ détenu déjà par 3 propriétaires à hauteur de 60, 25 et 15% et dont le loyer mensuel est de 800€. Dans le premier cas, le locataire est dans les lieux depuis moins de 3 ans, dans le second cas, il est présent depuis 36 mois et entament donc sa 4ème année et, dans le troisième cas, le locataire attaque sa 11ème année (donc son 121ème mois).

 

DP signifie "Degré de propriété". Il est incrémenté a partir de 3 ans (par hypothèse, mais cela paut bouger) et représente le pourcentage de propriété de chacun (de 0 à 3- mois de location, le DP est de 0% pour le locataire puis, il s'incrémente, mois après mois, tout en diminiant pour le(s) propriétaire(s) au prorata de leur DP à l'entrée dans les lieu du locataire).

 

Cas1


Cas2


Cas3

 

Quelles sont les conséquences de ce système ?

  • - Les propriétaires de logement (ou de parc de logement) vont voir leur propriété leur échapper petit à petit, ce qui pourrait impliquer une baisse du prix de l’immobilier. Ce système, rendant l’investissement dans la pierre bien moins avantageux demain qu’aujourd’hui, les investisseurs doivent être invité à ré-orienter leurs investissements vers la création d’activités, l’innovation, la culture, les arts,… autant de secteur permettant de créer de l’emploi et donc de la richesse collective.
  • - D’un point de vue de la fiscalité, rien de nouveau puisque les taxes relatives à l’habitat sont payées au prorata de la surface occupée.
  • - D’un point de vue bancaire maintenant, le risque de faillite des banques et le yoyo des crédits immobiliers organiser pour appeler des fonds, n’impacte plus les consommateurs qui se libèrent de fait d’une angoisse quant à la possibilité de leur remboursement.
  • - Les banques peuvent se concentrer sur leur métier en investissant sur l’avenir (culture, art, innovation, technologie, industrie,…) en profitant d’une manne issue, non plus de la pierre (l’immobilier) mais des anciens spéculateurs sur la pierre. La société tire avantage de ce système qui évite la surchauffe du système bancaire par l’abondement de crédit douteux ou mal assurés et profite, collectivement, d’une réorientation des investissements bancaires vers l’activité économique.
  • - Du point de vue des entreprises, les banques devant se réorienter vers elle, le recours au crédit sera simplifié, ce qui leur permettra de générer d’avantages d’activité. Mieux, cette exigence de crédit aux entreprises obligera les banques à prêter et, pour assurer leurs investissements de favoriser l’encadrement et le conseil aux entreprises.
  • - Du point de vue des consommateurs. Il se libère de leur crédit ! Et ce n’est pas négligeable puisque, sur l’exemple d’un logement de 200.000€ acheter à crédit sur 20 ans avec un taux de 3,39% et une assurance au taux de 0,36%, les remboursements seront, au final de 290.075€, soit, un coût de crédit de 90.075€ (soit 4503€, pendant 20 ans, …)

Notre système propose de ne pas dépenser cet argent dans le crédit mais de l’investir personnellement. Il devient alors possible d’accéder à des biens de consommations moins énergivore, à une alimentation qualitative, de proximité, de soutenir des associations (et donc de créer de l’emploi !), d’aller voir des spectacles, de lire, de participer soi-même à des activités,…

Conclusion : le logement peut se passer des banques

Le système original que nous proposons présente d’énorme avantage pour les consommateurs qui se libère du joug bancaire et pour les entreprises qui se voient chouchoutées par obligation par les banques. Au final, les consommateurs disposent d’un surplus de pouvoir d’achat à investir dans la connaissance, l’équipement en biens vertueux et dans la création d’emplois. Les entreprises ont un accès au crédit facilité qui permet donc de générer de l’activité et donc de l’emploi, ce qui est favorable à la collectivité dans son entièreté (cotisation sociale, retraite, paiement de la dette publique,…). Les banques peuvent continuer leurs activités de soutien de l’économie.

 

Ce système est, bien évidemment une proposition que nous vous invitons à critiquer, à améliorer et à nous aider à peaufiner pour qu’il puisse venir sur la table dans la construction d’une société responsable.

 

Nous démontrons enfin, au travers de cet exemple, qu’il est possible d’inventer des systèmes nouveaux, réalistes et redonnant du pouvoir d’achat aux consommateurs, pouvoir d’achat permettant d’orienter la société vers une consommation maitrisée, responsable et génératrice d’emplois.

 

Nous vous invitons à réagir à cette proposition, à l’amender, la critiquer, la faire connaitre et à nous poser l’ensemble des questions que soulèvent chez vous cette proposition.

 

Vous pouvez aussi rejoindre notre engagement pour une société responsable, au service des citoyens et de leur satisfaction individuelle et collective.

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Published by conso-responsable - dans Crédit
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